Les sorties de Renaissance Catholique

A l’approche du cen­te­naire de la loi de sépa­ra­tion de l’Église et de l’État (1905) et alors que le monde poli­tique semble n’avoir plus pour mot d’ordre ou comme fil conduc­teur que celui de « laà¯cité », Renais­sance Catho­lique annonce que sa XIIIe Uni­ver­si­té d’été aura, pré­ci­sé­ment, pour thème, en 2004 : Le piège de la laà¯cité. Celle-ci aura lieu, comme les deux pré­cé­dentes, dans le cadre pres­ti­gieux de Grand’Maisons, à  Vil­le­preux, près de Ver­sailles, du 11 au 14 juillet 2004.

Chaque année, en effet, depuis 1992, Renais­sance Catho­lique s’attache à  com­mé­mo­rer à  sa faà§on lors de ses Uni­ver­si­tés d’été les grands (ou pré­sen­tés comme tels) évé­ne­ments dont la Répu­blique célèbre en grande pompe l’anniversaire, ou à  trai­ter de faits ou thèmes que l’actualité impose de com­men­ter pour en cor­ri­ger la pré­sen­ta­tion offi­cielle, trop poli­ti­que­ment ou his­to­ri­que­ment cor­recte.
Chaque Uni­ver­si­té fait ensuite l’objet de l’édition d’un ouvrage  »“ les « Actes »  »“ dans lequel sont repro­duites les contri­bu­tions des spé­cia­listes de renom, qu’ils soient his­to­riens, jour­na­listes, essayistes, juristes, phi­lo­sophes ou théo­lo­giens, réunis par renais­sance catho­lique pour la cir­cons­tance.

Cha­cun des ouvrages parus consti­tue sur le thème trai­té un remar­quable expo­sé  »“ un véri­table « manuel » pour­rait-on dire  »“ de ce qu’il faut connaître pour ne pas tom­ber dans le piège de la vul­gate offi­cielle, l’antidote le plus effi­cace à  la dés­in­for­ma­tion. Le tout dans une pré­sen­ta­tion agréable, facile à  lire et acces­sible à  tous.

Hor­mis Le Glaive et la Croix , mal­heu­reu­se­ment épui­sé et dis­po­nible sous forme de CD-Rom, tous ces livres sont tou­jours dis­po­nibles.

Une croix sur le nouveau monde

Le feu a été ouvert en 1992 avec Une croix sur le nou­veau monde, à l’occasion du cin­quième cen­te­naire de la décou­verte de l’Amérique. Le retour à 1492 avait sus­ci­té une cam­pagne de dif­fa­ma­tion contre les conquis­ta­dors et les mis­sion­naires du nou­veau monde : Isa­belle la catho­lique était sus­pecte d’antisémitisme, Chris­tophe Colomb res­pon­sable d’un géno­cide… Der­rière le déni­gre­ment se pro­fi­laient des arrière-pen­sées poli­tiques : le san­glot de l’homme blanc chré­tien est l’un des res­sorts acti­vés par les idéo­logues bro­car­dés par Tho­mas Mol­nar (« Les ori­gines phi­lo­so­phiques du nou­vel ordre mon­dial »). Les spé­cia­listes réunis par Renais­sance Catho­lique à l’occasion de sa pre­mière Uni­ver­si­té d’été ont fait jus­tice des légendes noires qui défi­gurent l’histoire, notam­ment Jacques Heers (« Chris­tophe Colomb, mer­ce­naire ou croi­sé ?), Jean Dumont (« L’évangélisation des Indiens d’Amérique ») et des contro­verses qui remettent en cause la légi­ti­mi­té de la voca­tion civi­li­sa­trice de l’Occident et de la mis­sion évan­gé­li­sa­trice de l’Église.

L’envers des droits de l’Homme

1993 rebon­dis­sait sur la célé­bra­tion de 1789 en nous révé­lant l’autre face de la Révo­lu­tion fran­çaise : la Ter­reur de 1793, dans L’envers des droits de l’Homme. La com­mé­mo­ra­tion du bicen­te­naire a tour­né à la confu­sion de ses orga­ni­sa­teurs. En dépit du tapage média­tique, les tra­vaux uni­ver­si­taires sus­ci­tés par le 200e anni­ver­saire des évé­ne­ments révo­lu­tion­naires ont fait connaître au grand public l’ampleur des exé­cu­tions, des des­truc­tions et des mas­sacres. Pour­tant une der­nière digue résiste, celle qui pro­tège les « géné­reux prin­cipes » de 1789, notam­ment la Décla­ra­tion des droits de l’Homme, texte fon­da­teur de nos démo­cra­ties, pour les exo­né­rer de toute res­pon­sa­bi­li­té dans les san­glants déra­pages de 1793 : la Révo­lu­tion ne serait plus un bloc. Jean de Vigue­rie (« Les ori­gines intel­lec­tuelles de la Ter­reur »), Guy Augé (« Le droit contre les Droits de l’Homme ») ou Georges-Paul Wag­ner (« Les Droits de l’Homme au crible de l’ordre natu­rel »), par­mi d’autres, mettent en pièces « l’infranchissable ligne de démar­ca­tion » que l’historiographie aca­dé­mique s’efforce de tra­cer entre la Ter­reur et les Lumières.

