L’obéissance dans l’Église. Aveugle ou clairvoyante ?

16 réponses

  1. Abbé Christian LAFFARGUE dit :

    Remar­quable, encore une fois, sur un sujet bien déli­cat. C’est un devoir de résis­tance qui s’impose sou­vent quand la foi et la morale sont en jeu. Atten­tion, cepen­dant… « Pri­ma lex, lux ani­ma­rum » – que vous citez – implique de ne pas à s’affranchir de toutes les règles, notam­ment celle de ne pas choi­sir des moyens mau­vais pour une fin bonne. Il y a aus­si une gra­dua­tion dans « les déso­béis­sances », notam­ment, quand on touche à la Consti­tu­tion divine de l’Eglise. Or, la trans­mis­sion du sacer­doce par les suc­ces­seurs des apôtres, les évêques, nom­més et adou­bés par le suc­ces­seur de Pierre, le Pape, quel qu’il soit (même s’il en nomme de mau­vais), touche cette ins­ti­tu­tion divine. Vous citez Mgr Lefebvre (qui m’a for­mé dans l’obéissance à l’Eglise et au Pape au sémi­naire d’Ecône), jus­ti­fiant expli­ci­te­ment sa déso­béis­sance, la met­tant en paral­lèle avec celle de Dom Gérard Cal­vet, fon­da­teur des abbayes du Bar­roux… Mais, jus­te­ment, ce der­nier s’en est déta­ché, comme votre ser­vi­teur, quand Mgr Lefebvre s’est cou­pé « de Rome » pour fon­der une Eglise dis­si­dente et auto­cé­phale, pro­cla­mant qu’elle était (de) la véri­table Eglise du Christ à l’opposé de « l’Eglise conci­liaire » dont il fal­lait fuir tout contact (notam­ment les messes, même célé­brées dans l’ancien rite). On recon­nais­sait cepen­dant les Papes régnant mais sans recon­naître ni suivre aucun acte de leur Magis­tère, s’arrêtant à la mort de Pie XII. Il y eut même, chez les Lefeb­vristes, au plus au niveau, une détes­ta­tion irrai­son­née et agres­sive du Pape Jean-Paul II, dont ils ne recon­naissent d’ailleurs pas la cano­ni­sa­tion qui engage cepen­dant l’infaillibilité pon­ti­fi­cale. Et à toutes les ten­ta­tives de récon­ci­lia­tion (notam­ment, celle, héroïque du Pape Benoît XVI), ils ont refu­sé. La déso­béis­sance, alors, est deve­nue un enfer­me­ment, un impé­ra­tif caté­go­rique, une idéo­lo­gie…
    Enfin, souf­frir l’injustice de la part des auto­ri­tés pon­ti­fi­cales ou épis­co­pales défaillantes, dans la mesure où la Foi et la Morale ne sont pas en cause, c’est vivre le mys­tère de la Croix – comme l’a fait le saint Padre Pio – et les fruits invi­sibles sont ceux que pro­duit la grâce de cette iden­ti­fi­ca­tion. Mort, Résur­rec­tion et Pen­te­côte. En ce moment, pour les prêtres notam­ment, on nous fait mou­rir…
    Abbé Chris­tian Laf­fargue.

    • Emmanuel dit :

      Glo­ba­le­ment d’accord avec vous, mon­sieur l’abbé.

      Mais je vous trouve bien sévère avec Mgr Lefebvre ; que l’on puisse dis­cu­ter de la per­ti­nence de son choix de 1988, c’est par­fai­te­ment légi­time, que vous le condam­niez avec la plus grande sévé­ri­té, cela l’est moins. D’autant que l’Église a recon­nu la per­ti­nence du com­bat essen­tiel de Mgr Lefebvre : la sainte messe tra­di­tion­nelle. De plus, je vous rap­pelle que si la FSSPX n’a pas encore de situa­tion cano­nique offi­cielle, l’Église, dans un but d’unité, a levé toutes les sanc­tions de la FSSPX et de ses membres sans contre par­tie ; ce qui n’aurait pas pu être le cas pour une église dis­si­dente, auto­cé­phale, etc.

      • Hubert dit :

        Un texte paru très récem­ment (https://fsspx.news/fr/mgr-marcel-lefebvre-et-audience-avec-le-pape-paul-vi-de-1976-audience-38380) rap­pelle que le com­bat de Mgr Lefebvre ne s’est pas limi­té à la Sainte Messe, loin de là. Le NOM n’est que la tra­duc­tion visible de révo­lu­tions théo­lo­giques plus pro­fondes, et sur­tout inac­cep­tables. Son com­bat se por­tait éga­le­ment sur ces ter­rains.

        Quant à la levée des sanc­tions contre la FSSPX, si elles sont bien sûr très réjouis­santes, et nous devons en être recon­nais­sants au Très Saint Père, il me semble qu’elles pro­cèdent sur­tout d’une volon­té de ras­sem­bler à tout prix tout les « chré­tiens » dans l’Eglise : l’Eglise « com­mu­niste » de Chine, et même éven­tuel­le­ment les pro­tes­tants (voir l’actualité de ces der­niers mois). Il se dit même que le pape ne ver­rait plus d’un bon œil les com­mu­nau­tés ED, qui ne seraient pas en pleine com­mu­nion du fait de leur sta­tut par­ti­cu­lier !

        Le pape Fran­çois vient de recon­naitre qu’il était pré­fé­rable sur­tout évi­ter les dis­cus­sions doc­tri­nales : c’est tout dire ! Donc la FSSPX est reve­nue dans l’Eglise, mais de quelle Eglise parle-t-on ?

  2. Marie de Loÿe dit :

    Une syn­thèse lucide et éclai­rée du grand mal de notre temps et du pro­blème de l’obéissance qu’il engendre. Bra­vo et mer­ci !

    • E. Cenlonrau dit :

      Bien d’accord avec vous ; d’autant qu’au delà de la qua­li­té du sujet, cela nous replonge dans notre his­toire récente que je connais mal car j’étais trop jeune à l’époque.

  3. Ce soir, je ne peux que dire quelques mots rapides ma san­té repousse à demain ma réponse plus cir­cons­tan­ciée. Je veux dire que je tiens à répondre à plu­sieurs titres : celui de catho­lique (inté­gra­le­ment), ter­tiaire de saint Fran­çois, à celui de fran­çais( inté­gra­le­ment aus­si donc mis­sion­naire)., et enfin au titre de père de famille de sept enfants et de quinze petits enfants.
    Par ces quelques mots je veux démon­trer ma volon­té de par­ti­ci­per à ce débat qui me tient à coeur. A demain.

