Le puzzle de l’intégration – Les pièces qui vous manquent

Mali­ka Sorel a vécu ses dix pre­mières années en France, avant de suivre ses parents en Algé­rie et d’y pour­suivre sa sco­la­ri­té. Après avoir ter­mi­né l’école poly­tech­nique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troi­sième cycle de Sciences Po. Pro­fes­sion­nel­le­ment elle est d’abord ingé­nieur d’affaires puis char­gée de recru­te­ment de cadres de PME. Elle est aujourd’hui membre du Haut-Conseil à l’intégration.

En 2007, elle publie Le Puzzle de l’intégration – Les pièces qui vous manquent.10000000000000FA000001809787CC10.jpg

Mali­ka Sorel ose, sur ce sujet de l’intégration soi­gneu­se­ment bali­sé par le poli­ti­que­ment cor­rect, un ouvrage cou­ra­geux, intel­li­gent et soli­de­ment argu­men­té. Il faut en effet du cou­rage pour oser écrire :

 « Si la France était l’enfer qu’on décrit, elle ne conti­nue­rait pas de sym­bo­li­ser le rêve pour les peuples rési­dant en Asie, en Afrique noire ou au Magh­reb»,- « Un migrant ne peut per­ce­voir l’utilité de l’apprentissage de la langue fran­çaise si c’est l’administration qui apprend sa langue»,

 « Un faible niveau socio-éco­no­mique n’est pas syno­nyme de dif­fi­cul­té à s’intégrer, de même qu’un niveau socio-éco­no­mique plus éle­vé est très loin de garan­tir à lui seul une bonne inté­gra­tion»,

 « La ques­tion est de savoir si la France peut admettre que les familles qui arrivent sur son sol trans­mettent à leurs enfants tous leurs repères, y com­pris ceux qui vont les pla­cer en porte-à-faux avec la socié­té d’accueil»,

 « La langue fran­çaise est por­teuse d’une vision du monde et de la socié­té qui n’est pas la même que celle que portent des langues comme le japo­nais, le chi­nois ou l’arabe»,

 « Il n’est rai­son­na­ble­ment plus pos­sible de pen­ser que ce sont sys­té­ma­ti­que­ment les Fran­çais d’origine euro­péenne qui excluent ou rejettent les autres ».

Uni­ver­si­taire fran­çaise d’origine algé­rienne, Mali­ka Sorel a cher­ché à com­prendre, sans tabous, pour­quoi des mil­lions de per­sonnes issues de l’immigration avaient tant de mal à se sen­tir fran­çaises et a for­tio­ri à être per­çues comme telles. La pre­mière moi­tié de l’ouvrage est consa­crée à une cri­tique extrê­me­ment ser­rée et argu­men­tée de la « dis­cri­mi­na­tion posi­tive » telle qu’elle existe et a échoué aux États-Unis. Mal­gré cela des idéo­logues, tou­jours en retard d’un métro sur ce qui se passe aux États-Unis, rêvent d’imposer à la France ce mode de réduc­tion des inéga­li­tés tota­le­ment étran­ger à notre tra­di­tion aus­si bien natio­nale que répu­bli­caine. Ils y voient la mar­tin­gale capable de résoudre toutes les dif­fi­cul­tés posées par l’installation de mil­lions de migrants dont l’errance semble s’être ache­vée sur la douce terre de France.

Mali­ka Sorel pousse le bon sens jusqu’à dénon­cer le pru­rit de repen­tance sans cesse renou­ve­lé de nos hommes poli­tiques et à pré­co­ni­ser le retour aux méthodes syl­la­biques d’apprentissage de la lec­ture afin que les enfants de l’immigration maî­trisent mieux la langue fran­çaise.