Le Glaive et la Croix

Avec Le Glaive et la Croix, actuel­le­ment épui­sé, une autre facette du mythe répu­bli­cain est abor­dée, d’une brû­lante actua­li­té. Face au péril que fait peser sur l’Europe chré­tienne la mon­tée de l’islamisme, nos hommes poli­tiques n’ont plus qu’un mot à la bouche : laï­ci­té. Consi­dé­rée, hier, comme une notion archaïque, héri­tée des polé­miques anti­re­li­gieuses d’un autre âge, la laï­ci­té est désor­mais célé­brée, de la droite à la gauche, comme un rem­part contre l’intolérance et la pure expres­sion du génie fran­çais. Ces actes de l’Université 1994 montrent que la civi­li­sa­tion occi­den­tale est née de l’alliance du trône et de l’autel (« L’Eglise et les deux glaives » de Jacques Heers) ou que la dis­tinc­tion entre tem­po­rel et spi­ri­tuel éta­blie par le Christ lui-même des­sine une ligne de crête entre confu­sion et sépa­ra­tion (spé­cia­le­ment « Le tem­po­rel et le spi­ri­tuel chez saint Tho­mas d’Aquin », d’Arnaud Jayr). De Constan­tin aux Inven­taires, de la réforme gré­go­rienne à la dis­pa­ri­tion des Etats pon­ti­fi­caux (Ivan Gobry), de la Consti­tu­tion civile du cler­gé aux lois Debré (Ger­main Sicard), les inter­ve­nants retracent l’histoire et les doc­trines des rela­tions du Glaive et de la Croix pour sou­li­gner l’actualité du com­bat en faveur de la res­tau­ra­tion du règne social de Jésus-Christ.

La Croix et le Croissant

1095–1995 : neuf siècles ont pas­sé depuis la pré­di­ca­tion de la pre­mière croi­sade, à Cler­mont, par Urbain II, pape fran­çais. A l’occasion de ce neu­vième cen­te­naire, les ora­teurs réunis par Renais­sance catho­lique brossent à grands traits dans La Croix et le Crois­sant le tableau de cette épo­pée avant de s’interroger sur l’attitude que l’Occident doit adop­ter face à la pous­sée du fon­da­men­ta­lisme musul­man, à l’heure où celui-ci frappe à nou­veau aux portes de la chré­tien­té. Chris­tian Mar­quant, Jean Richard, Vla­di­mir Vol­koff, Chris­tophe Peter, Jean Dumont balayent la légende noire bro­dée par les roman­tiques autour de l’aventure des croi­sés et contestent le paral­lèle que dressent les modernes entre la croi­sade chré­tienne et le dji­had musul­man. Phi­lippe Conrad, Ber­nard Lugan, Alain Che­va­lé­rias, Jacques Tré­mo­let de Vil­lers, les Pères Avril et Maz­zuc­chel­li dénoncent les mal­en­ten­dus sur les­quels repose le dia­logue isla­mo-chré­tien et montrent que les pro­grès de l’islam sont d’abord le reflet de la démis­sion spi­ri­tuelle de l’Occident chré­tien.

Qui a peur du baptême de Clovis ?

476‑1996 : le quin­zième cen­te­naire du bap­tême de Clo­vis a déclen­ché un véri­table psy­cho­drame natio­nal ! Célé­bré par un voyage de Jean-Paul II à Reims, il a dres­sé contre lui tout ce que la cause laïque compte de mili­tants dont rend compte Michel de Jae­ghere avec Qui a peur du bap­tême de Clo­vis ? Jean Bar­bey (« La monar­chie sacrée en France »), Jacques Dupâ­quier, de l’Institut (« Nais­sance d’un peuple : his­toire démo­gra­phique de la France) ou Hilaire de Cré­miers (« Nais­sance d’une nation : Clo­vis et les prin­cipes fon­da­teurs de l’identité fran­çaise ») retracent ici les cir­cons­tances du bap­tême de la France pour mieux s’interroger sur la péren­ni­té de son iden­ti­té chré­tienne et sur les motifs qui animent ceux que la médi­ta­tion de nos ori­gines a fait entrer en fureur (lire, notam­ment, de Serge de Beketch, « Les com­bats de l’anti-France »).

