Naissance d’un peuple : l’histoire démographique de la France

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1 réponse

  1. Yves Forban dit :

    Re : Nais­sance d’un peuple : l’histoire démographique de la France
    Re : Français ?
    Nais­sance d’un peu­ple : l’histoire démographique de la France
    Jacques Dupâquier, de l’Institut – Qui a peur du baptême de Clo­vi­s ?, Éditions Renais­sance Catho­lique : http://www.renaissancecatholique.org/Naissance-d-un-peuple-l-histoire.html

    Houlaâa !
    Ques­tion idéologie, la tutelle « renais­sance catho­lique » en dit déjà long… mais foin d’ostracisme.
    Décortiquons les item un par un, donc.

    Le mythe des ori­gines

    Soit, les ori­gines eth­niques sont des plus ima­gi­naires. Mais les mythes fon­da­teurs ne sont-ils pas plus prégnants dans l’identité d’un peuple que ses ori­gines eth­niques ?
    Mais tout de suite, vous remar­quez un dis­tin­go des plus éclairant.: La différenciation entre culture conquérante (d’importation) et popu­la­tion d” « ori­gi­ne  » majo­ri­taire sous influence, et néanmoins vague­ment réfractaire. Un peuple se définit-il par ses ori­gines génétiques, ou par le bras­sage d’influences qui le façonne ?
    La Gaule est-elle deve­nue gal­lo-romaine par bras­sage génétique, ou par influence des classes domi­nantes ? Et même si on sup­pose que la popu­la­tion est restée gran­de­ment d’origine celte génétiquement, les cultures d’importation de petits groupes ont bien eu rai­son de la culture celte, gau­lois ou autres, romains, bar­bares, etc.
    La tutelle « renais­sance catho­li­que  » s’inscrit d’ailleurs dans ce débat : La culture catho­lique est-elle le fait d’une colo­ni­sa­tion génétique, ou plutôt d’une révolution intel­lec­tuelle ?
    Le peuple n’est point tant à se définir dans la lignée génétique que dans l’irruption d’une culture domi­nante plus ou moins consen­tie ou subie.
    Consen­tie lorsque « fina­le­ment les apports extérieurs lui semble plutôt bénéfiques, ou subits soit par coer­ci­tion, soit aus­si en réaction face à une coer­ci­tion : Ain­si, des attaques bar­bares ( voir natu­relle… la peste ) peuvent l’avoir mar­qué, soit d’un sur­saut en miroir, soit d’avoir déstructuré en pro­fon­deur la culture d’origine par le trau­ma­tisme afférent..
    Les Wisi­goths, les nor­mands, les pestes, sont passés tels des nuages de sau­te­relles, mais ont laissés de pro­fondes cica­trices dans la culture sociale. De même les mon­gols ont sans doute porté un coup d’arrêt à la culture musul­mane d’obédience grecque.

    En ce sens, l’immigration « vécue  » fan­tas­ma­go­ri­que­ment est plus per­tur­bante que sa portée eth­nique pro­pre­ment dite.
    Je rajou­te­rai que je suis assez mar­xien dans mon ana­lyse : C’est le rap­port d’un peuple à ses condi­tions his­to­riques et matérielles qui forge son iden­tité in fine.
    La maîtrise (et son absence de maîtrise) de son envi­ron­ne­ment définit plus un peuple que ses com­po­santes eth­niques, qui influent néanmoins.

    Ain­si, les progrès en termes de déplacement (progrès dans les trans­ports), et de média (cir­cu­la­tion de l’information, ajoutés aux révolutions tech­no­lo­giques, com­mer­ciales, créent un choc des cultures, mais plus encore un choc cultu­rel interne en soi.
    Je veux dire que notre monde subit actuel­le­ment une muta­tion d’une rapi­dité sans précédent dans l’histoire, et notre impuis­sance à le digérer en regard trouve un exu­toire dans nos difficultés à digérer d’autres cultures. Car si nous n’avions cette « mena­ce  » eth­nique pour évacuer cette angoisse, cela nous ren­voye­rait à l’impérieuse nécessité de cham­bou­ler nos repaires cultu­rels séculaires, désormais désuets face à cette muta­tion. (Cf : « Le choc du futu­r  » Alvin Top­fer).

