Le diaconat permanent, alternative au sacerdoce catholique ?

4 réponses

  1. E. Cenlonrau dit :

    L’effet de ciseau entre la courbe de crois­sance de diacres per­ma­nents et des prêtres, n’est vrai que pour la ten­dance.
    Numé­ri­que­ment, on a + 2650 diacres depuis 1970, mais pour les prêtres, depuis 1970, on en a per­du com­bien ? 15000, 20000 ?

    En tout cas, mer­ci pour ce texte qui fait le tour de tous les aspects de la ques­tion. La note 9 est impres­sion­nante ; en pous­sant la logique du dia­co­nat per­ma­nent, on tue l’Église !

  2. Abbé Christian Laffargue dit :

    Article remar­quable. Mer­ci infi­ni­ment à l’auteur et à « Renais­sance catho­lique » qui nous l’offre.
    Deux remarques anec­do­tiques sur les diacres per­ma­nents.
    – Lorsqu’il y eût l’affaire Gaillot – l’évêque d’Evreux qui contre­di­sait offi­ciel­le­ment le Pape (saint) Jean-Paul II en matière de Foi et de Morale avec un fort sou­tien média­tique – et que le même Pape le dépo­sa de sa charge au bout de dix ans, la moi­tié des diacres per­ma­nents fran­çais sou­tinrent Mgr Gaillot et beau­coup mani­fes­tèrent en sa faveur devant les évê­chés…
    – Les diacres per­ma­nents qui n’ont pas grand chose à faire pen­dant les messes, agacent beau­coup de fidèles en lan­çant à la can­to­nade le « don­nez-vous la paix » en un geste sou­vent théâ­tral, alors que ce « bai­ser de paix » (appe­lé aus­si « bisou de paix») est facul­ta­tif et est don­né à la dis­cré­tion du prêtre célé­brant, le ren­dant ain­si obli­ga­toire et incon­tour­nable.
    Ab. Laf­fargue

  3. Je regrette amè­re­ment la dimi­nu­tion effroyable du nombre de prêtres depuis ce funeste concile, je regrette amè­re­ment ce nombre effarent de prêtres qui ont « défro­qués » suite à tant d’innovations au sein de notre EGLISE. Sup­pres­sion de tant de paroisses donc de tant d’enseignements des caté­chismes , donc de tant d’enfants qui n’apprennent plus à connaître ni DIEU ni son Eglise. Il ne faut pas s’étonner que notre socié­té se soit déchris­tia­ni­sée au point que notre Pays, La France, soit deve­nu une » Terre de Mis­sion ».
    Ce n’est pas l’instauration du dia­co­nat qui va chan­ger quoi que ce soit. Je consi­dère que le dia­co­nat est une demie mesure , il fait nombre. L’augmentation de ces der­niers est à peu près égale au nombre de prêtres qui « dis­pa­raissent » chaque année des sta­tis­tiques. On peut donc se dire : il n’y a rien de per­du puisque le nombre reste stable.- le nom­brez change peu mais la qua­li­té n’est plus au ren­dez-vous – un diacre ne rem­pla­ce­ra jamais un prêtre. Le prêtre nous confesse, le prêtre célèbre la Sainte Messe, le prêtre nous donne le corps de notre Sei­gneur Jésus-Christ.
    Comme nous avons tou­jours prié en famille avec nos enfants : « mon Dieu don­nez-nous beau­coup de prêtres et beau­coup de saints prêtres ».

  4. TONY dit :

    Article en effet remar­quable et à adres­ser aux Evêques ain­si qu’à ceux qui se pré­parent au dia­co­nat. Dans mon dio­cèse, on a ordon­né des mili­tants syn­di­ca­listes qui sont loin de pro­fes­ser le Cre­do et s’abstiennent du pré­cepte domi­ni­cal ; l’ordination avait été crée du remous. Quand à l’envergure intel­lec­tuel de pas mal de diacres, elle laisse à dési­rer. j’en connais deux qui sont des illet­trés mais de brave types. Une ques­tion que l’on doit se poser, pour­quoi le dia­co­nat a dis­pa­ru dans l’histoire de l’Eglise ? et pour­quoi le Concile de Trente en parle me semble t-il mais la recréa­tion n’a pas eu lieu ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *