Nos vœux pour 2011 : déjouer le piège de la laïcité

Un siècle après la sépa­ra­tion de l’Église et de l’État, la laï­ci­té est à nou­veau sur toutes les lèvres et, comme l’écrit Le Monde, « revient au centre du débat poli­tique ». Les intel­lec­tuels et les hommes poli­tiques, d’Olivier Besan­ce­not à Marine Le Pen, redé­couvrent un idéal qui parais­sait exté­nué. Le chef de l’État la célèbre comme une valeur fon­da­trice de notre iden­ti­té. Les évêques s’émerveillent de ce qu’elle soit désor­mais “apai­sée”. Cent ans après avoir été ins­ti­tuée pour dépos­sé­der l’Église catho­lique de son influence sociale, elle est désor­mais pré­sen­tée comme la mar­tin­gale qui doit per­mettre de résoudre toutes les dif­fi­cul­tés liées à la pré­sence de nom­breux musul­mans sur notre ter­ri­toire natio­nal.

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La laïcité : trois réalités différentes.

Le pre­mier piège de la laï­ci­té est que ce mot unique recouvre, en fait, trois réa­li­tés dif­fé­rentes.

Il y eut d’abord la laï­ci­té de com­bat, le laï­cisme, arme de guerre contre l’Église, dont la décla­ra­tion à la Chambre des dépu­tés de René Vivia­ni, le 8 novembre 1906, mani­feste bien l’état d’esprit : « Nous avons arra­ché les consciences à la croyance (…) Ensemble, d’un geste magni­fique nous avons éteint dans le ciel des étoiles qu’on ne ral­lu­me­ra plus (…) La neu­tra­li­té fut tou­jours un men­songe (…) Nous sommes en face de l’Église catho­lique, pour la com­battre, pour lui livrer une guerre d’extermination ». Ce cou­rant de pen­sée n’a pas dis­pa­ru et nous vaut par­fois les décla­ra­tions toni­truantes et les atti­tudes sec­taires de quelques francs-maçons de cari­ca­ture du genre de Michel Cha­rasse refu­sant de ren­trer dans l’église où se dérou­laient les funé­railles de Fran­çois Mit­ter­rand.

Aujourd’hui la mode est à la laï­ci­té « ouverte, apai­sée, posi­tive » dont le chantre est, avec le sou­tien des évêques de France, l’actuel NS_pape.resized.jpgpré­sident de la Répu­blique. Après avoir concé­dé que « le besoin spi­ri­tuel, l’espérance, ne sont pas satis­faits par l’idéal répu­bli­cain » (in La Répu­blique, les reli­gions, l’espérance), Nico­las Sar­ko­zy met ses pas dans les traces de Jacques Chi­rac en décla­rant : « La loi répu­bli­caine, éla­bo­rée et appli­quée, dans le cadre de l’État de droit, est tou­jours supé­rieure à la loi de la reli­gion même si elles ne sont pas de même nature, l’une garan­tis­sant l’ordre public, l’autre l’ordre moral ». L’existence des reli­gions est ain­si consi­dé­rée comme légi­time, voire néces­saire, à condi­tion que les convic­tions reli­gieuses res­tent du domaine de la croyance pri­vée sans aucune influence sur la vie sociale et poli­tique, la sphère publique devant res­ter neutre. Les évêques de France se sont ral­liés, comme l’a noté Jean Madi­ran, à cette concep­tion de la laï­ci­té le 23 novembre affir­mant comme membres de la Confé­rence des res­pon­sables de culte en France qu’« ils adhé­raient sans réserve au prin­cipe de laï­ci­té qui est un des fon­de­ments de notre Répu­blique ». Cet enga­ge­ment ne fait pour­tant pas l’unanimité par­mi Nos Sei­gneurs puisque Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne, décla­rait peu après au quo­ti­dien Le Pro­grès, le 27 décembre 2010 : « La laï­ci­té sert de pré­texte pour empê­cher les croyants d’exprimer leur foi ». Il se fai­sait ain­si l’écho de Benoît XVI, affir­mant le 9 décembre 2006 : « L’État ne peut consi­dé­rer la reli­gion comme un simple sen­ti­ment indi­vi­duel qui peut être confi­né à la seule sphère pri­vée (…) Une vision a-reli­gieuse de la vie, de la pen­sée et de la morale a don­né lieu à une concep­tion erro­née de la laï­ci­té, un terme qui semble être deve­nu l’emblème essen­tiel (…) de la démo­cra­tie moderne (…) L’hostilité à toute forme de recon­nais­sance de l’importance poli­tique et cultu­relle de la reli­gion et à la pré­sence en par­ti­cu­lier de tous sym­boles reli­gieux dans les ins­ti­tu­tions publiques (…) n’est pas un signe de saine laï­ci­té, mais de sa dégé­né­res­cence en laï­cisme ».