    Les « autres cultu­re­s  » menaçant notre culture ne sont, en ce sens, que la sym­bo­li­sa­tion de la menace de la moder­nité sur notre culture.

    Le mythe du bras­sage

    Encore une fois, le bras­sage n’est pas tant génitico-ethnique que cultu­rel.

    Mais tout de même, Si on va cher­cher son conjoint dans le vil­lage voi­sin, de proche en proche, de génération en génération, il reste un bras­sage lent mais inexo­rable, de toute la société au delà même des frontières. En par­lant de bras­sages génétiques sur le ter­ri­toire, n’oublions pas que long­temps, la règle de l’héritage à l’ainé a long­temps obligé les cadets à par­tir au loin. Sans par­ler des miséreux appelés à errer, vivant de rapine, jusqu’à trou­ver un havre où se poser : les villes se sont tou­jours constituées d’émigrants des cam­pagnes pas tou­jours avoi­si­nantes, et je ne parle pas des appren­tis du com­pa­gno­nage, des réfugiés des grandes épidémies et autres guéguerres par­fois reli­gieuses (je ne parle même pas des croi­sades et autres mer­ce­naires).
    Vous par­lez de patro­nymes, restés localisés, mais c’est faire aus­si l’impasse sur les chan­ge­ments de patro­nyme à l’occasion d’une délocalisation (je m’appelle Bien­fait, mais Dupont, Dupré, etc sont des sur­noms récents ain­si donné aux étrangers du cru venus d’on ne sait où). Mais com­bien y a-t-il de Frédérique, Eric, Albert, Ber­nard, Ber­trand, Bru­no, Edouard , Emma, Frank, Gérald, Gus­tave, Gisèle, Hen­ri (Hen­rik), Hubert, Hugo, Hei­di, Ingrid, Irma, Charles (Karl), Clo­tilde, Matilde, Richard, Robert, et je passe les prénoms pas­sant pour anglo-saxon, qui sont en fait un héritage des nor­mands.
    Une par­tie de ma famille vient du nord, et ma généalogie fait état de moult bras­sages avec nos voi­sins belges (Behets), un autre coté était Juras­sien avec autant de bras­sage avec les Suisses…C’est plus visible car fron­ta­liers, mais le bras­sage était pareil d’une région française à l’autre. On par­lait de nos cou­sins émigrés en Angle­terre, Cana­da, Haïti.

    Une étude sta­tis­tique fit état qu’un français de souche avait toute chance d’avoir un roi dans ses loin­tains ancêtres, et jus­te­ment court dans la famille que nous des­cen­drions d’une sou­brette engrossée par Hen­ri VI…
    Ma première fiancée s’appelait Psry­pec (ori­gine polo­naise), et mariés nous aurions eu des enfants appelés fran­chouillar­de­ment Bien­fait. Ma femme était précédemment mariée à un égyptien d’origine qui avait fran­cisé (?) son nom : « Cos­tan­di  » . Du fait mes petits enfants par alliance, se prénomment : Isaac (!), Sékou, Mona… et c’est pas fini, ma dernière de lignée qua­si française (si on excepte suisses et belges (à la 4eme génération qd même) est fiancée à un demi maghrébin d’origine.

    Ma mère s’est naturalisée suisse à son divorce, ma tante a fait de la « coopération  » en Afrique, Mon arrière gd père avait été en indo­chine, le meilleur ami de mon père était un réfugié espagnol,.etc.. Alors soit, je ne suis sans doute pas un échantillon représentatif, mais je me suis tou­jours considéré comme tota­le­ment Français dans mon enfance, et jusqu’à présent (55ans) ; la ques­tion ne s’est d’ailleurs même jamais posée à moi.
    Mais tout de même, j’ai côtoyé pas mal de Français dans ma pro­fes­sion, dans ma for­ma­tion, de tous hori­zons, mais vrai­ment tous hori­zons (ori­gines indo­chi­noise, maghrébine, liba­naise, afri­caine, alle­mande, néerlandaise, cana­dienne, juive (sépharade et hashkénaze), antillaise, mariée à un américain, et j’en oublie).

