Une journée d’excellence française : les 40 ans du Puy du Fou

Il est des jour­nées qui marquent une vie ! Sans doute en sera-t-il ain­si pour les heu­reux par­ti­ci­pants des céré­mo­nies d’anniversaire des 40 ans du Puy du Fou le ven­dre­di 16 juin der­nier.

D’abord remercier

Phi­lippe de Vil­liers avait invi­té tous ceux qui ont ren­du pos­sible l’incontestable suc­cès du Puy du Fou. D’abord les Puy­fo­lais, les pre­miers fidèles, qui ont cru dans cette aven­ture, rejoints au fil du temps par de nou­veaux amis.

LOGO_puy_du_fou-3.pngL’après midi est consa­crée à l’inauguration de nou­velles struc­tures d’accueil, l’hotel La Cita­delle, ou de nou­veaux spec­tacles, Le Grand Carillon Il se clôt par la repré­sen­ta­tion du Der­nier panache, sublime prouesse tech­nique et artis­tique met­tant en scène le che­va­lier de Cha­rette. Résonne en nous sa der­nière parole : Rien ne se perd, jamais. Jamais rien n’est per­du de nos géné­ro­si­tés, de nos enga­ge­ments au ser­vice du beau, du vrai, du bien !

Un somp­tueux buf­fet ras­semble, ensuite, les invi­tés dans la cour du châ­teau Renais­sance. Après les exploits tech­niques, la poé­sie et la gloire place à la fête fran­çaise. La qua­li­té du lieu et la beau­té du décor ne sont éga­lés que par la qua­li­té des mets ser­vis par une armée de ser­veurs aus­si ser­viables que cour­tois.

La céré­mo­nie d’anniversaire en elle-même com­mence par une pres­ta­tion à bien des égards excep­tion­nelle de la patrouille de France. Prouesses tech­niques et humaines des pilotes témoignent, sous un autre aspect, de l’excellence fran­çaise.

Les 3 800 Puy­fo­lais qui assurent les rôles de la cinés­cé­nie sont cha­leu­reu­se­ment mis à l’honneur ain­si que l’anneau de Jeanne entou­ré de sa garde d’honneur de che­va­liers médié­vaux.

Les élèves de l’école pri­maire Puy du Fou Aca­dé­mie, dans leur bel uni­forme, hissent fiè­re­ment leurs cou­leurs ornées de la devise : C’est à jamais.

Trois leçons

Phi­lippe de Vil­liers en un dis­cours très remar­qué livre à un public sub­ju­gué les trois clés qui ont fait le suc­cès, inéga­lé, du Puy du Fou.Tout d’abord la gra­tui­té dans un monde où l’argent est roi. Les Puy­fo­lais consacrent béné­vo­le­ment de nom­breuses jour­nées de leurs vacances au suc­cès de la cinés­cé­nie dont ils sont les acteurs. Une per­sonne ren­con­trée sur place m’a ain­si expli­qué qu’elle assu­rait, avec ses enfants, quinze soi­rées durant l’été aux repré­sen­ta­tions qui ont lieu durant le week-end…N’y a-t-il pas d’ailleurs une signi­fi­ca­tion plus haute dis­si­mu­lée dans l’étymologie de ce mot ? Le temps don­né est du temps consa­cré, du temps sacré.

Ensuite un pro­jet por­teur et enthou­sias­mant : per­mettre à un peuple mar­ty­ri­sé de se réap­pro­prier sa mémoire, dans la beau­té sous le signe de la gran­deur et du panache.

ballet-sapeurs_-_Puy_du_Fou.jpgEnfin un pro­jet, quel qu’il soit, a tou­jours besoin d’être incar­né dans un chef qui opère la jonc­tion entre un tem­pé­ra­ment ani­mé par de grands dési­rs et des cir­cons­tances qui lui per­mettent de déployer, au ser­vice des ses rêves, l’ensemble de ses capa­ci­tés. Il y a tou­jours beau­coup de rêves dans l’homme d’action ! N’est-ce pas Tal­ley­rand qui écri­vait : J’ai plus à craindre de cent mou­tons menés par un lion que de cent lions menés par un mou­ton ?

Notons de plus que toute tra­di­tion est d’abord une trans­mis­sion. Phi­lippe de Vil­liers a trans­mis le flam­beau à son fils Nico­las. Les enfants de Puy du Fou Aca­dé­mie assurent déjà un spec­tacle à part entière au bourg 1900 : Le Bal­let des sapeurs. Un petit bon­homme de 7/​8 ans s’adresse, sans trac appa­rent, à la foule des 15 000 spec­ta­teurs… Ces enfants sont l’avenir de cette ins­ti­tu­tion qui comme le rap­pe­lait son fon­da­teur a tou­jours pré­fé­ré comp­ter sur elle-même, ses res­sources et ses éner­gies propres, que sur les autres. Ne pas subir !

Une repré­sen­ta­tion excep­tion­nelle de la cinés­cé­nie clôt la jour­née avant un superbe feu d’artifice.

Ils attendent, ces nouveaux barbares, la vérité qui les délivrera

L’aventure du Puy du Fou et son suc­cès nous rap­pellent, s’il en était besoin, qu’il n’existe pas de sens de l’histoire. L’histoire est faite par les hommes de talent qui lui impriment leur marque. C’est, au cœur de la Ven­dée mar­ty­ri­sée, tout un peuple, au rythme de plus de deux mil­lions de visi­teurs par an qui se réap­pro­prie ses racines.

Phi­lippe de Vil­liers sera pré­sent à la XXVIe Uni­ver­si­té d’été de Renais­sance Catho­lique du 13 au 16 juillet au domaine de Baron­ville, à proxi­mi­té de Chartres. Sous le titre géné­ral : À quoi sert la poli­tique ? Il inter­vien­dra sur Poli­tique et culture. Ce sera l’occasion de lui mani­fes­ter notre recon­nais­sance et de tirer les ensei­gne­ments de son action.

Mer­ci à Phi­lippe de Vil­liers pour cette belle jour­née dans l’amitié fran­çaise et l’espérance chré­tienne au ser­vice de la France éter­nelle


[Tract d’informations et d’inscription à l’université d’été de Renais­sance Catho­lique :

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