Tous à Paris le 25 janvier pour défendre la vie !

À l’occasion du vote de la loi déna­tu­rant le mariage, Chris­tiane Tau­bi­ra avait tout à fait oppor­tu­né­ment rap­pe­lé que la mesure pro­po­sée n’était pas anec­do­tique mais consti­tuait « une réforme de socié­té et on peut même dire une réforme de civi­li­sa­tion ».

À l’origine de toutes les réformes socié­tales en cours se trouve le nou­veau regard qu’une socié­té sécu­la­ri­sée et maté­ria­liste pose sur les plus faibles de ses membres : enfants à naître ou encore dépen­dants de leurs parents, malades incu­rables, vieillards en fin de vie, etc.

L’avortement est, léga­le­ment, deve­nu un droit de la femme rédui­sant à néant le droit à la vie de l’enfant conçu et celui du père à voir vivre son enfant ; le mariage, dit pour tous, pri­vant chaque enfant du droit d’avoir un père et une mère, a de plus ouvert la porte à la PMA et à la GPA, les débats en cours à l’Assemblée natio­nale sur l’euthanasie visent à faci­li­ter l’élimination phy­sique des malades en fin de vie car, au-delà des envo­lées lyriques sur « mou­rir dans la digni­té », ce que cha­cun a bien en tête c’est que ce sont les six der­niers mois de la vie qui sont les plus oné­reux. Plus d’euthanasies c’est aus­si, et sur­tout pour beau­coup, moins de défi­cit de la Sécu­ri­té Sociale.Alors que les puis­sants du jour s’avèrent inca­pables de défi­nir ce que serait une vie digne d’être vécue ou indigne d’être pro­lon­gée, notre foi nous donne une réponse à la fois simple et lumi­neuse. La digni­té de la per­sonne humaine s’enracine dans sa créa­tion à l’image et à la res­sem­blance de Dieu. Dotée d’une âme spi­ri­tuelle et immor­telle, d’intelligence et de volon­té libre, la per­sonne humaine est ordon­née à Dieu et appe­lée, en son âme et en son corps, à la béa­ti­tude éter­nelle. Même les corps les plus meur­tris res­tent les récep­tacles maté­riels de cette digni­té et ont droit à toute l’attention et aux soins qu’exigent des temples du Saint-Esprit. Que notre socié­té laï­ci­sée soit deve­nue inca­pable de com­prendre un tel lan­gage est sans doute un cruel, mais réa­liste, constat. Il n’est cepen­dant pas inter­dit de pen­ser que notre civi­li­sa­tion a trop été mar­quée par le chris­tia­nisme pour ne pas accep­ter de s’interroger sur le fait que la valeur d’une socié­té se mesure sans doute, en défi­ni­tive, à la place qu’elle accorde aux plus faibles de ses membres.

Veillee_de_prieres_pour_la_vie.jpgC’est à un enjeu de civi­li­sa­tion que nous sommes conviés par le col­lec­tif « En marche pour la vie », le dimanche 25 jan­vier à 13h30 place Den­fert-Roche­reau jusqu’à la Place Vau­ban (lieu chan­gé ce soir pour rai­sons de sécu­ri­té). Dans ce com­bat escha­to­lo­gique pour la défense de la vie humaine inno­cente de la concep­tion à la mort natu­relle la pro­tes­ta­tion grave voire meur­trie ain­si que la prière de répa­ra­tion et de demande ont toute leur place.

Cette démarche se concré­ti­se­ra dans la veillée de prières pour la défense de la vie le same­di 24 jan­vier en l’église Saint-Fran­çois-Xavier (place du Pré­sident-Mithouard Paris 7, M° Saint-Fran­çois-Xavier) de 20 h 30 à 21 h 45 et le cha­pe­let médi­té en fin de cor­tège avec SOS Tout-Petits le 25 jan­vier.

Nous y serons !

22 jan­vier 2015

Renais­sance Catho­lique 13 ave­nue de la paix 92130 Issy-les-Mou­li­neaux