    J’ajoute que j’ai la tâche mon­gole dans le dos et les enfants de ma femme (pre­mier mariage) aus­si.

    Ah oui ! Les révélations des confes­sions catho­liques, recoupés par celles des psy­cha­na­lystes, ferait état de 10 % d’enfants adultérins…
    L’analyse patro­ny­mique a ses limites ; En fait, les progrès de la génétique pour­raient nous révéler quelques sur­prises sur cette « absen­ce  » de bras­sage présupposée !
    J’ai été assez impres­sionné par une étude his­to­rique de l’Afrique précoloniale, en l’absence d’écrit, basée sur l’analyse d’ossements répartis sur les ter­ri­toires à diverses époques. Il avait ain­si été établi les migra­tions, pour ne pas dire conquêtes, des différentes peu­plades au cours des siècles, basés sur leur différences mor­pho­lo­giques, encore présentes dans les eth­nies actuelles…Et là pour le coup, les bras­sages se sont fait à grande échelle sur des mil­liers de kilomètres en quelques siècles.

    Les maghrébins sont basanés par bras­sages entre blancs et noirs, les espa­gnols et ita­liens sont basanés (moins) par bras­sages avec les arabes, mais la popu­la­tion du sud de la France ne serait pas basanée (moins) par bras­sage avec espa­gnols et ita­liens : On ne va pas nous faire le coup de Tcher­no­bil sur les bras­sages qui s’arrêterait aux frontières de la France.

    Mais encore une fois, le bras­sage est pour moi davan­tage cultu­rel que génétique. Appa­rem­ment cro­ma­gnon aurait piqué quelques trucs à néandertal avant sa dis­pa­ri­tion.

    Mythe de la bana­lité migra­toire

    Là, c’est plus convain­quant, mais ça manque d’analyse sur les tenants et abou­tis­sants. Le bras­sage s’accélère, notam­ment sur le bras­sage avec les cultures exo­tiques.
    Comme je l’ai précisé ci avant, il faut y voir une accélération dans la moder­nité des trans­ports et de la com­mu­ni­ca­tion… En fait les dis­tances rac­cour­cissent à tout point de vue, du fait de cette moder­nité tech­nique.
    Néanmoins, on doit rela­ti­vi­ser cette bana­lité au plan de ces progrès : Une per­sonne non nan­tie pou­vait par­cou­rir 100 km en une journée voi­ci quelques siècles, désormais des mil­liers de km ne sont plus une gageure insur­mon­table. De même, si s’implanter dans la ville ou vil­lage voi­sin était rela­ti­ve­ment cou­rant, la notion de voi­si­nage a gran­de­ment migrée main­te­nant : (nos voi­sins alle­mands, nos cou­sins québecois, nos amis chi­nois).
    De même j’ai connu dans ma jeu­nesse des vielles per­sonnes ne par­lant que leur patois local, ren­dant leur pos­si­bi­lité de migra­tion en ville extrê­me­ment problématique. En ce sens, la migra­tion en France d’un afri­cain fran­co­phone en est plus aisée.
    A l’aune de ces données, la bana­lité migra­toire (y com­pris cultu­rel­le­ment-patois) est tou­jours la même, à ceci prêt que les dis­tances ont rac­cour­ci.

    Mais encore une fois, ceci se donne à voir comme un paravent « cultu­rel eth­ni­que  » trop com­mode à refu­ser les révolutions cultu­relles qui s’imposent à nous par cette accélération des tech­niques.