  4. Bruno CHANAL dit :

    Gali­lée ne fut pas condam­né pour ses posi­tions hélio­cen­tristes, mais parce qu’il appuyait ses démons­tra­tions par des argu­ments théo­lo­giques alors qu’il n’en n’avait pas les com­pé­tences ni « l’imprematur ».
    Pour l’obéissance voir le livre « le Saint aban­don » qui en fait la ver­tu prin­ci­pale, mais atten­tion l’obéissance doit être éclai­rée par la rai­son. En effet, il peut deve­nir obli­ga­toire de déso­béir quand les lois ou ordres sont mau­vais («mariage homo­sexuel », meutres.…)

  5. Rémi dit :

    Un pro­blème se pose à la conscience des fidèles : le com­mu­ni­to­rium a tou­jours affir­mé que ni le pape ni l’église ensei­gnante (évêques unis à lui) ne peuvent nous trom­per en matière de foi et de morale. Cela a été rap­pe­lé et dog­ma­ti­sé au concile de Vati­can I. C’est dans le caté­chisme de St Pie X (ques­tion 115 et 116). C’est dans la défi­ni­tion même de l’acte de Foi. Cela revien­drait selon elle à ce que Dieu nous trom­pe­rait. « Qui vous écoute M’écoute » « J’ai prié pour que ta foi ne défaille pas ».
    Le chef de l’Eglise étant Notre Sei­gneur et non le pape, com­ment admettre que les papes et évêques depuis Vati­can 2 aient pu men­tir, pro­tes­tan­ti­sé et détruit la Sainte reli­gion tout en res­pec­tant le com­mu­ni­to­rium de Lérins sur ce sujet ?

  6. La for­ma­tion reli­gieuse m’a été don­née dès le plus jeune âge par le curé de notre paroisse. Mon­sieur le curé nous a éle­vé ( avec nos parents) dans la plus stricte obéis­sance à l’EGLISE. Cette obéis­sance devait se mani­fes­ter dès l’école aux tra­vers de ses repré­sen­tants dans la paroisse – le curé, les reli­gieuses de la paroisse et tout prêtre pré­sent. Nous avons sur­tout appris à saluer avec un infi­ni res­pect le chef suprême de l’Eglise notre Sei­gneur Jésus-Christ en pas­sant devant devant un cal­vaire.
    Le curé nous édu­quait à l’apostolat envers les per­sonnes âgées et à l’apostolat mis­sion­naire. Nous n’avions pas d’autre ambi­tion que de res­pec­ter dans la fidé­li­té abso­lue l’obéissance due à l’Eglise ! Nous n’imaginions abso­lu­ment pas qu’il puisse en être autre­ment, nous n’avions à suivre que des exemples ver­tueux !
    L’esprit mis­sion­naire de ter­tiaire de Saint Fran­çois s’est concré­ti­sée à Mada­gas­car dans une mis­sion capu­cine au milieu d’une com­mu­nau­té de reli­gieux fidè­le­ment grou­pée autour de l’évêque qui était l’exemple même de l’obéissance libre­ment consen­tie. Cet esprit mis­sion­naire est don de soi.
    Quand le mariage est venu en 1960, nous avions évi­dem­ment la volon­té d’élever nos enfants comme nous avons été éle­vés nous même, dans la fidé­li­té abso­lue à l’Eglise dont nous avions de si ver­tueux exemples !
    Nous n’avions évi­dem­ment pas comp­ter avec le concile!! Nous ne pou­vions pas nous ima­gi­ner ce que nous allions vivre comme parents les années sui­vantes. Les vicaires de la Paroisse Saint Léger à Lens (pas de Calais) sui­vi de leur curé, se réjouis­saient chaque dimanche des modi­fi­ca­tions litur­giques et maté­rielles « réjouis­sons nous mes frères nous allons encore pou­voir chan­ger telle et telle chose dans notre église ». A les entendre le salut des fidèles venait des chan­ge­ments!!!! Une réunion des parois­siens qui a ras­sem­blé env. 200 per­sonnes s’est sol­dé par le rejet mas­sif des chan­ge­ments impo­sés – env. 180 voix oppo­sées à tout chan­ge­ment!! La paroisse n’a tenu aucun compte de ces avis et les réformes ont conti­nué de plus belle ! Mon­sieur l’abbé Laf­fargue vous n’avez pas connu cette période étant trop jeune.
    En 1970, nous avons fait la connais­sance des paroisses d’une grande ville meu­sienne. Il y a 4 grandes églises et dans cha­cune en ce temps là il y avait une Grand” MESSE chaque dimanche ; en 2018, il y en a une dans « le sec­teur » chaque dimanche mais, la plu­part du temps dans l’une ou l’autre des églises – il faut télé­pho­ner pour savois où !
    La bataille pour la Foi est deve­nue homé­rique pour nous les parents quand nous vou­lions faire bap­ti­ser notre 6ème enfant par le bap­tême de tou­jours que nous les parents avons eu. Impos­sible de voir le curé, il fal­lait pas­ser par le secré­ta­riat… Il fal­lait reve­nir plus tard, le bap­tême col­lec­tif n’a lieu que… Nous vou­lions que notre fils soit bap­ti­sé très peu de temps après la nais­sance ! Après un » jeu de piste » ou une chasse à l’homme, j’ai fini par voir le curé un soir après un office encore en habits de céré­mo­nie, il vient vers moi cour­rou­cé , le verbe haut, m’apostrophe agres­si­ve­ment et se moque de mon édu­ca­tion reli­gieuse des curés d’Alsace-Lorraine qu’ils singe en mar­chant au pas et en comp­tant 1, 2 ‚3… Il criait avec moi alors qu’il y avait encore beau­coup de per­sonnes à l’eglise. A dif­fé­rentes reprises je lui ai deman­dé de ne pas crier, peine per­due.. après un bon moment j’ai crié plus fort que lui. Satis­fac­tion m’a été don­née de faire bap­ti­ser notre fils selon le bap­tême tra­di­tion­nel à deux condi­tions : 1) il me fal­lait trou­ver un prêtre 2) une église!!!! Un ami prêtre est venu des hautes alpes et l’église nous a été accor­dée par un vieux prêtre très digne mais qui deman­dais un docu­ment écrit de l’archiprêtre que l’on appe­lait déjà, je crois, chef de sec­teur. Le bap­tême de notre sep­tième enfants était moins folk­lo­rique, il fal­lait aus­si trou­vé un prêtre ce qui ne nous a posé aucun pro­blème ; l’église c’était aus­si facile, il fal­lait seule­ment mettre en état les fonds bap­tis­maux à l’abandon et qui ser­vait de pou­belles pour les balayures des dames de ménage.
    Près 1962, l’esprit mis­sion­naire a aus­si eu à souf­frir du vent tem­pé­tueux que fai­saient souf­fler les réfor­ma­teurs. A ma demande que des ter­taires de la Fra­ter­ni­té dont je fai­sait par­tie aillent aider les femmes des har­kis pour des tra­vaux de cou­ture, de cui­sine et de l’aide aux enfants le père capu­cin direc­teur de la Fra­ter­ni­té ter­tiaire de Bitche (Moselle) m’a répon­du, tu penses pas ce sont des musul­mans ! Les bras m’en sont tom­bés ! Alors que le chef même de la « har­ka » sans que je demande quoi que ce soit a dit à deux de ses enfants qui ren­traient de l’école laïque de Bitche -camp » mon­trez à Mr … ce que vous avez appris à l’école ces deux enfants une fille et un gar­çon ont ensemble et très pieu­se­ment fait le signe de la Croix, ont réci­té pieu­se­ment un notre Père et ceci devant plu­sieurs autres har­kis pré­sents. Ce brave père capu­cin que j’aimais beau­coup a ren­du son âme à Dieu ! J’ai appris récem­ment qu’il est ques­tion de sa béa­ti­fi­ca­tion.
    Mon expé­rience fait que j’ai appris à peser, à jau­ger. Je ne regrette pas d’être res­té catho­lique en ne deve­nant pas conci­liaire. Je regrette amè­re­ment que l’Eglise ait tel­le­ment chan­gé. C’est en res­tant catho­lique donc que je déso­béi ! Je déso­béi pour res­ter catho­lique !

