Le 18 novembre, dans la rue pour la famille et contre la démocratie totalitaire.

Le Conseil des ministres vient de don­ner son aval au pro­jet de loi pro­mou­vant “le mariage pour tous”, en clair la pos­si­bi­li­té pour les homo­sexuels de se marier ensemble et d’adopter des enfants. Les 300 dépu­tés socia­listes, Verts et divers gauche qui repré­sentent 25 % du corps élec­to­ral, sont déci­dés à mettre à bas une ins­ti­tu­tion aus­si ancienne que l’humanité, com­mune à toutes les civi­li­sa­tions et à toutes les reli­gions. Un aréo­page d’idéologues veut pro­cé­der, selon les dires de Chris­tiane Tau­bi­ra, Garde des Sceaux, à « une réforme de civi­li­sa­tion » pour com­plaire à une mino­ri­té qui place le désir d’enfants au-des­sus des droits de l’enfant. Effec­ti­ve­ment rem­pla­cer les termes père et mère par parent 1 et parent 2 est tout sauf ano­din.

Dans Evan­ge­lium Vitæ(§ 72), Jean-Paul II avait déjà rap­pe­lé que « la valeur de la démo­cra­tie se main­tient ou dis­pa­raît en fonc­tion des valeurs qu’elle incarne et pro­meut (…) Le fon­de­ment de ces valeurs ne peut se trou­ver dans des “majo­ri­tés” d’opinion pro­vi­soires et fluc­tuantes, mais seule­ment dans la recon­nais­sance d’une loi morale objec­tive qui, en tant que “loi natu­relle” ins­crite dans le cœur de l’homme, est une réfé­rence nor­ma­tive pour la loi civile elle-même (…) Si donc il arrive aux diri­geants d’édicter des lois (…) contraires à cet ordre moral et par consé­quent à la volon­té divine, ces dis­po­si­tions ne peuvent obli­ger en conscience. Bien plus, en pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégé­nère en oppres­sion.» Nous y sommes de manière tout à fait expli­cite lorsque Mme Tau­bi­ra, tou­jours elle, menace les maires qui en appellent à l’objection de conscience face à ce déni mani­feste de la loi natu­relle d’être sus­pen­dus ou révo­qués.

Contre ce « tota­li­ta­risme lar­vé ou sour­nois » (Evan­ge­lium Vitæ,§ 101) qui va, de plus, contre l’avis des repré­sen­tants du pays réel : auto­ri­tés reli­gieuses, asso­cia­tions fami­liales (UNAF), de nom­breux maires de France… la résis­tance est aujourd’hui le plus sacré des devoirs. L’exemple des mani­fes­ta­tions de 1984, qui virent le gou­ver­ne­ment socia­liste, lar­ge­ment majo­ri­taire à l’Assemblée Natio­nale, recu­ler face à l’opposition des parents, peut nous ser­vir d’exemple.

Dans l’unité de but, qui n’est pas l’uniformité des ini­tia­tives, appelle tous ses adhé­rents et sym­pa­thi­sants à pour­suivre le « har­cè­le­ment démo­cra­tique » et la sen­si­bi­li­sa­tion des élus, des res­pon­sables de la socié­té civile et de l’opinion publique en par­ti­ci­pant mas­si­ve­ment aux mani­fes­ta­tions et réunions orga­ni­sées pour la famille et contre le mariage homo­sexuel.

Renais­sance Catho­lique s’est tout par­ti­cu­liè­re­ment asso­ciée avec onze autres asso­cia­tions à la mani­fes­ta­tion qui, le 18 novembre pro­chain, par­ti­ra à 14 h 30 du minis­tère de la Famille (14 ave­nue Duquesne, Paris 7 – M° École mili­taire, Ségur, Cam­bronne, St-Fran­çois-Xavier) pour se rendre à l’Assemblée Natio­nale.

Nous vous y atten­dons très nom­breux pour sou­te­nir les droits de Dieu et de la famille contre la démo­cra­tie tota­li­taire et la « dic­ta­ture du rela­ti­visme » (Benoît XVI).


 

En cette fin d’année fis­cale vous pou­vez nous aider en adres­sant vos dons à :

Renais­sance Catho­lique

23 bis rue Édouard Nieu­port 92150 Sur­esnes

Tél. 01 42 04 93 20 – Cour­riel :rcatholique@wanadoo.fr

www.renaissancecatholique.org