Enfin Pie XII, dès le 23 mars 1958, fai­sant réfé­rence à la Tra­di­tion de l’Église et à la parole du Christ, « Ren­dez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu», avait défi­ni la « saine et légi­time » laï­ci­té comme la volon­té de main­te­nir « dis­tincts mais aus­si tou­jours unis selon de justes prin­cipes les deux Pou­voirs (spi­ri­tuels et tem­po­rels)». Ce texte doit être com­pris à la lumière de la décla­ra­tion du même Pon­tife, le 7 décembre 1955, trai­tant de la néces­saire « uni­té d’action entre l’Église et l’État ». Il s’agit de dis­tin­guer et non de sépa­rer le spi­ri­tuel et le tem­po­rel, l’Église et l’État, cha­cun étant sou­ve­rain dans son ordre.

Islam et laïcité

Au-delà des approches concep­tuelles, obser­vons quelques faits :

  • il n’existe pas, dans l’histoire de l’humanité, de socié­tés musul­manes qui se soient ral­liées à la laï­ci­té, mal­gré de nom­breuses ten­ta­tives. La Tur­quie khé­ma­liste, l’Iran des Pah­la­vi, l’Égypte nas­sé­rienne, l’Irak baa­siste… après une brève paren­thèse laïque, se sont tour­nés, par­fois vio­lem­ment, vers un islam de plus en plus fon­da­men­ta­liste. Pour­quoi ce qui a échoué hier sur les rives du Tigre ou du Nil réus­si­rait-il sur celles de la Seine ? La rai­son fon­da­men­tale de ces échecs est que l’islam, quelles que soient ses nuances géo­gra­phiques, à part peut-être l’islam sou­fi, ignore la dis­tinc­tion entre le spi­ri­tuel et le tem­po­rel et a for­tio­ri n’en ima­gine pas la sépa­ra­tion. Pré­tendre laï­ci­ser l’islam est un vœu pieux, une illu­sion, qui ne repose sur aucun fait d’expérience pou­vant en démon­trer la pos­si­bi­li­té. Il s’agit plu­tôt d’une fuite en avant pro­vo­quée par la crainte des consé­quences sociales et poli­tiques de cet état de fait, alors que la popu­la­tion fran­çaise est com­po­sée de plus de 10 % de musul­mans. C’est ain­si que Nico­las Sar­ko­zy décla­rait : « Quand Michèle Tri­ba­lat doute de la com­pa­ti­bi­li­té de l’islam avec les Laicite_et_Islam.jpgvaleurs de la Répu­blique, elle part d’un point de vue qui res­semble à une forme de racisme, ni plus ni moins. Elle pos­tule que, chez les musul­mans, la foi et la pra­tique reli­gieuse sont des actes dan­ge­reux pour la Répu­blique ». Quelqu’un pour­rait-il expli­quer au pré­sident de la Répu­blique, quand il aura fini la lec­ture de La Prin­cesse de Clèves, la dif­fé­rence qui existe entre « pos­tu­ler » et « obser­ver», « par­tir d’un point de vue » et « consta­ter » ?
  • le seul pays chré­tien dura­ble­ment diri­gé par des musul­mans et qui s’en soit tota­le­ment libé­ré est l’Espagne, à l’issue d’une Recon­quis­ta qui a duré sept siècles. De même, les pays bal­ka­niques et la Grèce ne se sont libé­rés de l’emprise turque qu’après bien des années de lutte. Les mino­ri­tés musul­manes pré­sentes dans des pays où domine une autre reli­gion ont tou­jours fini par obte­nir soit un sta­tut de large auto­no­mie soit l’indépendance, comme ce fut le cas au moment de la créa­tion du Pakis­tan, en 1947, sur des cri­tères uni­que­ment reli­gieux.
  • à ce jour, aucun mou­ve­ment mas­sif de conver­sions de l’islam vers le chris­tia­nisme n’a jamais été obser­vé. Les condi­tions les plus favo­rables ont sans doute été réunies au moment de la conquête de l’Algérie par la France car au pres­tige de la puis­sance vic­to­rieuse pou­vait s’associer la pos­si­bi­li­té de faire renouer les popu­la­tions ber­bères avec leurs racines… chré­tiennes. C’est un fait, il n’y a pas eu de conver­sions mas­sives même si un mou­ve­ment de conver­sion au pro­tes­tan­tisme évan­gé­lique semble se des­si­ner en Kaby­lie, l’Église catho­lique se conten­tant, depuis long­temps, de témoi­gner et récu­sant tout pro­sé­ly­tisme.

Si des musul­mans se conver­tis­saient à la laï­ci­té “posi­tive” à quoi se conver­ti­raient-ils en défi­ni­tive ? À un hédo­nisme maté­ria­liste sans prin­cipes et sans règles, hor­mis la sacro-sainte laï­ci­té, ayant éri­gé le droit indi­vi­duel à “jouir sans entraves” en règle de vie et pré­sen­tant cette maxime comme l’horizon indé­pas­sable du bon­heur humain. Nous n’avons, comme chré­tiens, aucune part à prendre dans ce pro­jet pro­mé­théen, qui consiste à faire pas­ser les musul­mans d’une forme de bar­ba­rie à une autre.

Comme Fran­çais, nous en refu­sons pareille­ment la pers­pec­tive. Il est frap­pant de consta­ter que les tenants de la laï­ci­té, même ouverte, sont sou­vent des sec­ta­teurs achar­nés de toutes les licences morales, sexuelles… dont le sym­bole est la loi Veil dépé­na­li­sant l’avortement. Ain­si, lors des Assises contre l’islamisation de l’Europe, le same­di 18 décembre, une des confé­ren­cières a tenu à rap­pe­ler, sous les huées d’une par­tie de l’assistance, qu’elle avait été signa­taire du Mani­feste des 343 salopes appe­lant à libé­ra­li­ser l’avortement. Or, si la ques­tion de l’islam et donc celle du renou­veau de la laï­ci­té se pose en France, c’est parce qu’il a été créé un vide démo­gra­phique dont les 200 000 avor­te­ments annuels sont lar­ge­ment res­pon­sables. Cha­cun sait que la nature a hor­reur du vide ! Péren­ni­ser la loi Veil et ses ava­tars his­to­riques et pré­tendre résis­ter à l’islamisation de la France, c’est éco­per son embar­ca­tion avec un dé à coudre alors que le navire fait eau de toutes parts.

Les tenants de la laï­ci­té “posi­tive”, qui voient en elle le der­nier moyen de pré­ser­ver notre iden­ti­té natio­nale, seront en outre rapi­de­ment confron­tés à des contra­dic­tions laï­cistes dif­fi­ciles voire impos­sibles à sur­mon­ter. Ain­si, le sieur Lies Heb­badj, mari de la conduc­trice ver­ba­li­sée à Nantes pour le port du voile inté­gral, a eu beau jeu de rétor­quer à ses détrac­teurs qui l’accusaient de poly­ga­mie que rien n’interdisait en France d’avoir des maî­tresses. Que peut rétor­quer à cela la morale laïque, sub­til mélange d’hédonisme liber­taire et de maté­ria­lisme consu­mé­riste ?

La laïcité contre le christianisme en France

Enfin com­ment ne pas craindre que la mise en œuvre d’une poli­tique laïque de stricte obser­vance ne se retourne contre ce qu’il reste de traces de Chré­tien­té en France. Inter­dire l’appel à la prière du muez­zin au nom de la laï­ci­té, n’est-ce pas aus­si pro­hi­ber la son­ne­rie des cloches ? Ne pas auto­ri­ser les prières publiques du ven­dre­di dans les rues, au nom de la laï­ci­té, ne condui­ra-t-il pas, logi­que­ment, à ne pas auto­ri­ser les pro­ces­sions de la Fête-Dieu ? Est-il d’ailleurs conforme à la laï­ci­té que le jour férié soit le dimanche et non le ven­dre­di, ce qui crée incon­tes­ta­ble­ment une dis­cri­mi­na­tion reli­gieuse au détri­ment des popu­la­tions non chré­tiennes ? Sans oublier la ques­tion des jours fériés d’origine chré­tienne : Ascen­sion, lun­di de Pen­te­côte… Iné­luc­ta­ble­ment les tenants de la laï­ci­té en revien­dront au déca­di et à la célé­bra­tion exclu­sive des fêtes laïques comme le 14 juillet ou le 8 mai au détri­ment de ce qu’il reste de traces de chré­tien­té dans nos ins­ti­tu­tions. Com­ment ne pas voir que l’une des mani­fes­ta­tions les plus spec­ta­cu­laires, avant la lettre, de la laï­ci­té posi­tive fut cer­tai­ne­ment le vote de la loi Debré met­tant l’enseignement catho­lique sous contrat à la mer­ci de l’État, de ses pro­grammes et de ses orga­nismes de for­ma­tion et abou­tis­sant 50 années plus tard à un ensei­gne­ment qui sou­vent, selon Mgr Cat­te­noz, arche­vêque d’Avignon, n’a plus de catho­lique que le nom ? C’est au nom de la même laï­ci­té que le quo­ti­dien 20 minutes vient de refu­ser d’annoncer les céré­mo­nies en l’honneur de la fête de l’Immaculée Concep­tion dans le dio­cèse de Lyon alors que quelques mois aupa­ra­vant il n’avait pas rechi­gné à dif­fu­ser une publi­ci­té pour des pro­duits « Fiè­re­ment halal ». C’est encore au nom de la laï­ci­té que se mul­ti­plient les reven­di­ca­tions pour exclure les crèches de l’espace public. Comme l’écrit le rédac­teur en chef de La Vie, Jean-Pierre Denis : « Le chris­tia­nisme n’est pas vio­lem­ment éjec­té de la sphère publique mais tran­quille­ment ban­ni de tous les espaces de la mémoire col­lec­tive, de tout notre incons­cient cultu­rel. Nous vivons une entre­prise de renie­ment pai­sible, insi­dieux, et poli­ti­que­ment cor­rect en diable ». Le maître d’œuvre de ce ban­nis­se­ment est la laï­ci­té qui exclut toute mani­fes­ta­tion publique d’une croyance reli­gieuse, au mépris de l’histoire de notre pays et de la liber­té de conscience. En effet il n’y a pas de dif­fé­rence de nature mais uni­que­ment de degré entre le laï­cisme et la laï­ci­té même posi­tive. L’une et l’autre sont, dans la pra­tique, un athéisme social. Ce n’est pas un hasard, mais au contraire, la consé­quence logique d’un siècle de laï­ci­té si une étude de février 2009, faite par l’institut Gal­lup, observe que la France est par­mi les dix pays les moins croyants du monde. La laï­ci­té y a fait le lit de l’athéisme.

Pro­mou­voir la laï­ci­té en espé­rant que les masses musul­manes s’y conver­ti­ront et devien­dront ain­si répu­bli­ca­no-com­pa­tibles est ain­si à la fois une illu­sion (tant ce concept de laï­ci­té, abso­lu­ment impie aux yeux des musul­mans, est étran­ger à l’islam) et une faute, tant elle est contraire aux condi­tions de la renais­sance de notre nation.

La laï­ci­té n’est qu’un para­site de la chré­tien­té. Elle peut la détruire comme le gui tue iné­luc­ta­ble­ment le pom­mier sur lequel il se trouve : il ne sur­vit cepen­dant pas lui-même à sa dis­pa­ri­tion. Les « Hus­sards noirs de la Répu­blique » ont ain­si dis­pa­ru, empor­tés par les vents vio­lents de Mai 68, mais aus­si par la révo­lu­tion conci­liaire. L’Église qui, par sa puis­sance, jus­ti­fiait, par anti­thèse, leur exis­tence les a entraî­nés dans sa chute. Contrai­re­ment à ce que décla­rait, dans un récent entre­tien à Pré­sent, Marine Le Pen, le choix n’est pas entre la laï­ci­té et la croi­sade, mais entre la res­tau­ra­tion de la civi­li­sa­tion chré­tienne et le retour à la bar­ba­rie. Comme l’écrivait Péguy : « Ces croi­sades, que nos pères allaient cher­cher jusque sur les terres des Infi­dèles, ce sont elles aujourd’hui qui nous ont rejoints et nous les avons à domi­cile. Toutes nos mai­sons sont des for­te­resses in per­icu­lo maris ». C’est au nom de la fidé­li­té à notre his­toire, à nos tra­di­tions, à notre voca­tion par­ti­cu­lière, que pour­ra être mené le com­bat vic­to­rieux pour le main­tien de l’identité de la France ! Or le chris­tia­nisme tient une place essen­tielle dans la consti­tu­tion de cette iden­ti­té, ce qu’avait bien com­pris le Père de Fou­cauldfoucault.resized.jpg écri­vant le 29 juillet 1916 à René Bazin : « Le seul moyen qu’ils (les musul­mans d’Algérie) deviennent fran­çais est qu’ils deviennent chré­tiens ». Le pro­pos n’a rien per­du de son actua­li­té comme nous le rap­pe­lait Jean-Fran­çois Che­main dans « Ensei­gner en ban­lieue in cari­tate et veri­tate » (publié dans notre revue Renais­sance Catho­lique n° 114), le chris­tia­nisme a mar­qué de son empreinte indé­lé­bile nos pay­sages ruraux et cita­dins, il imprègne encore notre vie quo­ti­dienne et nos ins­ti­tu­tions, il a ins­pi­ré tant de nos œuvres d’art en lit­té­ra­ture, pein­ture, sculp­ture… que le réduire à la sphère pri­vée serait déna­tu­rer, au sens le plus éty­mo­lo­gique du terme, l’identité même de la France.

Notre espérance dans l’avenir de la France

Affir­mant cela, nous pre­nons acte de notre condi­tion d’héritiers sans doute indignes, mais dési­reux d’être fidèle à un héri­tage qui certes nous dépasse, mais qui aus­si donne un sens à nos vies.

En ce nou­vel an de grâces 2011, cal­cu­lé depuis la date du jour de la nais­sance de Notre Sei­gneur Jésus-Christ (nou­velle fâcheuse entorse à la laï­ci­té), nous met­trons notre espé­rance dans l’avenir de la France non dans le piège fumeux de la laï­ci­té mais dans la prière d’intercession des saints de France et dans la réap­pro­pria­tion par un peuple, deve­nu de plus en plus étran­ger à son des­tin, de sa véri­table voca­tion de fils aîné de l’Église

Jean-Pierre Mau­gendre

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Ni laïques, ni musul­mans de Rémi Fon­taine





En évo­quant à Rome, le 20 décembre 2007, les « racines chré­tiennes » de la France et la « laï­ci­té posi­tive», Nico­las Sar­ko­zy a jeté un sacré pavé dans la mare. Por­tée à ébul­li­tion, la vieille garde laïque a décré­té le pacte répu­bli­cain en dan­ger. Si l’on prend la peine cepen­dant de lire son livre écrit en 2004, La Répu­blique, les reli­gions, l’espérance, si on le rap­proche d’autres décla­ra­tions, on s’aperçoit que le pre­mier sou­ci de Nico­las Sar­ko­zy est l’islam. Il ne veut modi­fier la loi de 1905 que pour l’intégrer. L’État paie­ra les mos­quées et la for­ma­tion des imams. Les ban­lieues s’en trou­ve­ront paci­fiées. Au-delà de cette tâche de police, indif­fé­rent à toute révé­la­tion, le Pré­sident sou­haite que les trois reli­gions du livre se réunissent pour irri­guer de leurs valeurs com­munes une mon­dia­li­sa­tion huma­niste. Son Dieu, c’est la moder­ni­té, c’est la Répu­blique.

Le Piège de la laï­ci­té
(Actes de la XIIIe Uni­ver­si­té d’été)





  • Jean-Pierre Mau­gendre Le piège de la laï­ci­té
  • Claude Rous­seau Le néo-laï­cisme contem­po­rain
  • Abbé Bru­no Schaef­fer L’idéal de chré­tien­té au risque de l’histoire
  • Arnaud Jayr Tem­po­rel et spi­ri­tuel dans le magis­tère de l’Église
  • Franck Bous­cau Les ori­gines de la laï­ci­té de Phi­lippe le Bel à la consti­tu­tion civile du cler­gé
  • Jean Sévil­lia La per­sé­cu­tion reli­gieuse en France sous la IIIe Répu­blique
  • Hugues Petit Saint Pie X contre la laï­ci­té
  • Jean Madi­ran L’épiscopat fran­çais et la laï­ci­té
  • Rémi Fon­taine L’imposture de la laï­ci­té ouverte
  • Serge de Beketch La reli­gion laïque
  • Jeanne Smits Laï­ci­sa­tion et déca­dence de l’enseignement catho­lique
  • André Frament Une théo­cra­tie musul­mane dans le Coran et dans l’histoire
  • Phi­lippe Conrad Ten­ta­tives laïques et réveils isla­miques dans le monde musul­man depuis 1920
  • Jean-Pierre Mau­gendre Ni voile ni tablier

Nico­las Sar­ko­zy, la Répu­blique, les reli­gions de Mar­tin Pel­tier





Le pre­mier sou­ci reli­gieux de N. Sar­ko­zy est l’islam qu’il sou­haite favo­ri­ser en modi­fiant la loi de 1905. Mar­tin Pel­tier décrypte et ana­lyse la pen­sée pré­si­den­tielle.

Le XXIe siècle sera-t-il musul­man ? (Actes de la IXe Uni­ver­si­té d’été).





  • Michel De Jae­ghere Le XXIe siècle sera-t-il musul­man ?
  • Max Caban­tous Les ori­gines de l’islam
  • Abbé Bru­no Schaef­fer Avons-nous le même Dieu que les musul­mans ?
  • Frère Daniel His­toire d’une conver­sion
  • Annie Laurent La Morale de l’islam
  • Tho­mas Gri­maux L’Abécédaire des per­sé­cu­tions
  • Pierre Dar­nac Charles de Fou­cauld, mar­tyr en terre d’islam
  • Ber­nard Lugan La Conquête de l’Afrique du Nord
  • Phi­lippe Conrad L’Europe contre le Turc : un affron­te­ment mul­ti­sé­cu­laire
  • Hen­ri de Fer­san L’islam et les grandes puis­sances au XXe siècle
  • Antoine Assaf Le mar­tyre du Liban chré­tien
  • Phi­lippe Ber­nard Réa­li­tés de l’islam en France
  • Serge de Beketch La sub­ver­sion par l’islam
  • Vla­di­mir Vol­koff L’Amérique au ser­vice de l’islam
  • Ayme­ric Chau­prade Géo­po­li­tique de l’islam
  • Jean-Pierre Mau­gendre Islam et chré­tien­té