  7. Abbé Christian LAFFARGUE dit :

    Cher Mon­sieur,
    Je vous remer­cie de votre témoi­gnage émou­vant ; ceux qui n’ont pas connu cette époque ne peuvent ima­gi­ner ce que les catho­liques fidèles ont subi (j’ai connu aus­si cette époque, ayant 18 ans à la fin du fameux Concile*), d’autant qu’on en subi tou­jours les effets mal­gré un vrai renou­veau mais qui peine à s’imposer et à libé­rer l’Eglise de ce qui l’a et la détruit.
    Mais vous êtes res­té fidèle au Christ et à l’Eglise de Jésus-Christ mal­gré ce que vous ont fait subir ses pas­teurs. C’est le mys­tère de la Croix et l’école des saints, qui relè­ve­ra un jour l’édifice même si nous ne le voyons pas de nos yeux de chair.
    Mer­ci encore et en union de prière dans les Coeurs de Jésus et de Marie,
    Ab. Chris­tian Laf­fargue.
    * Cf mon livre « Pour l’amour de l’Eglise », éd. Fayard, 1999.

  8. Marie de Loÿe dit :

    Le pre­mier soc qui a creu­sé le sillon de la résis­tance au cou­rant moder­niste a été Mgr Lefebvre et la FSSPX qu’il a fon­dée, a pour­sui­vi sans relâche cette œuvre dépour­vue de toute consi­dé­ra­tion humaine et encore moins per­son­nelle mais ani­mée par un amour pro­fond et constant de l” Église et de son bien.
    À sa suite, dif­fé­rentes choses ont ger­mé appor­tant loca­le­ment du bien aux âmes cruel­le­ment orphe­lines.
    La luci­di­té réside dans une com­pré­hen­sion bonne et objec­tive du rôle de chaque acteur, de ses moti­va­tions et de la por­tée de son action. C’est une recherche à laquelle tout catho­lique ne peut échap­per.

  9. fidélité dit :

    C’est avec plai­sir, Mon­sieur l’abbé LAFFARGUE, que je reviens vers vous pour par­ler de son Excel­lence Mon­sei­gneur Mar­cel LEFEBVRE. Vous en avez par­lé dans votre pre­mière lettre,vous avez été à son école , Mon­sieir l’abbé durant toute votre for­ma­tion sacer­do­tale et vous l’avez quit­té ensuite pour une Fra­ter­ni­té que je connais très mal, pour ne pas dire pas du tout, la Fra­ter­ni­té saint Pierre. Pour­riez-vous je vous prie m’en dire un peu plus et me pré­ci­ser la dif­fé­rence d’avec la Fra­ter­ni­té saint Pie X que je connais mieux. (Renais­sance Catho­lique pour­ra vous don­ner mon adresse per­son­nelle) . Il me semble savoir mais je n’en suis pas sûr, que l’abbé Aula­gnier a rejoint la même Fra­ter­ni­té que vous.

    Je tiens beau­coup à par­ler de Mon­sei­gneur LEFEBVRE envers qui j’ai une admi­ra­tion très grande. J’ai aus­si à lui admi­nis­trer mes très vifs remer­cie­ments pour le bien qu’il a appor­té à toute la catho­li­ci­té, il a jeté l’ancre auquel nous pou­vons tous nous rac­cro­cher. J’ai aus­si à son égard une dette de recon­nais­sance per­son­nelle pour m’avoir à deux reprises consa­crer beau­coup de son temps si pré­cieux ; la toute pre­mière fois c’était à LILLE lors de cette extra­or­di­naire MESSE qui a rés­son­née dans le monde entier pour nous dire » l’Eglise Catho­lique est de retour » ! La seconde fois Mon­sei­gneur m’a fait l’insigne hon­neur de me consa­crer plus d’une heure à l’Etoile du matin. Je n’étais qu’un simple laïc tota­le­ment incon­nu et pour­tant il m’a consa­cré tout ce temps dans une imper­tur­bable tran­quilli­té mal­gré l’immense foule de Lille.. Avant ces deux ren­contres pro­vi­den­tielles j’avais eu la chance de le voir offi­cier à TANANARIVE quand il est venu à MADAGASCAR sacrer Mon­sei­gneur SARTRE comme arche­vêque de la Grande Île . Il m’a par­lé tout sim­ple­ment de l’Afrique, De Mada­gas­car de tout le tra­vail mis­sion­naire qu’il y avait à faire dans ces pays. Il en par­lait avec amour et Foi avec ce sou­rire angé­lique que je lui ai tou­jours connu. Son sou­ci était de rame­ner le monde entier à Dieu .
    Cet homme de DIEU si grand dans la hié­rar­chie de l’Eglise était d’une si grande sim­pli­ci­té qui ne lais­sait aucune place à l’orgueil dont il a été si sou­vent accu­sé.
    Toute son oeuvre à démon­tré sa fidé­li­té à DIEU et son Eglise. Il n’a été infi­dèle en rien ! Il a main­te­nu la Foi dans l’Eglise. Il n’a pas vou­lu que l’on parle de lui. Il a tout fait pour Dieu et son Eglise. Il était paci­fique§ Ce sont d’autres qui ont tout chan­gé qui ont fait la Révo­lu­tion. dans l’Eglise comme elle a été faite dans la socié­té civile en 1789 !

  10. Abbé Christian LAFFARGUE dit :

    Je ne peux m’adresser – publi­que­ment via « Renais­sance catho­lique » – à un cour­riel ano­nyme qui a pour auteur « fidé­li­té»…!
    Vous pou­vez m’écrire à mon adresse : abbe.laffargue@orange.fr
    Mais vous avez la et les réponses dans mon livre («Pour l’amour de l’Eglise », éd. Fayard, 1999) qu’on peut encore se pro­cu­rer.
    Vous y lirez pour­quoi je suis entré au sémi­naire d’Ecône en Suisse, alors que Mgr Lefebvre y rési­dait et qui m’y ordon­na prêtre le 29 juin 1979, pour­quoi j’ai quit­té la Fra­ter­ni­té Saint Pie X en 1988 (fon­dant avec d’autres la Fra­ter­ni­té Saint Pierre), pour­quoi je l’ai quit­tée en 1995 rejoi­gnant le dio­cèse de Bel­ley-Ars où je suis tou­jours… Mais j’ai un grand atta­che­ment (non exclu­sif) à la Messe de mon ordi­na­tion appe­lée aujourd’hui : forme extra­or­di­naire du rite romain. Ab. L.

  11. Je ne sais ce qui s’est pas­sé, je n’ai pas mois le titre « fidé­li­té » j’ai tou­jours mis mon nom Jean-Mar­tin STEYER ; je vous prie de bien vou­loir m’en excu­ser.

