Malheur à vous, hypocrites !

Les loups sont à  la curée. Toute la classe média­tique hurle à  la mort contre le pape, lui deman­dant de sacri­fier sur l’autel de l’innocence des enfants la règle du céli­bat sacer­do­tal, « perle pré­cieuse » s’il en est. Mais qui sont-ils donc ces don­neurs de leà§ons ?


Les amis ou les com­plices :

 des signa­taires de la péti­tion parue dans Le Monde du 26 jan­vier 1977 (69 per­sonnes dont Jack Lang, Ber­nard Kouch­ner, Jean-Paul Sartre, Simone de Beau­voir…) qui, à l’occasion d’un pro­cès met­tant en cause trois adultes ayant eu des rela­tions sexuelles avec des gar­çons et des filles de 13–14 ans, fai­saient l’éloge de la pédo­phi­lie affir­mant que les ado­les­cents étaient plei­ne­ment res­pon­sables de leurs actes à par­tir de 13 ans.

 du dépu­té éco­lo-euro­péen Daniel Cohn-Ben­dit écri­vant dans son auto­bio­gra­phie, Le grand bazar (1975) : « Il m’est arri­vé plu­sieurs fois que cer­tains gosses ouvrent ma bra­guette et com­mencent à me cha­touiller ».

 de l’éditorialiste de Libé­ra­tion du 7 mai 1977 écri­vant : « La tyran­nie bour­geoise fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chau­mières. Nous cas­se­rons ensemble monstres et chau­mières ».

 des défen­seurs de Roman Polans­ki, accu­sé de viol sur une gamine de 13 ans préa­la­ble­ment dro­guée, ou de Fré­dé­ric Mit­ter­rand, l’amateur de “gar­çons”. Sans oublier Pierre Bel­lan­ger, PDG de Sky­rock, radio lar­ge­ment sub­ven­tion­née par l’état,par le biais du Ser­vice d’Information du Gou­ver­ne­ment (SIG), condam­né dans un silence média­tique assour­dis­sant, le 5 février 2010, pour détour­ne­ment de mineure.

Toute cette « canaille dorée pour­rie jusqu’à l’os du crou­pion » (Ber­na­nos) joue les vierges effa­rou­chées alors qu’elle a pro­mu la « licence sexuelle » et le « jouir sans entrave » au rang de droit non négo­ciable de l’homme sans Dieu. Ceux qui dénon­çaient l’amalgame homo­sexua­li­té-pédo­phi­lie pra­tiquent sans ver­gogne celui entre sacer­doce catho­lique et pédo­phi­lie. Ils sont bien ces sépulcres blan­chis que le Christ dénonce dans les Évan­giles. La cible finale est bien le sacer­doce catho­lique avec sa règle du céli­bat sacer­do­tal et nul­le­ment, ce qu’un vain peuple pour­rait croire, la défense de l’innocence enfan­tine. Sans cela, que n’eût-on écrit sur :

 les pro­fes­seurs d’éducation phy­sique pédo­philes (6 000 condam­na­tions en 50 ans aux états-Unis, pour une cen­taine de condam­na­tions de prêtres dans le même temps) ;

 les amours enfan­tines de Maho­met avec son épouse pré­fé­rée Aïcha âgée de 9 ans ;

 le par­rai­nage par le Hamas, le 9 août 2009, de 450 mariages dans la bande de Gaza entre des hommes de 25–30 ans et des fillettes de moins de 12 ans ;

 les rab­bins pédo­philes comme David Kaye, pié­gé par la police amé­ri­caine en mai 2008.

Il y a dans le monde 406 000 prêtres. N’y aurait-il qu’un pédo­phile prêtre (et non un prêtre pédo­phile) sur 1000 par­mi eux, cela repré­sen­te­rait 400 per­sonnes. Il sera donc tou­jours pos­sible de trou­ver l’un ou l’autre cas scan­da­leux et de le mon­ter en épingle pour dis­cré­di­ter l’institution, jetant un voile pudique sur les mêmes crimes com­mis par d’autres per­sonnes dans d’autres cadres (familles, colo­nies de vacances laïques, écoles publiques…). Le Père Lom­bar­di, direc­teur de la salle de presse du Saint-Siège, rap­pelle à ce sujet : « En 2008, aux États-Unis, ont été iden­ti­fiés 62 000 auteurs d’abus com­mis sur mineurs, le groupe de prêtres catho­liques étant tel­le­ment réduit qu’il n’a pu être pro­por­tion­nel­le­ment quan­ti­fié ».

Dans son Enquête sur la chris­tia­no­pho­bie, tou­jours d’actualité, Michel De Jae­ghere a démon­tré (pp. 73–78) que la part du cler­gé fran­çais en cause était de 0,4 % des effec­tifs ; ce qui est ter­rible et tra­gique mais ne cor­res­pond abso­lu­ment pas à l’image qu’en donnent les médias.

En 2009, Benoît XVI a subi une offen­sive média­tive géné­rale à l’occasion d’abord des décla­ra­tions de Mgr William­son sur la shoah, puis ce fut l’affaire de Recife et enfin les posi­tions du pape sur le sida à l’occasion d’un voyage en Afrique. Aujourd’hui, une nou­velle offen­sive se déve­loppe à pro­pos des cas de pédo­phi­lie connus de la hié­rar­chie catho­lique mais dis­si­mu­lés, en par­ti­cu­lier en Irlande. Le pape est per­son­nel­le­ment mis en cause pour ce qui aurait été son silence cou­pable. Or, le 25 mars 2005, lors du che­min de croix du Ven­dre­di Saint, à l’occasion de la médi­ta­tion de la 9e sta­tion, celui qui n’était encore que le car­di­nal Rat­zin­ger, néan­moins Pré­fet de la Congré­ga­tion pour la doc­trine de la foi, n’hésitait pas à consta­ter publi­que­ment : « Que de souillures dans l’église, et par­ti­cu­liè­re­ment par­mi ceux qui, dans le sacer­doce, devraient lui appar­te­nir tota­le­ment ». Il rejoi­gnait ain­si la ter­rible accu­sa­tion de la Vierge Marie lors de son appa­ri­tion à La Salette, en 1846, pré­di­sant que le cler­gé devien­drait « un cloaque d’impureté ». Dès son élec­tion en avril 2005, Benoît XVI s’est atta­qué à cette ques­tion de la pédo­phi­lie. En mai 2006, le Père Maciel, fon­da­teur des Légion­naires du Christ, sur lequel pesaient de graves accu­sa­tions, a été inter­dit de minis­tère. La Lettre aux évêques d’Irlande du 19 mars 2010 mani­feste à la fois une vraie com­pas­sion pour les vic­times de ces « actes scan­da­leux et cri­mi­nels » et la volon­té de mettre en œuvre des mesures devant per­mettre que de tels évé­ne­ments ne se repro­duisent pas. Le pape constate des « erreurs com­mises » et pro­pose un « che­min de gué­ri­son » dont il fixe les étapes :

 « recon­naître devant le Sei­gneur et devant les autres les graves péchés com­mis contre des enfants sans défense»,

 réha­bi­li­ter « des pra­tiques sacra­men­telles et de dévo­tions qui sou­tiennent la foi»,

 remettre en cause « des façons de pen­ser et de consi­dé­rer les réa­li­tés sécu­lières sans réfé­rence suf­fi­sante à l’Évangile »,

 décré­ter une année de jeûne, de prières et de péni­tences jusqu’à Pâques 2011, une place par­ti­cu­lière étant accor­dée à l’adoration eucha­ris­tique,

 orga­ni­ser une visite apos­to­lique qu’il condui­ra lui-même dans « plu­sieurs dio­cèses d’Irlande, ain­si que dans des sémi­naires et des congré­ga­tions reli­gieuses»,

 enfin « une mis­sion au niveau natio­nal (sera) prê­chée pour tous les évêques, les prêtres et les reli­gieux ».

L’ensemble, en cette année sacer­do­tale étant confié à la pro­tec­tion de saint Jean-Marie Vian­ney. Toute cette lettre est admi­rable : c’est l’appel à la conver­sion d’un père bles­sé mais ferme, com­pa­tis­sant avec les vic­times mais exi­geant avec les fau­tifs. Les remèdes pro­po­sés ne sont pas ceux du monde, ils attaquent le mal à la racine, dénon­çant l’affaiblissement d’une foi et d’une pié­té empor­tées dans le tour­billon d’une socié­té pro­fon­dé­ment éro­ti­sée où l’affichage com­plai­sant, la por­no­gra­phie omni­pré­sente au ciné­ma, dans la rue, la publi­ci­té, à la télé­vi­sion, avivent les ten­ta­tions, en exci­tant les sens, alors qu’il est deve­nu « inter­dit d’interdire ».

Plus que jamais Benoît XVI a besoin de nos prières et de nos sacri­fices car, n’en dou­tons pas, au-delà de cet épi­sode, c’est sa volon­té de res­tau­ra­tion de l’église qui est en cause. Au-delà des com­mu­ni­qués com­pas­sés des uns et des silences des autres, n’hésitons pas à nous enga­ger, par exemple en signant la péti­tion du col­lec­tif Sou­tien à Benoît XVI :

www.soutienabenoitXVI.com

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