Qu’est-ce qu’une civilisation ?

Réflexion livrée aux Veilleurs à genoux, le 19 octobre 2013 à Mont­martre, par Jean-Pierre Mau­gendre, Pré­sident de Renais­sance Catho­lique.En employant le terme de « réforme de civi­li­sa­tion » à l’occasion du vote de la loi déna­tu­rant le mariage, Chris­tiane Tau­bi­ra nous a inci­té par le fait même – tant il est vrai que le diable porte pierre – à réflé­chir sur ce qu’est une civi­li­sa­tion.

Civi­li­sa­tion et orga­ni­sa­tion sociale

Le mot de civi­li­sa­tion est un mot récent : il n’est dans le dic­tion­naire de l’Académie fran­çaise que depuis 1835. Mais si le mot est récent, en revanche l’idée est ancienne car l’ennemi de la civi­li­sa­tion porte un nom très ancien : les bar­bares. Les Grecs dési­gnaient ain­si tous ceux qui leur étaient étran­gers. Plus près de nous, le célèbre livre de Samuel Hun­ting­ton, Le Choc des civi­li­sa­tions, a per­mis au grand public de fré­mir par anti­ci­pa­tion aux iné­luc­tables conflits que sem­blait annon­cer non pas La fin de l’histoire, un peu pré­ma­tu­ré­ment annon­cée par Fran­cis Fukuya­ma, mais la remise en cause de l’hégémonie occi­den­tale sur la pla­nète. Les civi­li­sa­tions mil­lé­naires de la Chine, même mâti­née de com­mu­nisme occi­den­tal, de l’Islam renais­sant, de l’Inde endor­mie ou du monde ortho­doxe libé­ré du maté­ria­lisme athée, un temps sub­ju­guées par la pré­po­tence occi­den­tale puis l’hyperpuissance amé­ri­caine, rele­vaient la tête et aspi­raient à un monde mul­ti­po­laire.choc_hunttington.jpg

Écar­tons tout d’abord de nos esprits l’idée selon laquelle une civi­li­sa­tion pour­rait se réduire à une simple forme par­ti­cu­lière d’organisation sociale. Une tri­bu peut être com­po­sée d’hommes par­fai­te­ment obéis­sants à un chef leur impo­sant une dis­ci­pline de fer. Si cette dis­ci­pline com­prend, entre autres pra­tiques, l’esclavage de la femme, l’anthropophagie, la des­truc­tion des vieillards deve­nus inca­pables de tra­vailler, la tor­ture des enne­mis cap­tu­rés ou autres cou­tumes sem­blables, cette socié­té ne sera pas dite civi­li­sée mais sau­vage. Les civi­li­sa­tions pré­co­lom­biennes aux­quelles se heur­tèrent les conquis­ta­dors espa­gnols, non­obs­tant leurs réa­li­sa­tions archi­tec­tu­rales ou pic­tu­rales, leurs décou­vertes astro­no­miques ou mathé­ma­tiques, la sophis­ti­ca­tion de leurs orga­ni­sa­tions sociales, furent per­çues comme des socié­tés de bar­bares par les Espa­gnols, car l’esclavage y était mon­naie cou­rante, les sacri­fices humains nom­breux et spec­ta­cu­laires, les guerres endé­miques et sys­té­ma­tiques.
Plus près de nous, Jules Fer­ry n’hésitait pas à décla­rer à l’Assemblée natio­nale, le 28 juillet 1895, à pro­pos de la colo­ni­sa­tion fran­çaise en Afrique et en Indo­chine : « Il y a pour les races supé­rieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civi­li­ser les races infé­rieures. »

