Demain la guerre civile ?

« Le mal qui est dans le monde vient presque tou­jours de l’ignorance, et la bonne volon­té peut faire autant de dégâts que la méchan­ce­té, si elle n’est pas éclai­rée. Les hommes sont plu­tôt bons que mau­vais et en véri­té ce n’est pas la ques­tion. Mais ils ignorent plus ou moins, et c’est ce qu’on appelle ver­tu ou vice, le vice le plus déses­pé­rant étant celui de l’ignorance qui croit tout savoir et qui s’autorise alors à tuer. » Albert Camus, La peste.

Hébé­tée ou enthou­siaste, l’Europe assiste à un défer­le­ment de popu­la­tions issues du Moyen-Orient et d’Afrique d’une ampleur jamais éga­lée. L’Allemagne croit que les ingé­nieurs et les méde­cins syriens qu’elle accueille rem­pla­ce­ront les enfants qu’elle n’a pas eus. Les pays d’Europe de l’Est s’inquiètent pour leur iden­ti­té. La France s’apprête à accueillir des dizaines de mil­liers de « migrants » qui ont bien l’intention de s’installer, cer­tains d’entre eux sont des réfu­giés, qua­si­ment tous des clan­des­tins.

Un pays exsangue

Or notre pays est exsangue. La paix sociale est ache­tée dans les ban­lieues, et ailleurs, au prix d’une dette colos­sale (plus de 1000 mil­liards d’euros) dont la fac­ture sera trans­mise aux géné­ra­tions à venir. La géné­ra­tion, peu ou proue de Mai 68, qui a eu en moyenne moins de 2 enfants et qui part à la retraite vou­drait que son niveau de vie soit pré­ser­vé ; mais les coti­sants font défaut en rai­son de la déna­ta­li­té et du chô­mage, les deux phé­no­mènes étant étroi­te­ment liés.Un État, à la fois débile et tota­li­taire, applique les rigueurs de la loi à cer­tains pen­dant que d’autres béné­fi­cient d’une impu­ni­té de plus en plus mani­feste. Sur l’autoroute A1, il vaut mieux blo­quer la cir­cu­la­tion pen­dant 24 heures en occa­sion­nant 500 000 euros de dégâts que rou­ler à 135 km/​ heure. Le dis­cré­dit de l’État rejaillit, bien sûr, sur ses agents. Il est grave pour une socié­té que l’auc­to­ri­tas se réduise à la potes­tas, c’est-à-dire que le res­pect dû, en tant que tels, aux repré­sen­tants de la puis­sance en charge de la défense du bien com­mun ne soit plus qu’une obéis­sance impo­sée par la force. Le sen­ti­ment d’injustice détruit irré­mé­dia­ble­ment le lien social.

Une concep­tion idéo­lo­gi­sée de la soli­da­ri­té, qui se mani­feste dans une pres­sion fis­cale accrue à l’encontre des classes moyennes et l’installation dans l’assistanat de parts de plus en plus impor­tantes de notre popu­la­tion, décou­rage les ini­tia­tives. Les plus auda­cieux et talen­tueux quittent notre pays ou se mettent en retrait de la vie sociale, ne sou­hai­tant pas tra­vailler pour un État de plus en plus inca­pable d’assurer ses fonc­tions réga­liennes : jus­tice et sécu­ri­té.

Une jeunesse à la dérive

Inca­pable de maî­tri­ser la langue fran­çaise, étran­gère aux rites élé­men­taires de la vie en socié­té et en entre­prise (ponc­tua­li­té, pro­pre­té, obéis­sance, etc.), une jeu­nesse abê­tie par un ensei­gne­ment sco­laire défi­cient, avi­lie par la por­no­gra­phie, abru­tie par le zap­ping et une musique infer­nale oscille entre chô­mage, mini­mas sociaux et révolte.

À cette jeu­nesse il est sans cesse rap­pe­lé qu’elle est en par­tie res­pon­sable, par ses aïeux, de tous les maux qui ont frap­pé la pla­nète : l’inquisition, l’esclavage, le colo­nia­lisme, la col­la­bo­ra­tion, le racisme… Sous cet aspect elle n’aura pas trop de toute sa vie pour expier les fautes pas­sées et essayer de se faire par­don­ner.

Le « grand remplacement »

L’occasion lui en est don­née en accueillant géné­reu­se­ment les popu­la­tions orien­tales ou afri­caines qui fuient la guerre ou sim­ple­ment l’instabilité et la pau­vre­té de leur pays. Un peuple fra­gi­li­sé, dou­tant de lui-même et vieilli est som­mé d’accueillir, avec le sou­rire, une popu­la­tion jeune, tota­le­ment étran­gère à sa civi­li­sa­tion et per­sua­dée à la fois que l’avenir lui appar­tient et que l’heure de la revanche a enfin son­né. Jamais, en aucun temps ni aucun lieu, une popu­la­tion musul­mane ne s’est dura­ble­ment occi­den­ta­li­sée et donc chris­tia­ni­sée. C’est un fait ! Les odes incan­ta­toires à la laï­ci­té n’y chan­ge­ront rien.

