Lettre à l’ambassadeur de Pologne

A M. l’ambassadeur de Pologne

28 sep­tembre 2007

Mon­sieur l’ambassadeur,

La presse nous apprend ce jour le vote par le Conseil de l’Europe d’une « jour­née euro­péenne contre la peine de mort » fixée au 10 octobre. Votre gou­ver­ne­ment s’était oppo­sé à une telle ini­tia­tive dans le cadre de l’Union Euro­péenne, à moins que l’objet n’en soit élar­gi afin de deve­nir une « Jour­née de défense de la vie ». Il notait, fort à pro­pos, que la peine de mort étant abo­lie dans tous les pays de l’Union Euro­péenne, cette jour­née ne pré­sen­tait pas un carac­tère d’urgence abso­lue. En en fai­sant une jour­née de défense de la vie votre gou­ver­ne­ment jus­ti­fiait éga­le­ment sa poli­tique de pro­tec­tion de l’enfant à naître dont un des plus illustres fils de la Pologne, le pape Jean Paul II, s’était fait le défen­seur inlas­sable.

En refu­sant de voter cette motion du Conseil de l’Europe, votre gou­ver­ne­ment a pris, devant l’histoire et devant Dieu, une déci­sion cou­ra­geuse. Il a refu­sé le ridi­cule de dénon­cer une pra­tique qui, juri­di­que­ment, n’existe plus alors que, pra­ti­que­ment et léga­le­ment, elle est mon­naie cou­rante sous la forme de l’avortement et de l’euthanasie dans de nom­breux pays.

La Pologne est aujourd’hui l’honneur de l’Europe, dans la fidé­li­té à ses racines chré­tiennes. Nous vous deman­dons de trans­mettre à votre gou­ver­ne­ment toutes nos féli­ci­ta­tions pour cette atti­tude cou­ra­geuse res­pec­tueuse de la vie et de la tra­di­tion natio­nale et reli­gieuse
polo­naise. Nous for­mons des vœux pour que le petit David polo­nais triomphe du Goliath bruxel­lois.

Nous sou­hai­te­rions mettre la Pologne à l’honneur lors de la 17e Marche pour la Vie que nous orga­ni­sons le same­di 13 octobre pro­chain et qui, sous forme de pro­ces­sion aux flam­beaux, nous mène­ra de la basi­lique Notre Dame des Vic­toires à celle du Sacré-Coeur de Mont­martre où
aura lieu un Salut du Saint- Sacre­ment. Votre pré­sence nous hono­re­rait, signe de notre com­mun atta­che­ment à la défense de la vie inno­cente et de la com­mu­nau­té de valeurs qui nous unit par delà les fron­tières.

En vous remer­ciant du beau témoi­gnage de fidé­li­té et de cou­rage que donne votre pays je vous prie d’agréer, mon­sieur l’ambassadeur, l’expression de ma consi­dé­ra­tion la plus dis­tin­guée.

Jean-Pierre Mau­gendre

Pré­sident