    Et bien que le virage semble des plus ardus à abor­der, je suis assez per­plexe quand à notre affo­le­ment en regard.
    Car enfin ! Est-ce qu’on s’est posé la ques­tion du choc cultu­rel, eth­nique que nous avons imposé au monde en expor­tant notre moder­nité européenne dans notre hégémonie colo­niale. Qu’avons nous imposé aux amérindiens, à l’Afrique noire, l’Indochine, aux arabes, dans une moindre mesure à l’Inde, aux chi­nois, voir la Rus­sie ? Le choc de notre moder­nité a été sou­vent bien plus insou­te­nable pour eux. Avons nous seule­ment songé à les accom­pa­gner décemment dans un sem­blant d’amortissement du choc ?

    Ceci dit, nous avons pas mal souf­fert aus­si de notre propre fuite en avant : L’avènement des révolutions et du com­mu­nisme atteste de la vio­lence subie par les plus faibles au sein même de nos sociétés. Ces sou­bre­sauts étaient d’ailleurs plus des appels à ce que cha­cun puissent pro­fi­ter plus équitablement des bien­faits de la moder­nité confisquée par les nan­tis, et non point tant un refus de celle là.
    Soit, il y a de l’ambivalence dans tout ceci, mais sur­tout du dépit : « Si la moder­nité se tra­duit pour nous par une aggra­va­tion de notre condi­tion, autant la cas­ser… Mais dans le fond nous préfèrerions en pro­fi­te­r  »
    La révolution russe était une réaction bru­tale à une moder­nité qui s’imposait non moins bru­ta­le­ment aux plus faibles, en les lais­sant en marge des pro­fits qu’ils généraient dans la souf­france.
    Oh ! Certes, la souf­france d’un ouvrier était-elle du même ordre que celle d’un moud­jik ?
    La différence était dans l’appréciation de cette souf­france : Il est plus facile de souf­frir de la faim devant un bol vide, que devant un gâteau qu’on a confec­tionné soi même de surcroît.

    Précisons, la moder­nité c’est une pro­duc­ti­vité accrue par les moyens de pro­duc­tion. A l’époque médiévale la maigre pro­duc­tion « de luxe  » rela­tif ne pou­vait pro­fi­ter qu’à une élite. A par­tir du moment où la pro­duc­tion du luxe est telle qu’elle puisse pro­fi­ter de même à plus de gens, les reven­di­ca­tions au par­tage émerge, d’abord dans une élite plus élargie (de l’aristocratie aux bour­geois), puis aux cadres de pro­duc­tion, et fina­le­ment à l’ouvrier de base.
    La ques­tion de fond est : Si le(s) nanti(s) partage(nt) le luxe, à com­bien cela peut-il pro­fi­ter aus­si ?

    Que dire ? Quand il n’y en a que pour un, le peuple accepte de lais­ser le sei­gneur se diver­tir grâce à lui : Il vit son plai­sir par pro­cu­ra­tion en somme (en rê­vant de deve­nir le prince Ali Baba, ou la cen­drillon des contes). S’il n’y en a que pour un peu plus, ce sera aus­si pour les bons entre­pre­neurs… Mais la notion de pro­fit par­ta­geable, et donc d’équité rela­tive, est tou­jours sous jacente. Un bon monarque veille­ra à faire pro­fi­ter la société des sur­plus dès qu’ils se présentent.

    Notons au pas­sage que les musul­mans, tra­di­tion­nel­le­ment théocrates, se sont gran­de­ment affiliés un temps aux soviétiques mécréants, sauf la Tur­quie et l’Iran du Shah qui ont tenté l’aventure capi­ta­liste, avant de reve­nir à la théocratie une fois l’échec rela­tif consommé. Seules les théocraties adoubées par le capi­ta­lisme occi­den­tal ont sor­ti leur épingle du jeu, en négociant la manne pétrolière.
    Le Japon, l’Inde et la Chine s’en sont sor­tis en préservant un temps leur autar­cie.

    Mais nous sommes rattrapés par le développement effréné de notre propre moder­nité galo­pante, que nos modèles cultu­rels désuets peines à digérer ; et la nécessité impérieuse de les y adap­ter nous font perdre tous repères stables. D’où nos ten­ta­tions à nous rac­cro­cher fri­lo­se­ment à nos anciens modèles cultu­rels, fussent-ils inadaptés. En se cris­tal­li­sant sur l’étrangeté de cultures différentes, nous nous mas­quons notre peur de l’adaptation différentielle cultu­relle nécessaire à l’accélération du temps.