Le siècle de Moloch

1917–1997 : quatre-vingts ans après la Révo­lu­tion d’Octobre, le com­mu­nisme a lais­sé une trace san­glante dans l’histoire du XXe siècle, Le siècle de Moloch. Ses vic­times se comptent par dizaines de mil­lions. Il a pour­tant tou­jours bonne presse, et son pro­cès se fait attendre. De Claude Polin à Pierre Lor­rain, en pas­sant par Vla­di­mir Vol­koff, Pierre Dar­nac, l’abbé Lorans ou Pas­cal Ber­nar­din, les ora­teurs réunis par Renais­sance Catho­lique, pour cette VIe Uni­ver­si­té d’été, dressent l’effroyable bilan du com­mu­nisme, en lui oppo­sant la ferme condam­na­tion de l’Eglise. Mais ils montrent aus­si que le tota­li­ta­risme n’est pas mort avec l’union sovié­tique : il rôde encore par­mi nous sous la forme du mon­dia­lisme et de la pen­sée unique.

Europe ou Chrétienté

Europe ou Chré­tien­té, qui ras­semble sous ce thème des per­son­na­li­tés comme Jean-Marie Pau­pert, Chris­tian Bro­sio, Jean Sévil­lia, Eric Bran­ca…, affirme que l’Europe de Maas­tricht n’est pas une idée folle : c’est la per­ver­sion d’une belle idée ! Elle se pré­sente comme le réta­blis­se­ment de l’unité qui a été, au Moyen Age, celle de la chré­tien­té. Elle en est en réa­li­té la cari­ca­ture. Loin de tendre à créer entre ses peuples une com­mu­nau­té de des­tin, elle est une construc­tion tech­no­cra­tique visant à les déra­ci­ner pour en faire les proies du mon­dia­lisme mer­can­tile et athée. Les méca­nismes de cette impos­ture sont démon­tés pour en appe­ler à la res­tau­ra­tion conjointe de la nation et de la chré­tien­té.

La Repentance. Pourquoi nous ne demandons pas pardon

Sous le titre La Repen­tance. Pour­quoi nous ne deman­dons pas par­don, Renais­sance Catho­lique publie un impor­tant ouvrage sur la cam­pagne de dés­in­for­ma­tion dont l’Eglise a été l’objet à l’occasion du Jubi­lé de l’An 2000. Regrou­pant des contri­bu­tions variées (notam­ment Domi­nique Viain, l’abbé Chris­tophe Héry, Rey­nald Secher, Edouard Bou­logne, Jean Dumont) don­nées lors de la VIIIe Uni­ver­si­té d’été sur ce thème, qui n’a rien per­du de son actua­li­té, ce livre apporte une réponse claire et per­ti­nente aux calom­nies qui ont défer­lé contre l’Eglise lors du Jubi­lé. Ce livre démonte tout par­ti­cu­liè­re­ment, au tra­vers d’un brillant expo­sé de Michel De Jae­ghere, « La repen­tance, his­toire d’une mani­pu­la­tion », les méca­nismes de l’entreprise sub­ver­sive que le pou­voir média­tique a orches­trée pour trans­for­mer le par­don mutuel des fautes du pas­sé sou­hai­té par le Saint-Père en une véri­table capi­tu­la­tion de l’Eglise devant le monde. Ce livre, qui en est déjà à sa deuxième édi­tion, est un vrai suc­cès de librai­rie qu’on ne peut que vive­ment recom­man­der.

Le XXIe siècle sera-t-il musulman ?

Enfin, pour être com­plet, Renais­sance Catho­lique annonce, pour le début de l’année 2004, la sor­tie de Le XXIe siècle sera-t-il musul­man ? coor­don­né par Michel De Jae­ghere. Inté­grant les der­nières ana­lyses après les atten­tats du 11 sep­tembre 2001, ce volume nous démontre qu’il n’existe pas d’islam modé­ré. Avec six mil­lions de musul­mans sur le sol de France il nous revient de voir cette réa­li­té en face. L’islam conqué­rant s’établit dans des régions très ancien­ne­ment chré­tiennes et cette situa­tion coïn­cide mal­heu­reu­se­ment avec un moment de fai­blesse de l’Eglise et de la France. Le pas­sé montre, en effet, que les ins­ti­tu­tions qui ne croient plus à ce qu’elles sont passent faci­le­ment à l’islam (entre l’an 600 et l’an 700 un tiers de la chré­tien­té s’est conver­ti à l’islam). Une terre chré­tienne peut-elle, sans se tra­hir, accueillir dura­ble­ment l’islam sub­ver­sif (Serge de Beketch, « Islam et sub­ver­sion ») ? Tôt ou tard l’un domine l’autre et il faut se sou­mettre ou com­battre. C’est à ce défi qu’ont contri­bué Max Caban­tous (« Les ori­gines de l’islam »), Ber­nard Lugan, Phi­lippe Conrad, Pierre Dar­nac, l’abbé Bru­no Schaef­fer…