Civi­li­sa­tion et loi natu­relle

Plus ou moins expres­sé­ment, ce qui dis­tingue une civi­li­sa­tion d’une bar­ba­rie orga­ni­sée c’est la prise en compte de la nature réelle de l’homme et d’une cer­taine forme de digni­té. Toute orga­ni­sa­tion sociale repose en effet sur l’idée que ses pro­mo­teurs se font de l’homme, de sa voca­tion et de sa des­ti­née. Il n’est pas étran­ger à notre pro­pos de noter que « civi­li­ser », d’après le Lit­tré, c’est aus­si « rendre civil, cour­tois, deve­nir poli ». Il y a dans la notion de civi­li­sa­tion l’aspiration à déve­lop­per tout l’homme en tous les hommes. L’essence de la civi­li­sa­tion est de rendre l’humanité « meilleure et plus heu­reuse ». Elle est un fait social consti­tué par l’ensemble dyna­mique des com­por­te­ments qui res­pectent la digni­té de l’homme, autre­ment dit le droit pour chaque per­sonne d’être la cause res­pon­sable de ses actes. Tout cela revient à dire que la civi­li­sa­tion se défi­nit par sa rela­tion à la loi natu­relle.actes_choc_des_civilisations.jpg

Les civi­li­sa­tions déclinent ou dis­pa­raissent sous le poids de la bar­ba­rie inté­rieure ou exté­rieure. Ou bien elles s’écroulent par suite d’événements appa­rem­ment for­tuits, sans rap­port avec le bien et le mal, avec l’opposition du civi­li­sé et du bar­bare. Le mur de Ber­lin s’est effon­dré de manière tota­le­ment inat­ten­due en 1989. De même, les empires aztèques ou incas, confron­tés à quelques cen­taines d’aventuriers auda­cieux, s’effondrèrent comme des châ­teaux de cartes car ils étaient minés en pro­fon­deur par l’absence d’une ver­tu qui est le ciment des socié­tés : la jus­tice. Cette ver­tu, dite car­di­nale, n’est ni l’égalité ni l’uniformité mais sim­ple­ment le fait de rendre à cha­cun ce qui lui est dû. Les flux et reflux de la civi­li­sa­tion et de la bar­ba­rie ne sont en fait que l’histoire du res­pect, de l’amoindrissement ou de la néga­tion de la loi natu­relle dans les socié­tés humaines.

La civi­li­sa­tion, iné­luc­ta­ble­ment et par défi­ni­tion, crée des débi­teurs. Dans un article de La Gazette de France du 9 sep­tembre 1901, inti­tu­lé « Qu’est-ce que la civi­li­sa­tion ? », Charles Maur­ras nous livre de pré­cieuses réflexions : « Ne vous semble-t-il pas que le vrai carac­tère com­mun de toute civi­li­sa­tion consiste dans un fait et dans un seul fait, très frap­pant et très géné­ral ? L’individu qui vient au monde dans une « civi­li­sa­tion » trouve incom­pa­ra­ble­ment plus qu’il n’apporte. Une dis­pro­por­tion qu’il faut appe­ler infi­nie s’est éta­blie entre la propre valeur de chaque indi­vi­du et l’accumulation des valeurs au milieu des­quelles il sur­git. Plus une civi­li­sa­tion pros­père et se com­plique, plus ces der­nières valeurs s’accroissent (…) Il suit de là qu’une civi­li­sa­tion a deux sup­ports. Elle est d’abord un capi­tal, elle est ensuite un capi­tal trans­mis. Capi­ta­li­sa­tion et tra­di­tion, voi­là deux termes insé­pa­rables de l’idée de civi­li­sa­tion. Un capi­tal… Mais il va sans dire que nous ne par­lons pas de finances pures. Ce qui com­pose ce capi­tal peut être maté­riel, mais peut être aus­si moral. »