    Je rela­ti­vise cette peur du chan­ge­ment cultu­rel : La culture se « cor­na­que  » par les nan­tis, et les chan­ge­ments en sont réformés à leur pro­fit. D’un coté, ils tiennent à ce que la culture évolue dans le res­pect antérieur de l’esprit de castes, de l’autre les dominés renaclent à cette pseu­do moder­nité proposée à leur désavantage, se cra­pon­nant à d’anciens modèles vécus, non tant comme plus égalitaires, mais plus lisibles par expérience. Le chan­ge­ment cultu­rel impulsés par les nan­tis leur appa­rais­sant comme plus opaque, et donc pro­pice aux escro­que­ries à leur détriment.

    Soit Beatles, Dylan, U2, rap­peurs, humo­ristes engagés (Coluche, Des­proges, Bedos) font des percées intéressantes, mais sont rapi­de­ment noyés dans une plétore de paillettes à la sauce cen­drillon.

    Enfin pour reve­nir à la bana­lité migra­toire, le capi­ta­lisme a cher­ché son eldo­ra­do en colo­ni­sant les peuples chez eux, et il semble juste que les ex colonisés viennent recher­cher les fruits de cet eldo­ra­do pro­mis « chez nou­s  ». N’est-il pas ?

    Car enfin c’est bien la preuve que si ces peuples ont refusé l’exploitation chez eux, ce n’est pas par refus de cette moder­nité, qu’ils viennent cher­cher chez nous désormais. Le replis com­mu­nau­ta­riste n’est à lire que dans un dépit face à notre pro­pen­sion à les can­ton­ner aux fonc­tions ingrates. Et à prio­ri, ils seraient plutôt deman­deurs quand à l’intégration au départ, c’est à nous de veiller à ne pas les décourager en leur fai­san­dant cette intégration.

    Mais le sort des immigrés n’est jamais que celui du com­mun prolétarien : Il n’est sim­ple­ment que plus visible. Le capi­ta­lisme comme la monar­chie, est avant tout népotique et oli­gar­chique… Les meilleures places sont réservées d’abord à la famille (fussent-elle de caste) et aux copains. Le pro­lo n’a que peu de chance de grim­per, et l’immigration visible a voca­tion à s’inscrire dans la marge prolétarienne. Pour l’immigration nan­tie, ça fait long­temps que que ces der­niers s’intègre plus dans le jeu mon­dial que natio­nal.

    Le mythe de l’intégration

    Bon là j’ai déjà tout dit sur le sujet, et je risque de me répéter.

    Cette cri­tique construc­tive ne m’empêche pas de reconnaître quelques per­ti­nences à votre pro­pos, et spécialement votre conclu­sion (à part chrétienne : je suis Pas­ta­fa­rien)
    Je cite :
    A mon avis, il ne faut pas avoir une atti­tude trop répressive, il faut se mettre à la place de ces gens-là. Ce qui est dra­ma­tique, c’est que l’on n’ait pas été capable de leur four­nir sur place la for­ma­tion et les moyens nécessaires pour qu’ils deviennent des fac­teurs de développement. Il est dra­ma­tique de lais­ser venir en France des médecins, des ingénieurs, des pro­fes­seurs qualifiés, puisque nous pri­vons ain­si le tiers-monde des têtes dont il a besoin pour son développement. Ce qu’il fau­drait, c’est par­ve­nir à créer sur place des ins­ti­tuts de for­ma­tion en inves­tis­sant intel­li­gem­ment. A mon avis, on ne peut pas s’en tenir à une répression policière de l’immigration, l’autre volet, en par­ti­cu­lier pour des chrétiens (!), est une poli­tique de développement effi­cace et réaliste.

    Yves For­ban : http://pastafarismemars.canalblog.com/