C’est dire si ce tra­vail est pré­cieux ! L’immense mérite du livre de Mali­ka Sorel est, en effet, d’identifier clai­re­ment le hia­tus ini­tial d’où tout pro­cède : « L’objectif de l’immigré est d’améliorer ses condi­tions de vie ; il n’est en aucun cas de rejoindre la com­mu­nau­té natio­nale du pays qui l’a accueilli ». Il se crée ain­si sur le ter­ri­toire natio­nal des com­mu­nau­tés fon­dées sur des appar­te­nances eth­niques et raciales étran­gères aux modes de vie et aux habi­tudes des popu­la­tions indi­gènes.

Des enclaves sur le sol français

Cepen­dant la réflexion de Mali­ka Sorel ne semble pas aller juqu’au bout de pré­misses si pro­met­teuses. Ain­si, évo­quer ce que le monde occi­den­tal doit aux « civi­li­sa­tions grecques et romaines, à la Renais­sance, au siècle des Lumières » c’est bien ; ne pas citer le chris­tia­nisme comme élé­ment consti­tu­tif de l’identité cultu­relle de l’Europe c’est se condam­ner à igno­rer beau­coup de choses. Com­ment ne pas être, de plus, stu­pé­fait que dans ces 268 pages consa­crées à l’immigration le mot islam ne soit pas employé une seule fois et celui de laï­ci­té usi­té avec beau­coup de par­ci­mo­nie ? Mani­fes­te­ment, l’auteur n’est pas à l’aise avec le fait reli­gieux. Ce sont pour­tant des inter­dits ou des pra­tiques d’origine reli­gieuse qui créent le plus grand nombre de fric­tions entre « de souche » et « migrants ». Les débats autour de la nour­ri­ture dans les can­tines sco­laires, les pis­cines non mixtes, les prières dans la rue du ven­dre­di, la construc­tion de mos­quées… sont quo­ti­diens et absents des réflexions de l’auteur.

Comme tant d’autres, Mali­ka Sorel iden­ti­fie la France et la Répu­blique : « Chaque fois qu’elles s’inscrivent dans le res­pect des lois et de l’idéal de la Répu­blique fran­çaise, les Fran­çais admettent les dif­fé­rences cultu­relles ». Si la France naît sur les fonts bap­tis­maux de Reims à Noël 496, sur cette longue période de quinze siècles la Répu­blique n’en repré­sente même pas deux de manière inin­ter­rom­pue. Dans Le Puzzle de l’intégration, la ques­tion reli­gieuse reste une pièce maî­tresse, tant le cultu­rel est tou­jours sous-ten­du par le reli­gieux.

Une fois de plus un ouvrage traite des moyens d’intégrer des popu­la­tions étran­gères à notre civi­li­sa­tion sans trai­ter de la ques­tion préa­lable : pour­quoi inté­grer ces popu­la­tions ? Si la réponse du point de vue du pays d’accueil est évi­dente : pour accé­der à « un vivre ensemble » apai­sé, per­sonne ne semble s’interroger sur ce qui peut moti­ver aujourd’hui, chez un migrant, une volon­té d’accéder à la natio­na­li­té fran­çaise. La moti­va­tion ne peut pas être éco­no­mique car aucune aide publique (RSA, allo­ca­tions fami­liales…) n’est accor­dée sous condi­tions de natio­na­li­té. Cepen­dant il est cer­tain que la déten­tion de la carte natio­nale d’identité rend son titu­laire inex­pul­sable et ain­si assu­ré, à vie, de pro­fi­ter, en France, de condi­tions de vie plus favo­rables que celles de ses ex-com­pa­triotes res­tés « au pays ». Les intel­lec­tuels de la droite caviar ou ceux de la gauche sau­mon sont à ce point aveu­glés par l’idée qu’ils se font de la supé­rio­ri­té de leurs valeurs et de leur mode de vie qu’ils n’imaginent pas que cer­taines popu­la­tions ne soient abso­lu­ment pas dési­reuses de deve­nir fran­çaises. Le droit du sol crée ain­si selon l’auteur, sans qu’ils ne le dési­rent, des « Fran­çais de papier » qui vivent cette récu­pé­ra­tion comme une vio­lence contre laquelle ils se dressent et qui explique la haine de nom­breux « jeunes » contre tout ce qui repré­sente, pour eux, la France : police, ser­vices publics, école… L’auteur insiste, oppor­tu­né­ment, à de nom­breuses reprises sur la néces­si­té pour les migrants de réflé­chir en leur âme et conscience à ce qu’est la France pour eux et à leur manière de rejoindre et de s’approprier l’identité fran­çaise.

Cer­tains argu­mentent (pour jus­ti­fier leur inac­tion ?) que ces popu­la­tions fini­ront par s’intégrer natu­rel­le­ment, après quelques fric­tions de réglage, comme le firent avant elles les Polo­nais, les Ita­liens ou les Por­tu­gais arri­vés en France tout au long du XXe siècle. Mali­ka Sorel ne par­tage pas cet iré­nisme. En effet il existe de nom­breuses dif­fé­rences entre les deux phé­no­mènes :

 ces immi­gra­tions d’origine euro­péenne pro­ve­naient d’une aire cultu­relle et eth­nique iden­tique à celle du pays d’accueil.

 les condi­tions de trans­port et de com­mu­ni­ca­tion ren­daient le lien avec le pays d’origine de plus en plus ténu au fil du temps. Il n’était pas ques­tion de retour­ner chaque été dans son pays d’origine ni d’en suivre l’actualité au jour le jour.

 deve­nir fran­çais c’était asso­cier son des­tin à celui d’un pays au rayon­ne­ment et à la puis­sance uni­ver­sel­le­ment recon­nus. A cet égard les repen­tances constantes et la culpa­bi­li­sa­tion per­ma­nente ne peuvent que jouer un rôle dis­sua­sif pour les éven­tuels can­di­dats à l’intégration.

 jamais ces flux migra­toires n’avaient atteint les volumes actuels, une bonne par­tie des migra­tions actuelles étant plus des migra­tions de peu­ple­ment que de tra­vail, ce qui n’a pas tou­jours été le cas

 il exis­tait des ins­tru­ments d’intégration : l’école, le ser­vice mili­taire, l’Église aujourd’hui pas­sa­ble­ment en panne.N’est-ce pas d’ailleurs une nou­velle défi­ni­tion de l’intégration qu’a vali­dée le Conseil des ministres « jus­tice et affaires inté­rieures » du 19 novembre 2004 en énon­çant comme pre­mier article des « Prin­cipes de base com­muns de l’Union euro­péenne » : « L’intégration est un pro­ces­sus dyna­mique, à double sens, de com­pro­mis réci­proque entre tous les immi­grants et rési­dents des États membres. » Qu’en termes déli­cats ces choses là sont dites…Malika Sorel se pose en héri­tière des « hus­sards noirs de la Répu­blique » et pense que la solu­tion se trouve dans la res­tau­ra­tion d’une école d’État type-IIIe Répu­blique trans­met­tant l’amour de la France aux enfants mal­gré les éven­tuelles réti­cences de leurs parents. Ce pro­gramme se heurte mal­heu­reu­se­ment à trois dif­fi­cul­tés très concrètes :

 les hus­sards noirs ont dis­pa­ru et leurs héri­tiers ont géné­ra­le­ment autant la haine de la France que leurs élèves,

 quelle France don­ner à aimer alors qu’il n’existe plus de consen­sus sur ce qui consti­tue l’identité de la France ?

 quels moyens coer­ci­tifs un État « débile » pour­ra-t-il mettre en œuvre pour se faire res­pec­ter et obéir ?On pour­ra regret­ter que l’auteur n’évoque les rela­tions pas­sées de la France avec ses colo­nies que sous un aspect néga­tif, sem­blant croire que « le peuple algé­rien (com­prendre : les musul­mans) ne se pen­sait pas fran­çais et reje­tait l’identité fran­çaise » en omet­tant que tout au long de la Guerre d’Algérie les musul­mans pré­sents dans l’armée fran­çaise ont tou­jours été beau­coup plus nom­breux que ceux enrô­lés dans les rangs du FLN, rai­son pour laquelle le géné­ral De Gaulle fit désar­mer ces sup­plé­tifs musul­mans avant de les livrer. De plus de nom­breux colo­ni­sés gardent un bon sou­ve­nir de la période colo­niale sur lequel il devrait être pos­sible de capi­ta­li­ser. Les des­cen­dants des tabors maro­cains ou des tirailleurs séné­ga­lais sont géné­ra­le­ment fiers du ser­vice de la France qu’assumèrent leurs ancêtres.Reste entière la ques­tion, cru­ciale pour l’avenir, de savoir ce que vont deve­nir les popu­la­tions qui, accep­tant les avan­tages éco­no­miques que leur pro­cure la citoyen­ne­té fran­çaise, en refusent, sciem­ment, les règles du « vivre ensemble», règles qui ne leur ont, d’ailleurs, jamais été expli­ci­te­ment for­mu­lées. Chaque ten­ta­tive de remise en cause du droit du sol ou de la mise sous condi­tions de l’octroi de la natio­na­li­té fran­çaise à la maî­trise de la langue fran­çaise ou à l’engagement public de res­pec­ter cer­taines valeurs, par exemple par une pres­ta­tion de ser­ment, déchaîne les cris d’orfraie des ligues de ver­tu.

Pour ces migrants il n’y a objec­ti­ve­ment que trois solu­tions :

 adop­ter les mœurs et les cou­tumes de leur pays d’accueil, ce que firent leurs pré­dé­ces­seurs, la France étant le pre­mier pays au monde à avoir expé­ri­men­té ce que l’on appelle pudi­que­ment la « tran­si­tion démo­gra­phique», c’est-à-dire une baisse impor­tante et volon­taire du taux de nata­li­té. Qui aujourd’hui, cepen­dant, a envie de deve­nir Fran­çais par simple amour de la France, de sa langue, de sa civi­li­sa­tion, de sa terre et de son peuple ?

 retour­ner dans leurs pays d’origine dont le sou­ve­nir est sans cesse magni­fié. Il semble qu’il y ait peu de volon­taires pour ce pour­tant si légi­time « retour au pays»,

 conti­nuer à vivre ici comme « là-bas » et ain­si lais­ser se déve­lop­per des com­mu­nau­tés étran­gères au des­tin de la France avec leurs propres lois et usages. C’est la solu­tion vers laquelle nous nous orien­tons par manque de cou­rage poli­tique mais à laquelle une part impor­tante de la popu­la­tion fran­çaise dite « de souche » est pro­fon­dé­ment réticente.L’ouvrage de Mali­ka Sorel est à lire abso­lu­ment mal­gré ce qu’il com­porte d’incomplet, le droit à cha­cun de s’installer là où il a la pos­si­bi­li­té de pro­fi­ter du maxi­mum d’avantages éco­no­miques lui sem­blant, par exemple, indis­cu­table. Mali­ka Sorel a fait, à 30 ans, le choix volon­taire et très cer­tai­ne­ment dés­in­té­res­sé de deve­nir fran­çaise. Elle aime la France et à par­tir de là tout devient pos­sible. Il semble cepen­dant que l’auteur n’ait encore fait qu’effleurer les inson­dables richesses du pays auquel elle a lié son des­tin. Aimer la France, ce n’est pas aimer une idée fut-elle géné­reuse c’est aimer une réa­li­té concrète consti­tuée de pay­sages natu­rels, d’œuvres artis­tiques, d’événements his­to­riques, d’une langue, d’un peuple et d’un des­tin par­ti­cu­liers. Augus­tin Iba­zi­zen, dans Le Tes­ta­ment d’un Ber­bère, peut nous aider à for­mu­ler ce que décou­vri­ra cer­tai­ne­ment Mali­ka Sorel si elle pour­suit sa quête à la recherche de l’âme de la France : « J’ai deux patries, une patrie char­nelle qui est ma Kaby­lie et une Patrie spi­ri­tuelle et d’élection qui est la France. Je souffre du confor­misme idéo­lo­gique qui consiste à la vili­pen­der, à la rame­ner au rang des nations méchantes, égoïstes, sec­taires, racistes, incor­ri­gibles. Je sais d’expérience que cer­tains de ses fils peuvent être tels, mais je sais aus­si tous les tré­sors qu’elle m’a ouverts. Il me suf­fit de refaire en pen­sée le sur­vol que j’ai ima­gi­né tant de fois : par­tir des tours de Notre-Dame, frô­ler la Sainte Cha­pelle, sur­vo­ler le Louvre, filer vers l’ouest, ralen­tir au-des­sus du palais de Ver­sailles, pas­ser entre les deux tours de la cathé­drale de Chartres pour venir se poser sur le doigt effi­lé du Mont-Saint-Michel et, de là, rêver de tout ce qui reste à revoir ou à décou­vrir de la royale val­lée de la Loire, avec ses châ­teaux et l’ensemble du ter­ri­toire avec ses cathé­drales, ses musées, ses labo­ra­toires, ses savants et ses saints. Com­ment appar­te­nir à un tel pays et ne pas savoir ce qu’il repré­sente ?».

Redécouvrir la France comme Psichari

Un offi­cier fran­çais, tour­men­té, retrou­va il y a un siècle la paix et redé­cou­vrit l’âme de la France, qu’une tra­di­tion fami­liale récente lui avait cachée, au contact de l’islam et de l’âpre beau­té du désert mau­ri­ta­nien. Dans deux ouvrages brû­lants, Les voix qui crient dans le désert et Le voyage du cen­tu­rion, Ernest Psi­cha­ri décrit son iti­né­raire spi­ri­tuel, dont j’extrais la réflexion sui­vante, pour ouvrir à Mali­ka Sorel de nou­veaux hori­zons, elle qui a eu le cou­rage de com­men­cer à dépla­cer la pierre du tom­beau : « Ici (dans le désert mau­ri­ta­nien) plus qu’ailleurs je veux être tout entier à cette France qui est la France de Jeanne d’Arc, de Pas­cal et de Bos­suet, qui est avant tout la France mili­taire et chré­tienne. Sin­gu­lière chose que cette liai­son éter­nelle à laquelle je reviens obs­ti­né­ment. On peut le dire sans para­doxe. Nul n’est plei­ne­ment fran­çais s’il n’est avant tout catho­lique. Ce qui est requis pour la qua­li­té de Fran­çais c’est la foi de Saint Louis et de Jeanne d’Arc sinon leur sain­te­té. »

Non­obs­tant les ana­lyses per­ti­nentes et la bonne volon­té de Mali­ka Sorel, il est à craindre que l’intégration de mil­lions d’immigrés trop nom­breux et trop étran­gers à notre civi­li­sa­tion pour s’y fondre soit deve­nue impos­sible par manque, éga­le­ment, de vita­li­té et de volon­té de notre pays. Après les émeutes de novembre 2005, le maire com­mu­niste de Vénis­sieux, André Gérin, n’hésitait pas à écrire dans un livre inti­tu­lé Les Ghet­tos de la Répu­blique : « Lorsque je dis que sont per­cep­tibles les germes d’une guerre civile, je n’exagère pas, je ne noir­cis pas le tableau. Au contraire, je suis au-des­sous de la réa­li­té.» Iné­luc­ta­ble­ment, à vue humaine, se pro­file à l’horizon la sub­mer­sion d’une nation vieille de quinze siècles dans un scé­na­rio type Camp des saints (ouvrage de Jean Ras­pail) ou, a mini­ma, la par­ti­tion, dou­lou­reuse, d’une nation qui fut une.

Jean-Pierre Mau­gendre

Le puzzle de l’intégration. Les pièces qui vous manquent, Mali­ka Sorel, Mille et une nuits 2007 (Edi­tions Arthème-Fayard), 272 pages, 14 €

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