Mal­gré cela, durant tout le XIXe siècle, la civi­li­sa­tion a eu ten­dance à se confondre avec le pro­grès éco­no­mique et tech­nique. Étrange concep­tion qui condui­sait la Grande-Bre­tagne à impo­ser à la Chine, au nom du libre-échange déjà, la libre com­mer­cia­li­sa­tion de l’opium dans l’Empire du Milieu à la suite de vingt années de guerre de 1839 à 1860. Si une civi­li­sa­tion n’était qu’une accu­mu­la­tion de biens maté­riels alors l’ame­ri­can way of life serait l’horizon indé­pas­sable de la civi­li­sa­tion. La simple for­mu­la­tion de cette affir­ma­tion fait évi­dem­ment sou­rire. MaurrasMesIdeesPolitiques.jpgRemet­tons-nous à ce pro­pos à l’écoute du maître de Mar­tigues : « Lorsqu’ils ont sen­ti cette vani­té des recherches, les Grecs n’ont pas vou­lu admettre qu’elle fût infi­nie. Ils ont cher­ché un terme à la course per­pé­tuelle. Un ins­tinct mer­veilleux, beau­coup plus que la réflexion, ou plu­tôt si l’on veut, un éclair de divine rai­son leur a fait sen­tir que le bien n’était pas dans les choses, mais dans l’ordre des choses, n’était pas dans le nombre, mais dans la com­po­si­tion, et ne tenait nul­le­ment à la quan­ti­té, mais à la qua­li­té. Ils intro­dui­sirent la sainte notion des limites, non seule­ment dans l’art, mais dans la pen­sée, dans la science des mœurs. En morale, en science, en art, ils sen­tirent que l’essentiel ne tenait point aux maté­riaux, et, tout en employant les matières les plus pré­cieuses, ils y appli­quaient leur mesure. L’idée du point de per­fec­tion et de matu­ri­té domi­na ce grand peuple aus­si long­temps qu’il res­ta fidèle à lui-même. »

La civi­li­sa­tion n’est donc pas qu’une somme de tech­niques et de biens maté­riels. Des valeurs imma­té­rielles et spi­ri­tuelles informent une civi­li­sa­tion. C’est de ce mariage de valeurs spi­ri­tuelles avec un appa­reil tech­nique que naît une civi­li­sa­tion carac­té­ri­sée par l’habillement, la nour­ri­ture, la langue, les rites sociaux… et assu­rant, ou non, la pros­pé­ri­té du plus grand nombre ain­si que l’épanouissement, ou non, des œuvres de l’esprit : lit­té­ra­ture, pein­ture, musique, archi­tec­ture… Sous cet aspect, les apports res­pec­tifs de Sparte et d’Athènes, par exemple, à la vie intel­lec­tuelle et aux arts sont sans com­mune mesure. Sparte nous a légué une consti­tu­tion et un légis­la­teur, Lycurgue, ain­si que des sol­dats dont le plus célèbre fut Léo­ni­das, roi de Sparte et glo­rieux vain­cu des Ther­mo­pyles. À Athènes et au siècle de Péri­clès, nous devons l’Acropole, les odes de Pin­dare, les comé­dies d’Aristophane, les dia­logues de Pla­ton et ceux de Socrate, les tra­vaux his­to­riques de Thu­cy­dide, etc.

La sagesse grecque confor­tée par l’Évangile – « Ren­dez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » – ouvre la voie à l’exercice libre de la rai­son, condi­tion néces­saire à la prise en compte de la réa­li­té de la per­sonne humaine. La rai­son, puis l’ordre social qui en est issu, per­mettent à l’homme de ne pas être sub­mer­gé par ses ins­tincts.

La civi­li­sa­tion chré­tienne

C’est donc à bon droit que saint Pie X pou­vait écrire dans l’encyclique Il fer­mo pro­po­si­to du 11 juin 1905 : « La civi­li­sa­tion de l’humanité est une civi­li­sa­tion chré­tienne. Elle est d’autant plus vraie, plus durable, plus féconde en fruits pré­cieux qu’elle est plus net­te­ment chré­tienne ; d’autant plus déca­dente pour le plus grand mal­heur de la socié­té, qu’elle se sous­trait davan­tage à l’idée chré­tienne. » Puis, dans la célèbre lettre dite « sur le Sillon », du 25 août 1910 : « Non, la civi­li­sa­tion n’est plus à inven­ter, ni la cité nou­velle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est : c’est la civi­li­sa­tion chré­tienne, c’est la cité catho­lique. Il ne s’agit que de l’instaurer et de la res­tau­rer sans cesse sur ses fon­de­ments natu­rels et divins contre les attaques tou­jours renais­santes de l’utopie mal­saine, de la révolte et de l’impiété : Omnia ins­tau­rare in Chris­to. »

