Une civilisation aux pieds du Sacré-Cœur

Tel est le titre de l’article d’Olivier Figue­ras, publié dans Pré­sent (1) du 22 octobre et rela­tant la soi­rée des Veilleurs à genoux à Mont­martre, ce 19 octobre. Nous le remer­cions de ce compte-ren­du ain­si que de la per­mis­sion qu’il nous accor­dée de le dif­fu­ser ci-des­sous dans cette lettre d’information.Retrou­vez l’intégralité de la com­mu­ni­ca­tion de Jean-Pierre Mau­gendre évo­quée dans cet article, sur notre site : https://www.renaissancecatholique.org/Qu-est-ce-qu-une-civilisation.html

Nous étions quelque 400, same­di soir, à nous retrou­ver, à l’appel de Renais­sance catho­lique, au Sacré-Cœur, pour une soi­rée de réflexion et de prière, ver­sion 2013 de ce qui était aupa­ra­vant une marche aux flam­beaux, mais qui est tou­jours un acte réflé­chi et humble sur ce choc des civi­li­sa­tions auquel, en pré­ten­dant déna­tu­rer le mariage, Chris­tiane Tau­bi­ra nous a, mal­gré elle, invi­tés.

Avant de nous retrou­ver, à l’intérieur du sanc­tuaire, pour la médi­ta­tion du cha­pe­let (com­men­cée sur le par­vis) et un salut du Saint-Sacre­ment, Jean-Pierre Mau­gendre, pré­sident de Renais­sance catho­lique, et l’abbé de Tanoüarn, évo­quant cet empri­son­ne­ment de la conscience auquel vient de nous condam­ner le Conseil consti­tu­tion­nel, nous invi­tèrent à réflé­chir sur cette ques­tion de civi­li­sa­tion, qui dépasse de très loin la simple orga­ni­sa­tion sociale pour atteindre à l’intime de l’âme.

Répon­dant ain­si au légis­la­teur, Jean-Pierre Mau­gendre notait : « Plus ou moins consciem­ment, ce qui dis­tingue une civi­li­sa­tion d’une bar­ba­rie orga­ni­sée, c’est la prise en compte de la nature réelle de l’homme et d’une cer­taine forme de digni­té. Toute orga­ni­sa­tion sociale repose en effet sur l’idée qu’elle se fait de l’homme, de sa voca­tion et de sa des­ti­née. (…) Tout cela revient à dire que la civi­li­sa­tion se défi­nit par sa rela­tion à la loi natu­relle. »

Nous ne sommes pas loin, et l’orateur ne pou­vait oublier de s’y réfé­rer, d’une pen­sée chère à Jean Madi­ran… D’une pen­sée qui, depuis la nuit des temps, et tout spé­cia­le­ment depuis la Révé­la­tion, se réfère à Dieu, qui nous demande de Lui rendre, comme à César, ce qui est sien.

Et c’est ain­si que le chré­tien pénètre au mieux l’intelligence de l’univers dans lequel il a été créé. Car, pour­suit Jean-Pierre Mau­gendre, « le carac­tère propre du chris­tia­nisme et de la civi­li­sa­tion qu’il informe, est de croire à un Dieu créa­teur qui invite l’homme à déchif­frer le monde qu’il a créé ». Quand l’homme s’en détourne, pour ce que Jean-Paul II nom­mait la « culture de mort », la socié­té, se détour­nant de ce qui la fonde, de ce qu’elle est, ne mérite plus le nom de « civi­li­sa­tion ».

Dès lors, observe notre ora­teur, « la loi déna­tu­rant le mariage n’a pas opé­ré une “réforme de civi­li­sa­tion”, elle a sim­ple­ment mar­qué une nou­velle étape d’un pro­ces­sus déjà ancien de retour à la bar­ba­rie ». Dans cette adver­si­té qui le sub­merge, le pécheur, le chré­tien n’a, comme pre­mier recours, que de se mettre à genoux. Et, en l’occurrence, d’entrer au Sacré-Cœur… Ave Maria…

OLIVIER FIGUERAS

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