Les Femen : des révolutionnaires en peau de lapin !

Inter­ven­tion de Jean-Pierre Mau­gendre, pré­sident de Renais­sance Catho­lique, lors de la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée le 8 février 2014 par l’AGRIF pour deman­der la dis­so­lu­tion des Femen


Les ges­ti­cu­la­tions pro­vo­ca­trices et blas­phé­ma­toires de jeunes per­sonnes aux appâts osten­si­ble­ment exhi­bés pour­raient faire croire à mon­sieur Michu, enfin remis de ses émo­tions et sur­veillé de près par madame Michu, qu’il n’y a plus de morale.

Ce serait une gros­sière erreur ! (1)

Pas de socié­té sans morale

Les Femen ne sont, en effet, qu’une des forces qui cherchent à impo­ser à des peuples stu­pé­faits et aba­sour­dis un nou­vel ordre immo­ral en rup­ture totale avec une civi­li­sa­tion vieille de deux mil­lé­naires, repo­sant sur la conju­gai­son har­mo­nieuse de la sagesse grecque, du droit romain et des tra­di­tions bibliques et évan­gé­liques. Il s’agit d’une nou­velle reli­gion ini­tia­tique avec ses dogmes : « il est inter­dit d’interdire » ; sa devise : « jouir sans entrave » ; ses rites : les élec­tions, les rap­ports des comi­tés Théo­dule ; ses grands prêtres : le pré­sen­ta­teur du JT de 20 heures, les édi­to­ria­listes de la grande presse ; ses mythes fon­da­teurs : mai 68, « le mani­feste des 343 salopes » ; ses saints laïcs : Jean Jau­rés, le mahat­ma Gand­hi, Nel­son Man­de­la qui a droit excep­tion­nel­le­ment à un culte d’hyperdulie ; ses mères de l’église : Olympe de Gouges, Simone Veil, Simone de Beau­voir ; ses péchés irré­mis­sibles : le sexisme, l’homophobie, l’islamophobie ; son Grand Satan : l’Église catho­lique, apos­to­lique et romaine et bien sûr sa Sainte Inqui­si­tion diri­gée aujourd’hui par la tri­ni­té du mal : Tau­bi­ra, Valls et Peillon, tri­ni­té char­gée de mettre hors d’état de nuire les résis­tants à l’Ordre Nou­veau.

Car l’essentiel est là !

Toute socié­té repose sur des valeurs. L’idéologie domi­nante impose désor­mais une nou­velle vision du monde, un res­pect humain qui conduit à rou­gir de la ver­tu, de la fidé­li­té, de la tra­di­tion, comme on rou­gis­sait autre­fois de ses écarts de conduite.

De fausses rebelles

Les Femen, qui se pré­sentent comme des rebelles héroïques et « tou­chantes » selon Anne Hidal­go, ne sont en fait que des révo­lu­tion­naires en peau de lapin. Elles exhibent leurs seins. L’audace est limi­tée alors que les kiosques, en per­ma­nence, et nos plages, l’été, sont enva­his de roton­di­tés dont beau­coup font plus pitié qu’elles ne sus­citent la concu­pis­cence.

Cou­ra­geuses mais pas témé­raires, les Femen se tra­ves­tissent en reli­gieuses pour atta­quer les catho­liques de Civi­tas, agressent phy­si­que­ment Mgr Léo­nard arche­vêque de Malines-Bruxelles ain­si que le car­di­nal Rou­co Varel­la, arche­vêque de Madrid, brûlent un cru­ci­fix à Ber­lin, tron­çonnent une croix en Ukraine, pro­fanent seins nus, à Paris, la cathé­drale Notre-Dame et l’église de la Made­leine, etc., etc. Leur vin­dicte feme­line contre les reli­gions mono­théistes semble cepen­dant s’arrêter au seuil des mos­quées comme ce fut le cas à la Grande mos­quée de Paris le 20 avril 2013 où elles brû­lèrent, à l’extérieur, un dra­peau sala­fiste ce qui est sen­si­ble­ment moins dan­ge­reux que de brû­ler un coran. Quant aux syna­gogues, elles semblent heu­reu­se­ment épar­gnées.

Ces femmes sont les bouf­fonnes de la cour du roi Fran­çois, le faux débon­naire et le vrai cou­reur de guille­dou. Le roi n’a-t-il pas impo­sé le visage d’Inna Shev­chen­ko, fon­da­trice des Femen, sur nos timbres-poste après que ses ser­vices ont accor­dé à cette der­nière un per­mis de séjour, la jour­na­liste Caro­line Fou­rest s’étant occu­pée de son héber­ge­ment ? La police de Manuel Gaz ne fait pas de mise en GAV lors des inter­pel­la­tions de ces acti­vistes, et la Jus­tice de Chris­tiane Tau­bi­ra n’est pas pres­sée d’entendre ces dames. Tous les moyens sont concen­trés sur les par­ti­ci­pants de LMPT, on ne peut pas tout faire…

On a connu des pseu­do-rebelles plus insou­mises et per­sé­cu­tées !
De l’exhibitionnisme des Femen à la théo­rie du genre, en pas­sant par l’avortement libre et gra­tuit et par le « mariage pour tous », une même logique dia­bo­lique ins­pire ce nou­vel ordre immo­ral : la volon­té de bâtir un homme nou­veau déli­vré de tout déter­mi­nisme fami­lial, eth­nique, social, sexuel, natio­nal et intel­lec­tuel. Le seul déter­mi­nant sera alors, selon Vincent Peillon, l’école de la Répu­blique, « matrice qui engendre en per­ma­nence des répu­bli­cains pour faire la Répu­blique ».

La femme est l’avenir de l’homme…

C’est contre ce nou­vel ordre immo­ral tota­li­taire que nous sommes, avec nos familles, entrés en résis­tance. Face au pitoyable spec­tacle de har­pies vibrion­nantes, que ces évè­ne­ments soient enfin l’occasion pour nous de rendre hom­mage aux femmes qui sont le cœur, l’âme et l’avenir de notre civi­li­sa­tion : nos mères, nos épouses et nos filles. Elles sont les véri­tables ins­pi­ra­trices de notre civi­li­sa­tion chré­tienne et les pre­mières édu­ca­trices de nos enfants. C’est sur leur amour et leur abné­ga­tion que tout repose. C’est dire que la vic­toire est assu­rée.

Jean-Pierre Mau­gendre

(1) Cf. L’Ordre immo­ral, Actes de notre uni­ver­si­té d’été 2011


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