En effet, seul le chris­tia­nisme prend en compte la nature réelle de l’homme dans toutes ses dimen­sions et aspi­ra­tions. Cet homme créé à la res­sem­blance et à l’image de Dieu, fils déchu qui se sou­vient des cieux, mais bles­sé par la faute ori­gi­nelle dont il por­te­ra les stig­mates jusqu’à la fin des temps. La véri­té sur l’homme que connaît l’Église c’est que sa digni­té repose sur sa filia­tion divine. Il n’est pas le fruit impré­vu de la néces­si­té ni du hasard, simple ava­tar d’une évo­lu­tion per­ma­nente, ni un bon sau­vage au cœur pur et lim­pide dont tous les déboires seraient la consé­quence d’une mau­vaise socia­li­sa­tion.

S’il a incon­tes­ta­ble­ment exis­té des civi­li­sa­tions artis­ti­que­ment et intel­lec­tuel­le­ment brillantes, aucune, hor­mis le chris­tia­nisme, ne s’est pen­chée sur le sort des petits, des pauvres, des faibles, des déshé­ri­tés. L’esclavage est la plaie du monde antique et une cou­tume usuelle en terre d’Islam ; le sys­tème des castes, en Inde, est la néga­tion d’une com­mune nature humaine par­ta­gée par tous ; l’Empire du Milieu est aux mains de let­trés qui n’ont que mépris pour le petit peuple… Seul le chris­tia­nisme a sus­ci­té ces élans de géné­ro­si­té et de com­pas­sion pour les « bles­sés de la vie », mul­ti­pliant hos­pices et hôpi­taux, s’attachant à l’instruction des pauvres dans les villes et les cam­pagnes mais créant aus­si les pre­mières uni­ver­si­tés. Mon­sieur Peillon l’a sans doute oublié mais l’Université est fille de l’Église !

Le carac­tère propre du chris­tia­nisme, et de la civi­li­sa­tion qu’il informe, est de croire à un Dieu créa­teur qui invite l’homme à déchif­frer le monde qu’Il a créé. Le chré­tien est invi­té à péné­trer l’intelligence du monde mieux encore que ne le fai­saient les Grecs. Ce n’est pas un hasard si la civi­li­sa­tion occi­den­tale a été la matrice et le vec­teur des pro­grès scien­ti­fiques et tech­niques des quatre der­niers siècles. L’Islam est sou­mis­sion, il est obéis­sance à un cer­tain nombre de pré­ceptes qui per­mettent d’accéder à un para­dis d’ailleurs uni­que­ment char­nel. La seule chose qui mérite d’être étu­diée c’est le Coran, parole incréée de Dieu. Ce n’est pas un hasard s’il existe des pays musul­mans riches, géné­ra­le­ment grâce à la manne pétro­lière, mais aucun pays musul­man déve­lop­pé au sens de pays maté­riel­le­ment doté d’activités agri­coles, indus­trielles, com­mer­ciales ou de ser­vices consis­tantes per­met­tant l’éclosion d’une sereine pros­pé­ri­té par­ta­gée par tous et d’une vie intel­lec­tuelle riche en œuvres d’art notables. Les récentes recherches démontrent d’ailleurs sans ambi­guï­té que les prin­ci­pales pro­duc­tions artis­tiques du monde dit ara­bo-musul­man sont l’œuvre ou bien de let­trés perses comme les fameux Contes des mille et une nuits, ou bien de chré­tiens d’Orient.

