Marche pour la vie : Notre époque est celle d’une monstrueuse hypocrisie

Chers amis

Mer­ci d’être pré­sents à cette XIe Marche pour la Vie.

Mer­ci de mani­fes­ter publi­que­ment ain­si votre résis­tance à la culture de mort.

Mer­ci de témoi­gner, nom­breux, du carac­tère sacré de la vie humaine inno­cente, même bles­sée et meur­trie.

En un geste de pié­té filiale je sou­haite d’abord rendre hom­mage à ceux qui nous ont pré­cé­dés sur ce che­min de l’attention aux plus faibles, aux plus dému­nis, aux plus pauvres :

 Nos parents qui nous ont fait le don ines­ti­mable de la vie dans un contexte par­fois dif­fi­cile car l’histoire de notre pays a sou­vent été tra­gique. Dans les épreuves et les vicis­si­tudes de l’existence ils ont assu­mé leur rôle de maillon d’une chaîne qui trouve ses ori­gines dans la nuit des temps.

 Le pro­fes­seur Jérôme Lejeune à qui son enga­ge­ment au ser­vice des enfants à naître coû­ta le prix Nobel de méde­cine. Son exemple nous aide à remettre à sa juste place, cer­tai­ne­ment pas la pre­mière, le regard que portent les puis­sants du jour sur notre dis­si­dence.

 Le pape Jean-Paul II qui sut redon­ner l’espérance à toute une géné­ra­tion, orphe­line, en quête de repères, lui rap­pe­lant les exi­gences de sa filia­tion divine.

En met­tant au centre de notre Marche la femme et l’enfant nous renouons avec les sources même de notre civi­li­sa­tion qui doit tout à la nais­sance d’un enfant dans une étable en Judée.

Notre époque qui est, paraît-il, celle des droits de l’homme est sur­tout celle d’une mons­trueuse hypo­cri­sie.

L’individualisme exa­cer­bé qui devait assu­rer le bon­heur et l’épanouissement des peuples est deve­nu une puis­sante machine à écra­ser les plus faibles.
Les soli­da­ri­tés fami­liales ont été mises à mal par une légis­la­tion liber­taire qui a oublié que «  Entre le faible et le fort, le riche et le pauvre, le maître et le ser­vi­teur, c’est la loi qui pro­tège et la liber­té qui opprime » (Lacor­daire). Les plus faibles, femmes et enfants, ont été fra­gi­li­sés. Le rôle du poli­tique est de pro­té­ger, pas de trans­for­mer la socié­té.

Le nombre des femmes « parent iso­lé » a tri­plé en 30 ans pour atteindre 2 mil­lions de per­sonnes.

40% des 220 000 dos­siers dépo­sées chaque année en com­mis­sion de sur­en­det­te­ment concernent des femmes seules, sépa­rées, divor­cées ou veuves.

Jean-Pierre_Maugendre_Marche_pour_la_vie.jpgLes aides aux femmes enceintes ayant des dif­fi­cul­tés à mener leur gros­sesse à terme pour des rai­sons finan­cières et pré­vues dans la loi Veil n’ont jamais vu le jour. Une écho­gra­phie est rem­bour­sée à 100 % si elle doit débou­cher sur un avor­te­ment et à 70 % si la pers­pec­tive est une nais­sance. Dans le même temps le bud­get annuel de Paris-Plage à des­ti­na­tion de l’homo fes­ti­vus contem­po­rain est de 5 mil­lions d’Euros.

Une ten­ta­tive de viol par un repré­sen­tant de l’hyper-classe mon­diale devient un simple « trous­sage de domes­tique ». Comme l’avait déjà fus­ti­gé en lettres de feu Georges Ber­na­nos cette pseu­do libé­ra­tion de la femme a sur­tout été la libé­ra­tion de la bra­guette.

Nous ne sommes pas les ultimes repré­sen­tants, che­nus et caco­chymes, d’un ordre moral par nature rétro­grade et nau­séa­bond.

Nous sommes de l’éternelle jeu­nesse de la véri­té qui est d’abord celle des faits.
Nous sommes les héri­tiers d’une civi­li­sa­tion qui s’était fait un point d’honneur de défendre « la veuve et l’orphelin ».

En regar­dant nos enfants ici pré­sents, nom­breux et actifs, nous savons qu’ils annoncent la vic­toire de la vie sur la mort.

Enfin nous savons qu’il n’y a pas de fata­li­té. Il n’y a que des renon­ce­ments.

Para­phra­sons enfin le célèbre ser­ment de Bas­tia : Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos ber­ceaux nous jurons de ne pas renon­cer jusqu’à ce que le droit à la vie soit enfin recon­nu et appli­qué sur notre belle terre de France.

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