  12. Barrade dit :

    DE L’OBÉISSANCE DANS L’ÉGLISE

    Plu­sieurs faits récents viennent de remettre aux devants de l’actualité, si tant est qu’elle les ait jamais quit­tés, la ques­tion cru­ciale de l’obéissance dans l’Église. Cer­tains, à l’occasion de la sor­tie conco­mi­tante de la bio­gra­phie de Dom Gérard par Yves Chi­ron et du cin­quan­te­naire du décès du Padre Pio, ont oppo­sé les déso­béis­sances qui ont mar­qué la vie du fon­da­teur de l’abbaye Sainte-Made­leine du Bar­roux depuis la qua­si fon­da­tion de Bédoin, en 1972, jusqu’à la recon­nais­sance cano­nique de 1988, à l’obéissance constante de Padre Pio sou­mis pour­tant à des per­sé­cu­tions et des déci­sions injustes. De plus, à la publi­ca­tion du livre de Mgr de Sine­ty, Il faut que des voix s’élèvent prô­nant une immi­gra­tion sans limites, et dont l’indigence intel­lec­tuelle n’est sur­pas­sée que par la suf­fi­sance clé­ri­cale, il est sou­vent répon­du : « Mais c’est la volon­té du pape ! » En 1977, un pro­tes­tant conver­ti dis­ciple du car­di­nal Jour­net, Lucien Méroz publiait un ouvrage du plus haut inté­rêt, L’obéissance dans l’Église. Aveugle ou clair­voyante, qui peut nous aider à résoudre ce dilemme.

    Les mérites de l’obéissance
    Rap­pe­lons tout d’abord qu’aucun chré­tien ne peut igno­rer la gran­deur de la ver­tu d’obéissance. Sur le plan de la foi, elle est l’imitation de la sou­mis­sion de Jésus-Christ qui nous sauve par son obéis­sance à la volon­té de son Père, rache­tant ain­si la déso­béis­sance d’Adam. C’est en rai­son de cette obéis­sance que le Christ est consti­tué prêtre de la Nou­velle alliance, tout lui étant sou­mis au ciel, sur terre et dans les enfers (Ph II, 8). Le grand sens de l’obéissance, c’est donc d’obéir au Christ comme le Christ a obéi à son Père céleste en fai­sant la volon­té du Père et non la sienne jusqu’à accep­ter la mort et la mort de la Croix. « L’obéissance est la ver­tu suprême » résume Simone Weil dans L’Enracinement. L’obéissance chré­tienne est ain­si une abso­lue sou­mis­sion de l’intelligence et de la volon­té à Dieu, révé­lé par Jésus-Christ et par son Église, qui est selon l’admirable expres­sion de Bos­suet « Jésus-Christ répan­du et com­mu­ni­qué ». Elle est ain­si consti­tuée dépo­si­taire des pou­voirs d’enseignement et de sanc­ti­fi­ca­tion que le Christ lui a confiés pour mener les hommes au Salut.

    Dis­tin­guer par­mi les actes du magis­tère
    Or comme l’explique le car­di­nal Jour­net dans L’Église du Verbe incar­né, le magis­tère doc­tri­nal de l’Église se situe à deux niveaux. Il y a tout d’abord un niveau suprême, celui de la révé­la­tion divine, de la véri­té sur­na­tu­relle que le Christ a confiée à son Église. Ce dépôt, confié aux Apôtres avec une sûre­té infaillible, a été conser­vé et déve­lop­pé de manière homo­gène tout au long de l’histoire de l’Église. Sans alté­ra­tion ni erreur, grâce à l’assistance divine pro­mise aux Apôtres : « Je serai avec vous jusqu’à la consom­ma­tion des siècles » (Mt XXVIII, 20). Ce pou­voir magis­té­riel décla­ra­tif est com­plé­té par un pou­voir magis­té­riel cano­nique dont la fonc­tion est de pro­té­ger le dépôt de la Révé­la­tion divine, de pré­pa­rer les fidèles à l’accueillir, d’organiser la vie chré­tienne par des direc­tives soit spé­cu­la­tives soit décla­ra­tives. Alors que le pou­voir magis­té­riel décla­ra­tif est assis­té d’une manière abso­lue, irré­for­mable et infaillible – c’est la voix de l’époux –, le pou­voir magis­té­riel cano­nique est assis­té d’une manière sim­ple­ment rela­tive, pru­den­tielle – c’est la voix de l’épouse.