Ce Dieu créa­teur est aus­si un père com­mun. Il crée par en haut, dans une com­mune pater­ni­té divine et per­son­nelle, ce fameux lien social après lequel sou­pirent tous les obser­va­teurs des socié­tés modernes effa­rés par les ravages de l’individualisme hédo­niste et du com­mu­nau­ta­risme mili­tant. Le contrat social rous­seauiste atteint ses limites quand des com­mu­nau­tés, géné­ra­le­ment eth­niques et reli­gieuses, ne font que se jux­ta­po­ser sur des espaces ter­ri­to­riaux proches déli­mi­tés à la kalach­ni­kov ou au M16. Les clans tri­baux, les chef­fe­ries tri­bales ou les mafias finan­cières prennent le pas, à leur béné­fice exclu­sif, sur l’État dédié, lui, au ser­vice du bien com­mun.

Civi­li­sa­tion et culture

Tout cela est si vrai que le pape Jean-Paul II, tout au long de son pon­ti­fi­cat, a oppo­sé la civi­li­sa­tion de l’amour à la culture de mort, mani­fes­tant ain­si clai­re­ment que la socié­té moderne ne méri­tait pas le nom de civi­li­sa­tion.

Elle se carac­té­rise en effet par un maté­ria­lisme indi­vi­dua­liste qui mutile l’homme, et par un mépris des plus faibles qui se mani­feste dans la mar­chan­di­sa­tion des enfants et des fœtus comme dans l’euthanasie des malades et des vieillards en fin de vie. Le monde moderne refuse à la fois la trans­mis­sion de tout héri­tage – « du pas­sé fai­sons table rase », selon la célèbre for­mule de L’Internationale – et la loi natu­relle. La recherche anxieuse du vrai, du beau et du bien a fait place à la satis­fac­tion immé­diate des dési­rs égoïstes les plus troubles. Le monde dit moderne est ain­si sans doute la construc­tion sociale humaine la plus mons­trueuse que le monde ait jamais sup­por­tée.civilisation-blessee.jpg Il ne s’agit pas d’une civi­li­sa­tion mais d’une bar­ba­rie dont les consé­quences délé­tères des prin­cipes phi­lo­so­phiques qui la sous-tendent sont démul­ti­pliées par l’effet des moyens modernes de com­mu­ni­ca­tion de masse et la mon­dia­li­sa­tion des échanges. La loi déna­tu­rant le mariage n’a pas opé­ré une « réforme de civi­li­sa­tion », elle a sim­ple­ment mar­qué une nou­velle étape d’un pro­ces­sus déjà ancien de retour à la bar­ba­rie.
Cepen­dant, quoiqu’il en soit du règne des idoles modernes sur l’humanité souf­frante, et qui ne ces­se­ra jamais de l’être, la plainte des cap­tifs du péché et de la mort s’élève vers le Ciel, cri des nou­veaux bar­bares qui appellent de leurs vœux, même incons­ciem­ment la véri­té qui les déli­vre­ra. Sur les ruines encore fumantes de la socié­té rava­gée de fond en comble par la pré­ten­tion de l’homme à se faire Dieu et maître à la fois, se dres­se­ra la figure tuté­laire de la Vierge-Mère, com­mune à tant de tra­di­tions, ves­tige de la Tra­di­tion pri­mi­tive, dont le Saint-Père réac­tua­li­sait il y a une semaine la pro­phé­tie : « À la fin, mon Cœur imma­cu­lé triom­phe­ra. »

Biblio­gra­phie

Iti­né­raires numé­ro 67, novembre 1962, « La civi­li­sa­tion chré­tienne. »

Une civi­li­sa­tion bles­sée au cœur, Jean Madi­ran, Édi­tions Sainte-Made­leine.

Le choc des civi­li­sa­tions. Mythe et réa­li­tés. Actes de la XIIe uni­ver­si­té d’été de Renais­sance Catho­lique. Édi­tions Contre­temps.