De la Fête des Mères à la Fête-Dieu et au-delà, on ne lâche rien !

Mani­fes­ter notre résis­tance au chan­ge­ment de civi­li­sa­tion impo­sé par une oli­gar­chie d’idéologues.


Sans sur­prise, le Conseil Consti­tu­tion­nel, dont la majo­ri­té des membres a été nom­mée par la droite libé­rale, a vali­dé la loi Tau­bi­ra ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homo­sexuels, simple étape vers l’accès à la PMA et à la GPA. Immé­dia­te­ment, le Pré­sident de la Répu­blique a pro­mul­gué cette loi – qui n’en est pas une : « Si donc il arrive aux diri­geants d’édicter des lois ou de prendre des mesures contraires à (l’) ordre moral et, par consé­quent, à la volon­té divine, ces dis­po­si­tions ne peuvent obli­ger les consciences (…) Bien plus, en pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégé­nère en oppres­sion. » (Jean XXIII, Pacem in Ter­ris). Saint Tho­mas d’Aquin avait déjà tran­ché : « Toute loi por­tée par les hommes n’a rai­son de loi que dans la mesure où elle découle de la loi natu­relle. Si elle dévie en quelque point de la loi natu­relle, ce n’est alors plus une loi mais une cor­rup­tion de la loi. » (Somme théo­lo­gique I, II, q 95, a 2). C’est pour­quoi, pro­mul­ga­tion de la loi ou pas, notre oppo­si­tion reste totale.

Le ministre Manuel Gaz per­siste dans le déni de réa­li­té en trai­tant de simple « bous­cu­lade » l’émeute du 13 mai au Tro­ca­dé­ro, qui a occa­sion­né pour un mil­lion d’euros de dégâts et n’a débou­ché que sur 38 inter­pel­la­tions de « sup­por­ters » du PSG, alors que la mani­fes­ta­tion paci­fique de La Manif Pour Tous du 24 mars n’avait entraî­né aucun dom­mage mais s’était tra­duite par 67 inter­pel­la­tions. La ques­tion est de savoir com­bien de temps va tenir un gou­ver­ne­ment dont pas un ministre ne peut se dépla­cer sans être pro­té­gé par une armée de gen­darmes mobiles et de CRS. Sans doute pas éter­nel­le­ment, car les consé­quences des vio­lences poli­cières sont par nature impré­vi­sibles, même quand il s’agit de s’attaquer à de paci­fiques « veilleurs » ou acteurs du « Prin­temps fran­çais ». printemps_francais.jpgAin­si, en 1906, la mort d’un gar­çon bou­cher (Géry Ghy­sel) lors de l’inventaire de l’église de Boes­chèpe dans le Nord avait-elle entraî­né, le len­de­main, la chute du Gou­ver­ne­ment puis l’arrêt des Inven­taires sur ordre du nou­veau ministre de l’Intérieur, cepen­dant anti­clé­ri­cal notoire, Georges Cle­men­ceau.

Selon la volon­té de leurs orga­ni­sa­teurs, les pèle­ri­nages de Pen­te­côte ont été des pèle­ri­nages de répa­ra­tion et de résis­tance. De son côté, le col­lec­tif de La Manif Pour Tous a su prendre la tête d’une incon­tes­table dyna­mique contre la loi déna­tu­rant le mariage. Sans nous ber­cer d’illusions sur sa plus emblé­ma­tique repré­sen­tante, homo­phile et favo­rable au contrat d’Union civile pour les duos homo­sexuels, nous serons pré­sents avec la France « bien éle­vée » qui célè­bre­ra la Fête des Mères dans les rues de Paris le 26 mai pro­chain. Par son ampleur, cette mani­fes­ta­tion doit témoi­gner de l’ancrage dans le temps de la résis­tance du peuple oppo­sé au chan­ge­ment de civi­li­sa­tion impo­sé par une oli­gar­chie d’idéologues.

Nous serons aus­si pré­sents aux côtés de l’Institut Civi­tas qui, le même jour mais sur un autre iti­né­raire, appelle à mani­fes­ter dans la clar­té doc­tri­nale pour le mariage, la famille et la France.civitaqs_26_mai.jpg

Le 2 juin, à l’occasion des pro­ces­sions de la Fête-Dieu dont nous espé­rons qu’elles seront cette année par­ti­cu­liè­re­ment nom­breuses, sui­vies et visibles, nous mani­fes­te­rons notre dévo­tion à Jésus Hos­tie, roi des cœurs, des intel­li­gences, des volon­tés et des socié­tés, dont seul le règne est capable d’apporter la paix à notre monde de ténèbres.

Com­ment ne pas voir une pro­vo­ca­tion du Gou­ver­ne­ment dans la pré­si­dence par Najat Val­laud-Bel­ka­cem des céré­mo­nies en l’honneur de Jeanne d’Arc célé­brées à Rouen le 25 mai, veille de la mani­fes­ta­tion du 26 ? Fran­co-maro­caine, musul­mane, mili­tante du mariage pour tous, Najat Bel­ka­cem a en effet toutes les qua­li­tés pour par­ler de la sainte patronne de la France ! Nous y serons ! On ne lâche rien ! R.C.