Les Mayas au risque de l’histoire

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Sommaire

  1. Pour­quoi Apo­ca­lyp­to fait-il scan­dale ?
  2. Mayas, Aztèques, Incas : qui est qui ?
  3. Les Mayas étaient-ils por­teurs d’une brillante civi­li­sa­tion ?
  4. Les Mayas étaient-ils paci­fiques ? Étaient-ils san­gui­naires ?
  5. Com­ment s’est pas­sée la conquête espa­gnole ?
  6. Com­ment connaît-on l’histoire des Mayas ?
  7. Mel Gib­son a-t-il tra­hi l’histoire de la civi­li­sa­tion maya ?

Présentation

« Un cinéaste pri­maire et pri­mi­tif » (Le Point). « Un film qu’on peut seule­ment recom­man­der aux spec­ta­teurs doués d’une tolé­rance pour la bar­ba­rie digne d’un camp de concen­tra­tion » (Los Angeles Times). Une bru­ta­li­té qui « trans­forme l’horreur en comé­die gro­tesque » (Wall street Jour­nal). Une « sur­en­chère san­glante » (Le Monde).

Dès avant sa sor­tie en France, Apo­ca­lyp­to, le film que Mel Gib­son a consa­cré au monde mys­té­rieux des Mayas a fait l’objet d’une cam­pagne de déni­gre­ment d’une rare vio­lence. Met­tant en cause les liber­tés que le cinéaste aurait prises avec l’Histoire, les porte-parole des grands médias ont dénon­cé la mise en scène cari­ca­tu­rale de la plus raf­fi­née des civi­li­sa­tions pré­co­lom­biennes, la confu­sion qu’entretiendrait son film avec des pra­tiques san­gui­naires qui auraient été, disent-ils, le seul fait des Aztèques, la jus­ti­fi­ca­tion sub­li­mi­nale de la chris­tia­ni­sa­tion du Nou­veau Monde.

Mar­tin Pel­tier a choi­si de pré­sen­ter, ici, ce que l’on sait de la civi­li­sa­tion des Mayas, en pui­sant son infor­ma­tion dans les plus récentes des publi­ca­tions des archéo­logues et des cher­cheurs, afin de per­mettre au lec­teur de déter­mi­ner qui, de Mel Gib­son ou de ses détrac­teurs, s’est ren­du cou­pable de dés­in­for­ma­tion. Il en res­sort un tableau vivant, acces­sible, nuan­cé, d’un monde haut en cou­leur, et à coup sûr très éloi­gné du mythe du bon sau­vage que la pro­pa­gande anti­ca­tho­lique a contri­bué à for­ger, depuis le XVIe siècle. Un uni­vers dont l’art raf­fi­né, l’architecture monu­men­tale, la science mathé­ma­tique et astro­no­mique ne peuvent suf­fire à dis­si­mu­ler le déla­bre­ment moral, la pra­tique de la guerre per­ma­nente, le sacri­fice humain tenu pour « la pre­mière source de régé­né­ra­tion de l’univers ». A sa lumière, la polé­mique enga­gée contre Mel Gib­son appa­raît sous son véri­table visage : celui d’une cam­pagne de dif­fa­ma­tion visant à dis­cré­di­ter un réa­li­sa­teur cou­pable de jeter, sur l’histoire, le regard d’un artiste chré­tien.

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