Une France fière de son héritage

Jean Sévil­lia sera pré­sent à  la Fête du Livre de Renais­sance Catho­lique, le 8 décembre pro­chain à  Grand’Maisons (78450, Vil­le­preux) et pren­dra la parole pour pré­sen­ter son der­nier ouvrage qui est déjà  un très grand suc­cès de librai­rie.

En pré­pa­ra­tion à  cette dédi­cace, nous l’avons inter­ro­gé sur son His­toire pas­sion­née de la France et lui avons deman­dé d’inviter à  sa manière un large public à  venir le ren­con­trer et pour­suivre cet entre­tien lors de cette 22ème Fête du Livre.

Nous remer­cions l’écrivain, confé­ren­cier, jour­na­liste et rédac­teur en chef adjoint au Figa­ro Maga­zine, pour cette marque d’amitié.


Renais­sance Catho­lique : Pour­quoi avoir écrit cette His­toire pas­sion­née de la France ? (1)

Jean Sévil­lia : Cela fait main­te­nant trente à qua­rante ans que l’enseignement de l’histoire est sinis­tré. C’est-à-dire que nous en sommes au moins à la deuxième géné­ra­tion de Fran­çais qui, au cours de leur sco­la­ri­té, n’ont pas appris de manière conve­nable le pas­sé de leur pays. Les mêmes subissent par ailleurs le har­cè­le­ment, par voie média­tique, de tous les cli­chés à la mode concer­nant notre his­toire. Or les Fran­çais sont nom­breux à com­prendre, fût-ce de façon intui­tive, qu’on leur fait ava­ler des men­songes.

C’est à tous ces gens-là que s’adresse mon livre. À ceux qui ont mal appris l’histoire de France et qui veulent la réap­prendre, comme à ceux qui ne l’ont jamais apprise et veulent s’y ini­tier. L’ouvrage est des­ti­né aux adultes, pour eux-mêmes ou pour les aider à répondre aux ques­tions de leurs enfants, mais il peut être lu à par­tir de l’adolescence. Il peut par ailleurs être lu en conti­nu, du début à la fin, mais il peut aus­si être consul­té par cha­pitre ou par sous-cha­pitre (il existe une table des matières détaillée), dans le but de rafraî­chir ses connais­sances sur telle période ou tel per­son­nage.

Les 320 illus­tra­tions en cou­leur pour­suivent éga­le­ment un but péda­go­gique, à la mesure d’une époque où l’image compte énor­mé­ment.

R.C. : Quel a été l’accueil de ses pre­miers lec­teurs et com­men­ta­teurs ?

J. S. : Vous vou­lez me for­cer à être immo­deste… Mes pre­miers lec­teurs m’ont adres­sé des com­pli­ments que j’ai trou­vés par­fois exces­sifs dans la louange, mais qui m’ont tou­ché. Exemple, cet extrait d’un cour­riel reçu d’un lec­teur de Nîmes : « Mer­ci est bien le pre­mier mot qui me vient en lisant votre His­toire pas­sion­née de la France, et le second est enfin ! Depuis Jacques Bain­ville plus per­sonne n’avait osé écrire comme vous, et comme lui, une His­toire de France capable de démas­quer les intoxi­ca­tions qui ter­ro­risent tout esprit libre et patriote. Des essais, ici ou là, mais jamais un livre comme le vôtre, acces­sible au plus grand nombre sans jamais de com­plai­sance déma­go­gique, avec une rigueur et per­ti­nence nées d’une très grande exi­gence devant les faits, dignes des plus savantes recherches qu’on devine avoir été faites, tou­jours sous-jacentes… Haute et har­mo­nieuse syn­thèse, du savoir éru­dit mis, hum­ble­ment et avec le plus grand bon­heur, à la por­tée de tous, et capable d’éclairer, de ravi­ver le vrai sen­ti­ment patrio­tique, tel­le­ment mal­me­né depuis un siècle. Il est pro­bable que les Dia­foi­rus uni­ver­si­taires ne vous épar­gne­ront pas.… Mais leur bile et leur venin ont per­du de leur viru­lence, leurs injonc­tions déclenchent main­te­nant de solides aller­gies, et les anti­vi­rus sont effi­caces. Mer­ci encore de grand cœur. »

Dans un numé­ro du Point dont un titre de cou­ver­ture était « La polé­mique Sévil­lia », un uni­ver­si­taire m’accusait de faire de la « contre­bande ». Après un mes­sage comme celui de ce lec­teur, ce genre d’attaque me laisse serein.

R.C. : Quelles leçons les par­ti­ci­pants de notre Fête du Livre qui vien­dront vous écou­ter le 8 décembre peuvent déjà tirer de ce livre ?

J. S. : Parue il y a deux mois, mon His­toire pas­sion­née de la France figure par­mi les meilleures ventes de livres dans les caté­go­ries His­toire, Essais et Beaux-livres. Le phé­no­mène est à ana­ly­ser dans un sens plus large, car il dépasse ma per­sonne et mon ouvrage. Depuis la ren­trée, des pas­seurs d’histoire comme l’acteur Lorànt Deutsch, les ani­ma­teurs de radio et de télé­vi­sion Franck Fer­rand et Sté­phane Bern, ou un homme poli­tique comme Phi­lippe de Vil­liers ont publié des livres qui sont aus­si des suc­cès de librai­rie. Or ces noms très divers ont en com­mun de défendre une vision de l’histoire qui intègre la tota­li­té de notre pas­sé, et qui n’incite pas la France à se mépri­ser, mais au contraire à être fière de son héri­tage. Cela signi­fie qu’il existe dans le plus large public, comme je l’avais véri­fié avec mes pré­cé­dents livres, une attente pour des ouvrages qui ne se sou­mettent pas à l’historiquement cor­rect. C’est en soi un signe d’espoir.

(1) His­toire pas­sion­née de la France, Jean Sévil­lia, Per­rin, 560 pages, 25 €


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