Pour le lancement de la Marche de prière pour la Vie

Mer­ci, Chers Amis, de nous avoir rejoints pour cette 20e Marche de prière, à  qui nous avons enfin don­né le nom qui cor­res­pon­dait à  sa réa­li­té ori­gi­nelle, celle d’une démarche de répa­ra­tion, d’expiation et d’intercession pour toutes les atteintes à  la vie humaine inno­cente qui est tou­jours un don de Dieu : Donum Vità¦, le don de la Vie.


Alors que les mani­fes­ta­tions de rue se mul­ti­plient pour sau­ver le sys­tème fran­çais, mori­bond, de retraite par répar­ti­tion, vous avez fait le choix d’être par­mi nous ce soir. La réa­li­té, occul­tée par l’Établissement poli­ti­co-média­tique, est que ce sont les enfants d’aujourd’hui qui paie­ront les retraites de demain. Face à ce fait, arpen­ter le pavé pari­sien pour pro­tes­ter contre le report, sélec­tif, de l’âge légal de départ à la retraite est aus­si utile qu’un cata­plasme sur une jambe de bois.

En revanche, deman­der au Ciel que cesse l’assassinat des enfants à naître est d’une urgente actua­li­té spi­ri­tuelle, poli­tique et sociale. L’avortement est d’abord un crime contre Dieu –Créa­teur de toute chose–, il est ensuite, de manière évi­dente, un crime contre l’enfant conçu il appa­raît enfin, de plus en plus, comme un crime contre l’avenir de la nation.

Dans ce com­bat, à l’incontestable dimen­sion escha­to­lo­gique, qui est celui du Prince des Ténèbres contre Dieu lui-même, vic­toires et revers se suc­cèdent. L’attribution du Prix Nobel de méde­cine au pro­fes­seur Robert Edwards, inven­teur de la fécon­da­tion in vitro, à qui nous devons l’existence de mil­lions d’embryons conge­lés dans l’azote liquide est une défaite de la culture de vie. En revanche, le refus par l’Assemblée par­le­men­taire du conseil de l’Europe de sup­pri­mer la clause de conscience pour le per­son­nel soi­gnant confron­té à l’avortement est une bonne nou­velle.

Notons éga­le­ment l’opération de charme que vient de mener Nico­las Sar­ko­zy en direc­tion des catho­liques qui, lui ont oppor­tu­né­ment fait savoir ses conseillers, tiennent en leurs mains les clés de sa réélec­tion. Les belles paroles suf­fi­ront-elles ? Il fau­drait qu’elles, s’incarnent dans des actes pour gagner en cré­di­bi­li­té. Ce qui est cer­tain c’est que notre foi et nos croyances sont ain­si remis non pas au centre déri­soire de l’hémicycle par­le­men­taire mais au cœur du des­tin de notre pays.

Dans un autre ordre, nous nous sommes réjouis d’être confor­tés dans notre démarche par la décla­ra­tion du car­di­nal Ricard, arche­vêque de Bor­deaux, le 19 février 2010 : « Il faut don­ner leur juste place à ces marches pour la Vie. (…) Nos consciences ont besoin d’être réveillées. Je pense que les dif­fé­rentes marches pour la vie ont cette fonc­tion.»

De même notre Marche de prière publique et de répa­ra­tion consti­tue­ra une excel­lente pré­pa­ra­tion aux prières pour la Vie deman­dées par le pape Benoît XVI à tous les évêques du monde entier, à l’occasion de l’ouverture de la nou­velle année litur­gique, le 27 novembre pro­chain. Mgr Burke, pré­fet du Tri­bu­nal suprême pour la Signa­ture apos­to­lique, décla­rait ain­si il y a tout juste une semaine à l’occasion du 5e Congrès mon­dial de prière pour la vie orga­ni­sé par l’association Human Life Inter­na­tio­nal à Rome : « C’est un évè­ne­ment très impor­tant. Sans pré­cé­dent dans l’histoire de l’Église. C’est la chose la plus impor­tante et la plus urgente que l’on puisse faire actuel­le­ment pour la vie ! Il faut la faire, il faut prier pour la vie, en répon­dant à l’appel du Pape ». Quelle joie de nous voir ain­si confir­més par le sou­ve­rain pon­tife lui-même dans nos intui­tions ori­gi­nelles ! Bonne Marche et que Dieu nous garde !

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