Invitation à la Fête du Livre 2011

Chers amis,

Nous sommes heu­reux de vous invi­ter à  notre 20e Fête du Livre qui se dérou­le­ra le dimanche 27 novembre pro­chain à  Grand’Maisons (Vil­le­preux), de 11 h à  19 h. Votre pré­sence à  cet évé­ne­ment nous paraît par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante pour plu­sieurs rai­sons.

Tout d’abord à  l’approche d’échéances élec­to­rales déter­mi­nantes, et au-delà  du flot de la per­ma­nente agi­ta­tion média­ti­co-poli­tique, notre réunion veut être une contri­bu­tion active à  la néces­saire réforme intel­lec­tuelle et morale de notre pays. Le RP Argouarc’h, de la Sainte-Croix de Riau­mont, célè­bre­ra la sainte messe aux inten­tions de la France à  l’occasion du 15e cen­te­naire de la mort de Clo­vis (27 novembre 511), dont le bap­tême consti­tua aus­si celui de la France. Depuis quinze siècles, la France, grâce à  son roi, est mar­quée d’un sceau ineffaà§able qui est celui de son bap­tême dont l’actualité a été rap­pe­lée, il y a quelques années, par Jean Paul II lors de sa visite apos­to­lique en France en 1980 : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux pro­messes de ton bap­tême ?»


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Nous avons ras­sem­blé une cen­taine d’auteurs qui, d’une manière ou d’une autre, contri­buent tous à cette réforme intel­lec­tuelle et morale. Cepen­dant nous avons sou­hai­té que trois d’entre eux puissent tout par­ti­cu­liè­re­ment vous entre­te­nir de leurs tra­vaux :

* Rey­nald Secher vient de publier un magis­tral Ven­dée, du géno­cide au mémo­ri­cide qui, s’appuyant sur de mul­tiples docu­ments dont cer­tains récem­ment décou­verts à la BnF, démontre de manière irré­fu­table la volon­té du Comi­té de Salut public et de Robes­pierre « d’exterminer la Ven­dée», alors qu’elle ne repré­sen­tait plus un dan­ger pour la Répu­blique. Pour que le crime fut com­plet, il fal­lait que le géno­cide fût pro­lon­gé par un “mémo­ri­cide” c’est-à-dire par la volon­té d’effacer de la mémoire natio­nale jusqu’au sou­ve­nir de ces évé­ne­ments cri­mi­nels. Face à l’hypermnésie de cer­tains géno­cides contem­po­rains, ce tra­vail de mémoire est une œuvre de salu­bri­té publique.

* Jean-Chris­tian Petit­fils est un his­to­rien connu et recon­nu pour des bio­gra­phies de Louis XIII, Louis XIV, Louis XVI, Fou­quet, … Il nous livre aujourd’hui une bio­gra­phie de Notre Sei­gneur Jésus-Christ sobre­ment inti­tu­lée Jésus. Loin d’opposer le Christ de l’Histoire à celui de la foi, atti­tude moder­niste condam­née par la célèbre ency­clique de saint Pie X, Pas­cen­di (1907), Jean-Chris­tian Petit­fils pré­cise au contraire : « Mon livre est un livre d’historien, mais d’historien ouvert sur la foi. L’historien sait s’arrêter devant le mys­tère, il ne peut que consta­ter les faits rap­por­tés. Le Christ de la foi ne s’oppose pas au Jésus de l’histoire ». Alors que la foi est sou­vent deve­nue un vague sen­ti­men­ta­lisme, ce tra­vail apo­lo­gé­tique sur ce que l’Histoire nous apprend du Christ est de la plus haute impor­tance tant il est vrai que les connais­sances et les convic­tions acquises demeurent, cepen­dant que les sen­ti­ments, eux, varient.

* Jean Sévil­lia pour­suit son salu­taire et tou­jours argu­men­té tra­vail de réin­for­ma­tion en publiant, après le suc­cès d’un His­to­ri­que­ment cor­rect il y a huit ans, puis d’un Mora­le­ment cor­rect, un ouvrage pas­sion­nant inti­tu­lé « His­to­ri­que­ment incor­rect » qui traite de dix sujets à pro­pos des­quels l’auteur confronte la bien-pen­sance usuelle à la réa­li­té des faits. Il aborde ain­si ce que notre civi­li­sa­tion doit aux Arabes, les ques­tions de la colo­ni­sa­tion puis de la déco­lo­ni­sa­tion, mais aus­si la relec­ture de l’histoire de la Seconde Guerre mon­diale au prisme de la solu­tion finale, etc.

Livres.jpgCes ouvrages et les cen­taines d’autres qui seront pro­po­sés sont à la fois :

 des outils au ser­vice de la dif­fu­sion « du vrai, du beau et du bien»,

 des moyens de faire uti­le­ment plai­sir à l’occasion des fêtes de Noël : quoi de plus ori­gi­nal qu’un bon livre dédi­ca­cé par un bon auteur ?

 une aide appor­tée aux auteurs, édi­teurs et dif­fu­seurs qui, dans des condi­tions dif­fi­ciles, par­ti­cipent de ce com­bat intel­lec­tuel. Comme vous le savez cer­tai­ne­ment, le livre se porte mal. Der­nier exemple en date : après cinq années d’existence, le Salon du livre d’Histoire qui se tenait à Paris n’aura pas lieu cette année. Ne se main­tiennent bien sou­vent que les Salons du livre ados­sés à une col­lec­ti­vi­té ter­ri­to­riale (mai­rie, conseil géné­ral,…) qui en assure les frais de réa­li­sa­tion.

Est-il utile de pré­ci­ser que notre jour­née ne béné­fi­cie d’aucune sub­ven­tion publique et qu’elle ne vit que grâce à ses par­ti­ci­pants : visi­teurs et ache­teurs. Avec notre par­te­naire D.P.F. (Chi­ré et Duquesne-Dif­fu­sion), nous avons fait cette année le pari de votre pré­sence : pour la péren­ni­té de cet évé­ne­ment, il convient donc que vous soyez nom­breux à entou­rer nos auteurs.

Lettre d’invitationEnfin au-delà des aspects intel­lec­tuel, mili­tant et éco­no­mique, nous espé­rons faire de cette jour­née, comme les années pré­cé­dentes, un moment de ren­contres fami­liales et ami­cales. La diver­si­té (rela­tive) de nos auteurs doit per­mettre de se retrou­ver nom­breux dans l’amitié fran­çaise et l’espérance chré­tienne. C’est pour­quoi nous pro­po­sons sur place de la res­tau­ra­tion, une buvette et une gar­de­rie. Des stands de pro­duc­teurs amis vous pré­sen­te­ront leurs “breu­vages et vic­tuailles” issus de notre ter­roir avec une nou­veau­té : de l’huile d’olive de Pro­vence.

En espé­rant avoir le plai­sir de vous accueillir nom­breux, le 27 novembre pro­chain, nous vous prions d’agréer, chers amis, l’expression de nos cor­diales salu­ta­tions.

Jean-Pierre Mau­gendre, Pré­sident

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