Cazeneuve_et_les_migrants.pngSur la cha­loupe déjà sur­char­gée et qui menace de cou­ler, accueillir de nou­veaux pas­sa­gers n’est ni une « obli­ga­tion morale », selon l’expression de M. Caze­neuve, ni un acte de cha­ri­té, mais une folie. Le res­pon­sable de l’embarcation ne devra pas s’étonner que les pas­sa­gers en dan­ger s’opposent eux-mêmes à de nou­veaux embar­que­ments s’il refuse d’assumer cette res­pon­sa­bi­li­té. Il est à craindre que nous ne nous appro­chions de cette étape, cela d’autant plus que la réa­li­té est que les hommes ne sont pas inter­chan­geables. Ils ne sont pas que des pro­duc­teurs ou des consom­ma­teurs mais le fruit de civi­li­sa­tions diverses qui informent et modèlent toutes leurs vies. Ain­si la pra­tique du rama­dan avec sa fébri­li­té noc­turne et son assou­pis­se­ment diurne est incom­pa­tible avec le mode d’organisation et de fonc­tion­ne­ment de notre socié­té.

Le point de rup­ture approche entre des par­tis poli­tiques de moins en moins repré­sen­ta­tifs et le peuple fran­çais. Ain­si le Front natio­nal est le seul par­ti poli­tique à clai­re­ment refu­ser toute nou­velle vague migra­toire alors que les Fran­çais refusent très majo­ri­tai­re­ment l’arrivée de nou­veaux immi­grés dont cer­tains sont, pour d’évidentes rai­sons poli­tiques et mathé­ma­tiques, des ter­ro­ristes isla­mistes en puis­sance.

Le sursaut ?

Un des drames de notre condi­tion humaine est que les erreurs se paient et que ce sont tou­jours les plus humbles qui versent le tri­but le plus lourd à la jus­tice imma­nente des faits. Iné­luc­ta­ble­ment, cer­taines causes entraînent cer­tains effets. Plon­gée dans un bocal dont la tem­pé­ra­ture de l’eau s’élève peu à peu, la gre­nouille ne réagit pas et finit cuite. Pré­ci­pi­tée dans l’eau bouillante, elle réagit immé­dia­te­ment et saute hors de l’eau.

Les tra­giques évé­ne­ments du 11 jan­vier 2015 n’ont ser­vi à rien. La caste poli­ti­co-média­tique qui nous dirige refuse tou­jours de voir la réa­li­té en face : nous sommes en guerre avec une par­tie non négli­geable du monde musul­man qui uti­lise, c’est de bonne guerre, nos fai­blesses. Jamais un peuple, qui de plus fut un grand peuple, n’a accep­té de dis­pa­raître sans se défendre. C’est l’enjeu des années qui viennent : résis­ter au chan­ge­ment de civi­li­sa­tion en cours et pour cela nous réap­pro­prier nos propres racines vitales. Cela ne se fera pas sans dou­leurs ni grin­ce­ments de dents mais c’est la condi­tion de notre sur­vie comme peuple libre, fidèle à ses racines et maître de son des­tin. Si ce sur­saut poli­tique, cultu­rel, démo­gra­phique, spi­ri­tuel et iden­ti­taire devait ne pas avoir lieu nous rejoin­drions alors la longue liste des civi­li­sa­tions dis­pa­rues.

Jean-Pierre Mau­gendre

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1 réponse

  1. Ribus dit :

    Demain la guerre civile ?
    Tout semble per­du mais tout n’est pas per­du sinon à quoi bon écrire ? Pour détruire notre civi­li­sa­tion, il faut que les enva­his­seurs s’emparent de nos bibliothèques, de nos musées et les brûlent. Pour l’heure, nos lieux de conser­va­tion de notre civi­li­sa­tion sont intacts. Nos belles Å“uvres et nos beaux livres dorment sou­vent aux archives mais ils sont là.

    Dans une ou deux générations, si la situa­tion conti­nue de se dégrader, ce sera pos­sible. Mais, déjà une par­tie des générations présentes s’opposent vigou­reu­se­ment à ce pro­gramme funeste. Nous sommes dans le temps de la guerre idéologique et il est impératif de la rem­por­ter si l’on veut éviter de lais­ser une vraie guerre à nos enfants et petits enfants.

    L’enjeu est immense et chaque jour il faut com­battre cette idéologie luciférienne qui a pour enve­loppe le mon­dia­lisme. Je crois qu’en fait, la France et l’Europe vont connaître une seconde guerre de cent ans. Nous, les dis­si­dents d’aujourd’hui ne ver­ront pas le jour de la vic­toire car nous serons morts depuis long­temps mais notre action est déterminante.

    Ce qui se passe aujourd’hui fera par­tie de l’Histoire. Le réveil des nations, le retour au spi­ri­tuel, aux tra­di­tions, à l’enracinement. L’Europe de Bruxelles va explo­ser et s’effondrer tôt ou tard car c’est une tour de Babel en verre et en béton. Il importe de conser­ver son calme, sa luci­dité, sa détermination et sur­tout bien se sou­ve­nir des traîtres qui ont ven­du leur pays à l’étranger pour des plai­sirs, des cadeaux et de l’argent.