Le cinéma n’est pas un simple divertissement

Laurent Dan­drieu sera pré­sent à  la Fête du Livre de Renais­sance Catho­lique, le 8 décembre pro­chain à  Grand’Maisons (78450 – Vil­le­preux).

En pré­pa­ra­tion à  cette dédi­cace, nous l’avons inter­ro­gé sur son Dic­tion­naire pas­sion­né du ciné­ma et lui avons deman­dé d’inviter à  sa manière un large public à  venir le ren­con­trer et pour­suivre cet entre­tien lors de cette 22ème Fête du Livre.

Nous remer­cions le jour­na­liste et cri­tique à  l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dont il tient la rubrique ciné­ma­to­gra­phique depuis 1998, pour cette agréable marque d’amitié.


Renais­sance Catho­lique : Pour­quoi avoir écrit le Dic­tion­naire pas­sion­né du ciné­ma ? (1)

Laurent Dan­drieu : Les édi­tions de l’Homme Nou­veau m’ont deman­dé de com­pi­ler en un livre les cri­tiques que j’écris depuis quinze ans pour Valeurs actuelles. Je leur ai immé­dia­te­ment pro­po­sé d’élargir ce volume, qui n’aurait trai­té que de l’actualité récente, à l’histoire du ciné­ma tout entière, d’autant que j’avais pris l’habitude, durant toutes ces années, d’écrire pour mon compte des cri­tiques sur les films clas­siques que je pou­vais être ame­né à voir, et que je dis­po­sais donc d’une solide base. Comme j’ai écrit ce livre seul, il est évident que la par­tie consa­crée aux clas­siques ne peut pré­tendre à aucune forme d’exhaustivité, ni même reflé­ter tous les films impor­tants depuis l’origine ; c’est donc un choix sub­jec­tif, une pro­me­nade dont l’itinéraire reflète mes goûts, mes tro­pismes, mes curio­si­tés par­ti­cu­lières. C’est ce qui, je l’espère, mérite à ce Dic­tion­naire son qua­li­fi­ca­tif de « pas­sion­né ». J’espère avoir fait un livre qui aide l’honnête homme ama­teur de ciné­ma à faire à la fois le tri dans la pro­fu­sion de la pro­duc­tion récente et quelques belles décou­vertes dans les clas­siques ou les films oubliés.

RC : Quel a été l’accueil de ses pre­miers lec­teurs et com­men­ta­teurs ?

L. D. : Assez posi­tif, je crois. Comme je l’espérais, les pre­mières réac­tions se sont moins foca­li­sées sur les inévi­tables manques que sur les décou­vertes que mon livre pou­vait occa­sion­ner au lec­teur. Et ils ont été sen­sibles, appa­rem­ment, à l’avantage que consti­tue, par rap­port à la plu­part des autres dic­tion­naires, le fait d’avoir été rédi­gé par un auteur unique, au point de vue clai­re­ment affir­mé, qui ana­lyse la pro­duc­tion ciné­ma­to­gra­phique avec le prisme, plu­tôt rare dans la pro­fes­sion, d’un catho­lique poli­ti­que­ment ancré à droite.

RC : Quel mes­sage sou­hai­te­riez-vous adres­ser aux lec­teurs qui vien­dront vous ren­con­trer le 8 décembre pro­chain à Vil­le­preux ?

L. D. : J’ai eu l’occasion, lors d’une inter­ven­tion à l’université d’été de Renais­sance Catho­lique, d’attirer l’attention des par­ti­ci­pants contre le risque de consi­dé­rer le ciné­ma comme un simple diver­tis­se­ment, en oubliant qu’il est sou­vent por­teur de valeurs, posi­tives ou néga­tives, pas tou­jours très clai­re­ment affir­mées, et dont l’influence n’est que plus insi­dieuse, pour le meilleur ou pour le pire. Mon livre pour­ra aider ses lec­teurs à décryp­ter ces influences, en évi­tant, je pense, deux écueils : la ten­ta­tion « récu­pé­ra­tion­niste » qui consiste à voir du spi­ri­tuel par­tout et dans tout témoi­gnage des tri­bu­la­tions humaines un mes­sage cryp­to-chré­tien – ce qui conduit à sacra­li­ser tout et n’importe quoi. Et la ten­ta­tion mora­liste, qui consiste à ne juger les films que sur des cri­tères moraux étroits, sans égard pour la vision du monde qu’ils véhi­culent impli­ci­te­ment – ten­ta­tion qui peut conduire, comme disent les Écri­tures, à « fil­trer le mou­che­ron et ava­ler le cha­meau ». Dans le Dic­tion­naire pas­sion­né du ciné­ma, je m’efforce de tenir la ligne de crête entre ces deux ten­ta­tions, et j’essaye d’y éva­luer si les films se rap­prochent un tant soit peu de la « splen­deur du vrai ».

PS : en com­plé­ment au Dic­tion­naire pas­sion­né du ciné­ma, on lira avec inté­rêt la confé­rence de Laurent Dan­drieu, « Les dix com­man­de­ments de la morale média­tique », don­née lors de l’université d’été 2011 de Renais­sance Catho­lique, désor­mais inté­grée au volume des Actes de cette uni­ver­si­té : L’Ordre immo­ral (2).

(1) Dic­tion­naire pas­sion­né du ciné­ma, Édi­tions de l’Homme Nou­veau, 1406 pages, 34,90 €. À com­man­der sur le site le l’Homme Nou­veau.

(2) L’Ordre immo­ral, Édi­tions Contre­temps, 444 pages, 22 €. À com­man­der sur ce site.


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