    Concile Vati­can I Pas­tor Aeter­nus Cha­pitre 4 – Le magis­tère infaillible du Pon­tife romain
    La pri­mau­té apos­to­lique que le Pon­tife romain, en tant que suc­ces­seur de Pierre, chef des Apôtres, pos­sède dans l’Église uni­ver­selle, com­prend aus­si le pou­voir suprême du magis­tère : le Saint-Siège l’a tou­jours tenu, l’usage per­pé­tuel des Églises le prouve, et les conciles oecu­mé­niques, sur­tout ceux où l’Orient se ren­con­trait avec l’Occident dans l’union de la foi et de la cha­ri­té, l’ont décla­ré.
    Les Pères du IVe concile de Constan­ti­nople, sui­vant les traces de leurs ancêtres, émirent cette solen­nelle pro­fes­sion de foi : » La condi­tion pre­mière du salut est de gar­der la règle de la foi ortho­doxe… On ne peut, en effet, négli­ger la parole de notre Sei­gneur Jésus-Christ qui dit : “Tu es Pierre et sur cette pierre je bâti­rai mon Église” [Mt 16, 18]. Cette affir­ma­tion se véri­fie dans les faits, car la reli­gion catho­lique a tou­jours été gar­dée sans tache dans le Siège apos­to­lique. Dési­reux de ne nous sépa­rer en rien de sa foi et de sa doc­trine… nous espé­rons méri­ter de demeu­rer unis en cette com­mu­nion que prêche le Siège apos­to­lique, en qui réside, entière et vraie, la soli­di­té de la reli­gion chré­tienne «.
    Avec l’approbation du IIe concile de Lyon, les Grecs ont pro­fes­sé : » La sainte Église romaine pos­sède aus­si la pri­mau­té sou­ve­raine et l’autorité entière sur l’ensemble de l’Église catho­lique. Elle recon­naît sin­cè­re­ment et hum­ble­ment l’avoir reçue, avec la plé­ni­tude du pou­voir, du Sei­gneur lui-même, en la per­sonne du bien­heu­reux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pon­tife romain est le suc­ces­seur. Et comme elle doit, par-des­sus tout, défendre la véri­té de la foi, ain­si les ques­tions qui sur­gi­raient à pro­pos de la foi doivent être défi­nies par son juge­ment «.
    Enfin, le concile de Flo­rence a défi­ni : » Le Pon­tife romain est le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l’Église, le père et le doc­teur de tous les chré­tiens ; à lui, dans la per­sonne du bien­heu­reux Pierre, a été confié par notre Sei­gneur Jésus-Christ plein pou­voir de paître, de régir et de gou­ver­ner toute l’Église «.
    Pour s’acquitter de leur charge pas­to­rale, nos pré­dé­ces­seurs ont tra­vaillé infa­ti­ga­ble­ment à la pro­pa­ga­tion de la doc­trine salu­taire du Christ par­mi tous les peuples de la terre, et ils ont veillé avec un soin égal à sa conser­va­tion authen­tique et pure, là où elle avait été reçue. C’est pour­quoi les évêques du monde entier, tan­tôt indi­vi­duel­le­ment, tan­tôt réunis en synodes, en sui­vant la longue cou­tume des églises et les formes de la règle antique, ont com­mu­ni­qué au Siège apos­to­lique les dan­gers par­ti­cu­liers qui sur­gis­saient en matière de foi, pour que les dom­mages cau­sés à la foi fussent répa­rés là où elle ne sau­rait subir de défaillance. Les Pon­tifes romains, selon que l’exigeaient les condi­tions des temps et des choses, tan­tôt convo­quèrent des conciles oecu­mé­niques ou son­dèrent l’opinion de l’Église répan­due sur la terre, tan­tôt par des synodes par­ti­cu­liers, tan­tôt grâce à des moyens que leur four­nis­sait la Pro­vi­dence, ont défi­ni qu’on devait tenir ce qu’ils recon­nais­saient, avec l’aide de Dieu, comme conforme aux saintes Lettres et aux tra­di­tions apos­to­liques.
    Car le Saint Esprit n’a pas été pro­mis aux suc­ces­seurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révé­la­tion, une nou­velle doc­trine, mais pour qu’avec son assis­tance ils gardent sain­te­ment et exposent fidè­le­ment la révé­la­tion trans­mise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi.
    Leur doc­trine apos­to­lique a été reçue par tous les Pères véné­rés, révé­rée et sui­vie par les saints doc­teurs ortho­doxes. Ils savaient par­fai­te­ment que ce siège de Pierre demeu­rait pur de toute erreur, aux termes de la pro­messe divine de notre Sei­gneur et Sau­veur au chef de ses dis­ciples : » J’ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras reve­nu, affer­mis tes frères » [Lc 22, 32].
    Ce cha­risme de véri­té et de foi à jamais indé­fec­tible a été accor­dé par Dieu à Pierre et à ses suc­ces­seurs en cette chaire, afin qu’ils rem­plissent leur haute charge pour le salut de tous, afin que le trou­peau uni­ver­sel du Christ, écar­té des nour­ri­tures empoi­son­nées de l’erreur, soit nour­ri de l’aliment de la doc­trine céleste, afin que, toute occa­sion de schisme étant sup­pri­mée, l’Église soit conser­vée tout entière dans l’unité et qu’établie sur son fon­de­ment elle tienne ferme contre les portes de l’enfer.
    Mais comme en ce temps, qui exige au plus haut point l’efficacité salu­taire de la charge apos­to­lique, il ne manque pas l’hommes qui en contestent l’autorité, Nous avons jugé abso­lu­ment néces­saire d’affirmer solen­nel­le­ment la pré­ro­ga­tive que le Fils unique de Dieu a dai­gné joindre à la fonc­tion pas­to­rale suprême.
    C’est pour­quoi, nous atta­chant fidè­le­ment à la tra­di­tion reçue dès l’origine de la foi chré­tienne, pour la gloire de Dieu notre Sau­veur, pour l’exaltation de la reli­gion catho­lique et le salut des peuples chré­tiens, avec l’approbation du saint concile, nous ensei­gnons et défi­nis­sons comme un dogme révé­lé de Dieu :
    Le Pon­tife romain, lorsqu’il parle ex cathe­dra, c’est-à-dire lorsque, rem­plis­sant sa charge de pas­teur et de doc­teur de tous les chré­tiens, il défi­nit, en ver­tu de sa suprême auto­ri­té apos­to­lique, qu’une doc­trine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui pro­mise en la per­sonne de saint Pierre, de cette infailli­bi­li­té dont le divin Rédemp­teur a vou­lu que fût pour­vue son Église, lorsqu’elle défi­nit la doc­trine sur la foi et les mœurs. Par consé­quent, ces défi­ni­tions du Pon­tife romain sont irré­for­mables par elles-mêmes et non en ver­tu du consen­te­ment de l’Église.
    Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la pré­somp­tion de contre­dire notre défi­ni­tion, qu’il soit ana­thème

    De mau­vaises déci­sions
    Les exemples abondent ain­si dans l’Histoire de l’Église de ces mesures légis­la­tives, ver­dicts judi­ciaires, sen­tences pénales, etc. qui, loin de pro­té­ger le dépôt de la foi, le mirent en péril de manière plus ou moins ouverte. Sur ordre de Clé­ment VII, en 1535, le car­di­nal Qui­no­nez réfor­ma le bré­viaire romain. A contra­rio en 1568, le pape Pie V fit for­mel­le­ment inter­dire ce bré­viaire. En 1633, Gali­lée fut condam­né, non pas au bûcher mais plus sim­ple­ment à l’assignation à rési­dence dans une vil­la de Sienne par le Saint-Office et le pape Urbain VIII en rai­son de ses théo­ries hélio­cen­tristes. Le 31 octobre 1992, le pape Jean-Paul II, dans un dis­cours devant l’Académie Pon­ti­fi­cale des Sciences, réha­bi­li­ta la mémoire de celui qui était deve­nu, à son corps défen­dant, le sym­bole de l’obscurantisme de l’Église face aux pro­grès de la science. Le 3 avril 1969, le pape Paul VI publiait la Consti­tu­tion apos­to­lique Mis­sale Roma­num pro­mul­guant le nou­veau mis­sel romain. L’article 7 énon­çait « La Cène du Sei­gneur ou messe est la synaxe sacrée ou le ras­sem­ble­ment du peuple de dieu sous la pré­si­dence du prêtre pour célé­brer la mémoire du Sei­gneur. C’est pour­quoi, vaut émi­nem­ment pour l’assemblée locale de la sainte Église la pro­messe du Christ : “Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux” ». Devant le tol­lé déclen­ché par cette défi­ni­tion pro­tes­tante de la messe, n’évoquant en aucune manière son carac­tère sacri­fi­ciel, le Sou­ve­rain pon­tife fit modi­fier cet article 7 pour­tant régu­liè­re­ment pro­mul­gué. Les faits sont là. Plus l’Église s’éloigne de l’enseignement direct de la foi, plus elle peut souf­frir de défaillances humaines ! D’ailleurs, même dans le domaine de la foi, une défaillance qua­si géné­ra­li­sée de l’épiscopat n’est pas impos­sible, ce dont témoigne la crise arienne – Arius niant la divi­ni­té du Christ – alors que quelques évêques seule­ment (Atha­nase d’Alexandrie, Hilaire de Poi­tiers, Basile de Césa­rée) main­te­naient l’orthodoxie. Ce qui per­mit, à saint Jérôme, ce tra­gique constat : « Le monde entier, stu­pé­fait, gémit d’être arien ».

    De légi­times résis­tances à l’autorité défaillante
    La résis­tance aux direc­tives des auto­ri­tés légi­times, qui ne servent pas la trans­mis­sion ou la sau­ve­garde du dépôt de la foi, n’est jamais une révolte ins­pi­rée du libre exa­men pro­tes­tant. Elle est une sou­mis­sion réflé­chie, intel­li­gente et ferme au don­né révé­lé dont l’autorité légi­time est la gar­dienne et la ser­vante, non la maî­tresse. Le Christ lui-même le pro­clame : « La parole que vous enten­dez n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé » (Jn XIV, 24).

    Dans les années 1970, c’est à une véri­table révo­lu­tion doc­tri­nale, litur­gique et dis­ci­pli­naire qu’assistèrent, incré­dules, les laïcs du bout du banc, avant de mas­si­ve­ment le déser­ter. Par voie d’autorité, les caté­chismes tra­di­tion­nels furent inter­dits au pro­fit de par­cours caté­ché­tiques sou­vent hété­ro­doxes, tou­jours indi­gents. En 1983, le car­di­nal Rat­zin­ger, alors pré­fet de la Congré­ga­tion pour la doc­trine de la foi, dans deux confé­rences pro­non­cées l’une à Lyon, l’autre à Paris, dénon­ça « la ten­dance actuelle de subor­don­ner la véri­té à la praxis » qui abou­tit à « un anthro­po­cen­trisme radi­cal ». Il rap­pe­la « les quatre com­po­santes clas­siques » de tout caté­chisme : « Ce que le chré­tien doit croire (Sym­bole), espé­rer (Notre Père), faire (Déca­logue) et dans quel espace vital il doit l’accomplir (Sacre­ments et Église) ». Cela, alors que se mul­ti­pliaient les par­cours caté­ché­tiques niant la Résur­rec­tion du Christ, son Ascen­sion cor­po­relle dans les cieux, la vir­gi­ni­té per­pé­tuelle de Marie, la réa­li­té sacri­fi­cielle de la messe, etc. Ain­si, pen­dant des années, il fut ensei­gné comme défi­ni­tion de la messe dans le Nou­veau mis­sel des dimanches (béné­fi­ciant du Nihil obs­tat et de l’Imprimatur épis­co­pal) : « Il s’agit sim­ple­ment de faire mémoire de l’unique sacri­fice déjà accom­pli ». Il ne s’agit plus là de la défi­ni­tion d’une messe catho­lique mais de celle d’une cène pro­tes­tante. Il est un fait que la réforme litur­gique a été impo­sée de manière par­ti­cu­liè­re­ment bru­tale. En quelques mois, l’usage du Nou­vel Ordo devient obli­ga­toire, prêtres et laïcs durent renon­cer à ce qui était la trame de leur vie depuis des décen­nies. Des prêtres en mou­rurent de cha­grin, déchi­rés entre les exi­gences de la foi et celles de l’obéissance. Les plus chan­ceux obtinrent de leur curé ou de leur supé­rieur l’autorisation de célé­brer la messe de leur ordi­na­tion, sine popu­lo, à 5 h du matin dans des cryptes gla­ciales. L’usage du latin fut sup­pri­mé, les autels retour­nés, la com­mu­nion dis­tri­buée dans la main, la pré­sence réelle relé­guée, au mieux, dans une cha­pelle laté­rale, les abso­lu­tions col­lec­tives rem­pla­cèrent la confes­sion auri­cu­laire, etc. Les chan­ge­ments litur­giques appa­rurent à beau­coup comme la mani­fes­ta­tion la plus visible d’un chan­ge­ment de reli­gion. Les témoi­gnages, sur ce sujet, des conver­tis du pro­tes­tan­tisme sont impla­cables : « Je suis bien pla­cé pour flai­rer la chose, le tour de passe-passe qui s’opère pour faire glis­ser la messe romaine sur le plan luthé­rien de manière que le fidèle peu éclai­ré et peu aver­ti ne s’aperçoive pas de la sub­ti­li­té. Mais vous savez que la caque sent tou­jours le hareng et, quand je vois à la télé­vi­sion une église où se dit ce genre de messe, le hareng recon­naît la caque ». (Julien Green, Lettre au Père Dodin, 31 mars 1974).

    Les résul­tats sont là, obser­vables par tous après un demi siècle d’obéissance aux direc­tives épis­co­pales : un effon­dre­ment bru­tal de la pra­tique reli­gieuse, une igno­rance abys­sale géné­rale des véri­tés de la foi, une bana­li­sa­tion des rela­tions sexuelles hors mariage même par­mi les élèves des « meilleurs » lycées dits catho­liques. Là contre, quelques familles, quelques prêtres ont posé un acte héroïque de résis­tance appa­rente qui était en réa­li­té un acte d’obéissance à l’enseignement de l’Église, à sa doc­trine et à sa litur­gie. Ils ont conser­vé l’usage du caté­chisme tra­di­tion­nel et de la messe codi­fiée par saint Pie V. Mgr Lefebvre a été le point de cris­tal­li­sa­tion de ce malaise. Qui nie­ra cepen­dant la fécon­di­té de cette résis­tance aux­quelles les com­mu­nau­tés Eccle­sia Dei doivent leur recon­nais­sance cano­nique, l’Église la libé­ra­tion de la célé­bra­tion de la messe selon la forme extra­or­di­naire du rite romain, [Il faut arrê­ter de pro­pa­ger ce men­songe énorme de Benoit XVI, il n’y a qu’une seule forme ordi­naire du rite romain, jamais abro­gée et sa contre façon la synaxe mon­ti­nienne, nul­le­ment équi­va­lente] sans oublier le labeur apos­to­lique, mené depuis cin­quante années, par les prêtres de la Fra­ter­ni­té Saint-Pie X, plus de 600 à ce jour. Notons enfin, que les réformes conci­liaires se heur­tèrent au « sen­sus fidei » du peuple chré­tien dont un docu­ment de la Com­mis­sion théo­lo­gique inter­na­tio­nale de juin 2014 vient de rap­pe­ler qu’il est l’instinct sur­na­tu­rel que les fidèles ont pour la véri­té de l’Évangile. Guillaume Cuchet, dans son ouvrage Com­ment notre monde a ces­sé d’être chré­tien, observe que « les milieux pro­gres­sistes au sein du catho­li­cisme ont sou­vent eu des taux de trans­mis­sion de la foi plus faibles que leurs homo­logues conser­va­teurs ». Ces familles consti­tuent le cœur de ce qu’un récent numé­ro de Famille Chré­tienne appe­lait « la famille tri­den­tine », obser­vant à la fois leur vita­li­té mis­sion­naire, dont témoigne le pèle­ri­nage de Pen­te­côte, et leur fécon­di­té en terme de voca­tions sacer­do­tales et reli­gieuses.

    De trou­blantes rup­tures
    Qui nie­ra que toute conscience catho­lique un peu éclai­rée ne soit trou­blée par les évo­lu­tions ou les rup­tures, récentes, dis­ci­pli­naires ou doc­tri­nales, que cha­cun peut obser­ver dans l’Église. Nous voi­ci, en qua­rante années, à la troi­sième tra­duc­tion de la demande du Notre Père (où « Ne nous laisse pas suc­com­ber à la ten­ta­tion » est deve­nu « Ne nous sou­mets pas à la ten­ta­tion » puis « Ne nous laisse pas entrer en ten­ta­tion »). La tra­duc­tion du Cre­do en fran­çais est pour le moins dou­teuse en un point : « consub­stan­tiel » et « de même nature » n’ont pas la même signi­fi­ca­tion. Comme le notèrent Étienne Gil­son et le car­di­nal Jour­net, deux poi­reaux sont de même nature, ils ne sont pas de même sub­stance. Le Caté­chisme de saint Pie X pré­voyait expli­ci­te­ment que « l’âge où il est bon de rece­voir le sacre­ment de confir­ma­tion est celui de sept ans envi­ron ». Mal­gré cela, les direc­tives épis­co­pales demandent qu’en France ces confir­ma­tions n’aient pas lieu avant l’âge de 12/​13 ans. Les exemples sont innom­brables. On ne peut s’empêcher éga­le­ment de noter que les déci­sions mul­tiples et par­fois contra­dic­toires nuisent à la cré­di­bi­li­té de l’Institution. Quelle est la valeur de déci­sions pré­sen­tées comme devant être abso­lu­ment sui­vies, remises en cause quelques années plus tard ? Comme le disait un prêtre, refu­sant la réforme litur­gique : « Je n’ai pas été ordon­né au cirque Amar pour chan­ger de pro­gramme tous les six mois ! »

    Conclu­sion

    La ques­tion fon­da­men­tale est en fait celle du Salut. Il s’agit de savoir quel degré d’autorité est accor­dé à la parole du Christ : « Celui qui croi­ra et sera bap­ti­sé sera sau­vé. Celui qui ne croi­ra pas sera condam­né » (Mc XVI, 16) ? Décla­ra­tion com­plé­tée par une autre affir­ma­tion : « Ne croyez pas que je sois venu abo­lir la loi et les pro­phètes : je ne suis pas venu abro­ger mais par­faire » (Mt V, 17). Tout, dans l’Église, est au ser­vice de cette mis­sion ultime : le Salut des âmes. « Supre­ma lex, salus ani­ma­run » affirme le Code de droit canon. Quand, par voie d’autorité « la litur­gie et la caté­chèse sont les deux mâchoires de la tenaille avec laquelle on arrache la foi » (car­di­nal Jour­net), résis­ter aux auto­ri­tés ecclé­sias­tiques défaillantes n’est pas un droit mais le plus sacré des devoirs.

    Au regard de ces consi­dé­ra­tions géné­rales, qu’en est-il de notre pro­blé­ma­tique ori­gi­nelle : la « déso­béis­sance » de Dom Gérard contre « l’obéissance » de Padre Pio ?

    Les deux situa­tions sont, en réa­li­té, bien dif­fé­rentes. Le cas de Dom Gérard est celui d’une réponse pra­tique à une crise géné­rale qui ne tou­chait pas sa seule per­sonne et son rap­port à l’autorité légi­time mais le dépôt de la foi, la conser­va­tion de la litur­gie et des obser­vances tra­di­tion­nelles, de la doc­trine remise en cause par l’autorité. [qui n’en n’avait aucune pour se faire] Ceci vaut éga­le­ment pour Mgr Lefebvre, sans que cette rai­son consti­tue d’ailleurs un blanc-seing accor­dé à toutes les déci­sions de l’un ou de l’autre. Ces ques­tions ne furent jamais en cause dans le cas du Padre Pio. L’origine des sanc­tions prises contre lui repo­sait d’une part sur la mise en doute de la réa­li­té de ses stig­mates et d’autre part sur un conflit avec l’ordre capu­cin à pro­pos de l’attribution des fonds des­ti­nés à la construc­tion de la Mai­son du sou­la­ge­ment de la souf­france créée par le saint.

    Saint Tho­mas traite de l’obéissance comme d’une ver­tu de bien com­mun, qui trouve son fon­de­ment dans l’autorité. Le Père Labour­dette (o.p.) – 1935–1990 –, dans son com­men­taire sur l’obéissance, montre bien que le bien com­mun est déter­mi­nant dans la per­cep­tion de ce qu’est vrai­ment l’obéissance, au risque de tom­ber sinon dans une concep­tion volon­ta­riste de cette ver­tu. Il écrit ain­si : « Toute auto­ri­té vient de Dieu, est par­ti­ci­pée de l’autorité divine. Mais (…) toute auto­ri­té humaine porte direc­te­ment sur un groupe, vise essen­tiel­le­ment un bien com­mun. C’est pré­ci­sé­ment ce bien com­mun qui en fixe­ra natu­rel­le­ment l’extension et par le fait même les limites. L’autorité appel­le­ra dès lors tou­jours l’exercice, non de la seule volon­té et du bon plai­sir, mais d’une pru­dence, de ce que saint Tho­mas appelle, du nom d’une réa­li­sa­tion typique, la pru­dence royale, pru­dence de gou­ver­ne­ment d’un ensemble. » Pour saint Tho­mas, si l’obéissance a son fon­de­ment dans l’autorité (légi­time), il res­sort que le refus d’obéissance tient à l’abus de pou­voir de la part de l’autorité. Le Père Labour­dette com­mente : « Devant un abus de pou­voir, il ne sau­rait évi­dem­ment y avoir aucun devoir d’obéissance. L’ordre reçu n’a que l’apparence du pré­cepte. À consi­dé­rer les choses en soi, il n’appelle pas la sou­mis­sion, mais la résis­tance. Celle-ci ne sera cepen­dant pas tou­jours ver­tueuse. Elle s’impose sans aucun doute, si l’acte com­man­dé implique un péché ou doit léser gra­ve­ment le bien com­mun. Elle ne s’impose nul­le­ment si l’acte com­man­dé, sans être un péché, n’a d’inconvénients que pour moi-même. »

    « Le concile qui vient de s’ouvrir est comme une aurore res­plen­dis­sante qui se lève sur l’Église et, déjà, les pre­miers rayons du soleil levant emplissent nos cœurs de dou­ceur » affir­mait Jean XXIII, le 11 octobre 1962. Nous n’aurons pas la cruau­té de com­men­ter ! Le fait est que, les années qui ont sui­vi le Concile ont don­né lieu à une suc­ces­sion d’ukases pon­ti­fi­caux et épis­co­paux comme aucune période, dans l’Histoire de l’Église, n’en avait connue. Entraî­nant confu­sion et divi­sions. L’Église, qui était celle du Christ, est en fait, deve­nue sous cer­tains aspects, ce que le car­di­nal Benel­li a appe­lé « l’Église conci­liaire », à qui une obéis­sance aveugle était due. « Il est inad­mis­sible que cha­cun soit invi­té à subor­don­ner à son propre juge­ment les direc­tives venant du pape pour s’y sou­mettre ou s’y déro­ber » écri­vait, en 1975, une com­mis­sion de car­di­naux (Wright, Gar­rone et Tabe­ra) à Mgr Lefebvre. Là contre, l’obéissance dans l’Église n’est jamais aveugle ou incon­di­tion­nelle. Elle est au ser­vice de la foi trans­mise par l’Église, inal­té­rée depuis 2000 ans, confor­mé­ment au com­mo­ni­to­rium de Lérins en 428, qui enjoint de croire « ce qui tou­jours, par­tout et par tout le monde a été cru ». Ce n’est jamais le fidèle qui juge les Actes du magis­tère, c’est la Tra­di­tion de l’Église.

    Jean-Pierre Mau­gendre

    Vous pou­vez aus­si répondre à Jean-Pierre Mau­gendre ici

    Cha­pitre 3
    Pou­voir et nature de la pri­mau­té du Pon­tife romain
    C’est pour­quoi, Nous fon­dant sur le témoi­gnage évident des saintes Lettres et sui­vant les décrets expli­ci­te­ment défi­nis de nos pré­dé­ces­seurs, les Pon­tifes romains, comme des conciles géné­raux, nous renou­ve­lons la défi­ni­tion du concile oecu­mé­nique de Flo­rence, qui impose aux fidèles de croire que » le Saint-Siège apos­to­lique et le Pon­tife romain pos­sèdent la pri­mau­té sur toute la terre ; que ce Pon­tife romain est le suc­ces­seur du bien­heu­reux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l’Église, le père et le doc­teur de tous les chré­tiens ; qu’à lui, dans la per­sonne du bien­heu­reux Pierre, a été confié par notre Sei­gneur Jésus-Christ plein pou­voir de paître, de régir et de gou­ver­ner toute l’Église comme le disent les actes des conciles oecu­mé­niques et les saints canons «.
    En consé­quence, Nous ensei­gnons et décla­rons que l’Église romaine pos­sède sur toutes les autres, par dis­po­si­tion du Sei­gneur, une pri­mau­té de pou­voir ordi­naire, et que ce pou­voir de juri­dic­tion du Pon­tife romain, vrai­ment épis­co­pal, est immé­diat. Les pas­teurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, cha­cun sépa­ré­ment ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subor­di­na­tion hié­rar­chique et de vraie obéis­sance, non seule­ment dans les ques­tions qui concernent la foi et les mœurs, mais aus­si dans celles qui touchent à la dis­ci­pline et au gou­ver­ne­ment de l’Église répan­due dans le monde entier. Ain­si, en gar­dant l’unit de com­mu­nion et de pro­fes­sion de foi avec le Pon­tife romain, l’Église est un seul trou­peau sous un seul pas­teur. Telle est la doc­trine de la véri­té catho­lique, dont per­sonne ne peut s’écarter sans dan­ger pour sa foi et son salut.
    Ce pou­voir du Sou­ve­rain Pon­tife ne fait nul­le­ment obs­tacle au pou­voir de juri­dic­tion épis­co­pal ordi­naire et immé­diat, par lequel les évêques, éta­blis par l’Esprit Saint [Ac 20, 28] suc­ces­seurs des Ap6tres, paissent et gou­vernent en vrais pas­teurs cha­cun le trou­peau à lui confié. Au contraire, ce pou­voir est affir­mé, affer­mi et défen­du par le pas­teur suprême et uni­ver­sel, comme le dit saint Gré­goire le Grand : » Mon hon­neur est l’honneur de l’Église uni­ver­selle. Mon hon­neur est la force solide de mes frères. Lorsqu’on rend à cha­cun l’honneur qui lui est dû, alors je suis hono­ré «.
    Dès lors, de ce pou­voir suprême qu’a le Pon­tife romain de gou­ver­ner toute l’Église résulte pour lui le droit de com­mu­ni­quer libre­ment, dans l’exercice de sa charge, avec les pas­teurs et les trou­peaux de toute l’Église, pour pou­voir les ensei­gner et les gou­ver­ner dans la voie du salut. C’est pour­quoi nous condam­nons et réprou­vons les opi­nions de ceux qui disent qu’on peut légi­ti­me­ment empê­cher cette com­mu­ni­ca­tion du chef suprême avec les pas­teurs et les trou­peaux, ou qui l’assujettissent au pou­voir civil, en pré­ten­dant que ce qui est déci­dé par le Siège apos­to­lique ou par son auto­ri­té pour le gou­ver­ne­ment de l’Église n’a de force ni de valeur que si le pla­cet du pou­voir civil le confirme.
    Parce que le droit divin de la pri­mau­té apos­to­lique place le Pon­tife romain au-des­sus de toute l’Église, nous ensei­gnons et décla­rons encore qu’il est le juge suprême des fidèles et que, dans toutes les causes qui touchent à la juri­dic­tion ecclé­sias­tique, on peut faire recours à son juge­ment. Le juge­ment du Siège apos­to­lique, auquel aucune auto­ri­té n’est supé­rieure, ne doit être remis en ques­tion par per­sonne, et per­sonne n’a le droit de juger ses déci­sions. C’est pour­quoi ceux qui affirment qu’il est per­mis d’en appe­ler des juge­ments du Pon­tife romain au concile oecu­mé­nique comme à une auto­ri­té supé­rieure à ce Pon­tife, s’écartent du che­min de la véri­té.
    Si donc quelqu’un dit que le Pon­tife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direc­tion et non un pou­voir plé­nier et sou­ve­rain de juri­dic­tion sur toute l’Église, non seule­ment en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la dis­ci­pline et au gou­ver­ne­ment de l’Église répan­due dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus impor­tante et non la plé­ni­tude totale de ce pou­voir suprême ; ou que son pou­voir n’est pas ordi­naire ni immé­diat sur toutes et cha­cune des églises comme sur tous et cha­cun des pas­teurs et des fidèles, qu’il soit ana­thème.

    En bref : Une fausse concep­tion de l’infaillibilité issue un fausse concep­tion du Magis­tère extra­or­di­naire et ordi­naire infaillible, une fausse concep­tion de l’obéissance due au véri­table suc­ces­seur de Pierre…..il est clair que­nous résis­tons non pas au Pape, qui pro­mulgue une mau­vaise messe, qui enseigne une nou­velle reli­gion, qui démo­lit toute la contume de l’église, jusqu’au droit canon, mais à des intrus, des libé­raux, des moder­nistes, des héré­tiques, qui n’ont aucune légi­ti­mi­té pour faire ce qu’il font.

  13. Nicolas dit :

    Même si j’ai un peu de retard, je vou­lais réagir sur votre article.
    Très bon article mais Gali­lée a été condam­né pour une déso­béis­sance envers le pape Urbain VIII et non pour sa théo­rie (à l’époque c’était une théo­rie et Gali­lée n’apportait aucune preuve de ce qu’il avan­çait, le pape se doit d’être pru­dent avec les théo­ries sans preuve sur­tout quand Gali­lée vou­lait abso­lu­ment avoir l’imprimatur).

    N’ayant pas connu la période après concile Vati­can II, je ne peux que consta­ter que la lutte a dû être dif­fi­cile pour essayer de gar­der la Sainte Messe de tou­jours.
    Saint Padre Pio avait pu obte­nir l’autorisation et donc il n’a pas eu besoin de déso­béir., cer­tains n’ont pas eu cette grâce et ont dû lut­ter.

    Concer­nant Mgr Lefebvre, je n’ai tou­jours pas com­pris pour­quoi cette déso­béis­sance de 1988 (alors que j’ai com­pris qu’il avait obte­nu la per­mis­sion d’ordonner 1 ou 2 évêques et qu’il aurait pu ensuite conti­nuer à deman­der), tout comme je ne com­prends pas pour­quoi cer­tains prêtres vont vers la messe de rite latin forme ordi­naire quand ils ont pen­dant des années célé­brer la messe de tou­jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *