Culture de vie – Culture de mort – n° 101

Tiré de la revue Renais­sance Catho­lique n° 101 (Mars-Avril 2008), page 7, rubrique Com­bat pour la vie :

• Italie : Des médecins font échec à l’avortement

En Lom­bar­die, près de 7 méde­cins sur 10 sont objec­teurs de conscience. Dans cer­taines régions du sud de l’Italie, comme la Basi­li­ca­ta, ils sont 9 sur 10. Tous les mar­dis, à l’hôpital Maria­no Comese, une messe est dite dans la cha­pelle de l’établissement pour les âmes des enfants assas­si­nés. Dans cet éta­blis­se­ment, comme dans toutes les autres struc­tures hos­pi­ta­lières publiques de la pro­vince de Côme, tous les méde­cins refusent de pra­ti­quer les avor­te­ments. Une ani­ma­trice du Plan­ning fami­lial s’inquiète : “Les méde­cins de la géné­ra­tion 1968 en ont marre ou prennent leur retraite et, par­mi les nou­veaux diplô­més, le pour­cen­tage d’objecteurs est de plus en plus impor­tant”. (…).
Il n’y a plus aujourd’hui en Lom­bar­die un seul patron d’hôpital public favo­rable à l’IVG. Avant d’obtenir le cer­ti­fi­cat pour une IVG, il faut impé­ra­ti­ve­ment faire une écho­gra­phie pour que la femme puisse voir l’embryon qu’elle porte. Puis, il y a un délai de réflexion de 7 jours. Les auto­ri­tés lom­bardes ont en outre émis l’an der­nier un décret impo­sant la sépul­ture des fœtus, ce qui implique de leur don­ner un nom.
Le Centre d’aide pour la vie (CAV), très actif dans les hôpi­taux, est ani­mé par des volon­taires catho­liques, et reçoit les femmes qui veulent avor­ter. Sur les 1 400 femmes reçues l’an der­nier, 90% ont fina­le­ment déci­dé de gar­der l’enfant. (…).

Michel Jan­va, Salon Beige, 8 avril 2008

• ONU : Victoire pro-vie aux Nations Unies.

Fin février, à la confé­rence annuelle de la Com­mis­sion de l’ONU sur le Sta­tut des Femmes (CSW) à New York, on vou­lait intro­duire, sur pro­po­si­tion de la Nor­vège, la notion de l’avortement dans divers textes à rati­fier, et ceci sous la forme cryp­tée “Sexual and repro­duc­tive health and rights” (san­té et droits sexuels et de repro­duc­tion) dont tous savent qu’il inclut l’avortement, sans que ce soit dit. Jusqu’à pré­sent, ce terme n’avait jamais réus­si à entrer dans aucun docu­ment offi­ciel de l’ONU. Cette fois-ci l’attaque était de taille, puisque la grande majo­ri­té les pays euro­péens l’appuyaient –à l’exception louable de la Pologne, de Malte et de l’Irlande. Ceux-ci ont for­mé une véri­table pha­lange, en récu­pé­rant au pas­sage la Syrie, l’Iran, le Sal­va­dor et les Etats-Unis. Ce bloc pro-vie auprès de la plus haute ins­tance mon­diale fut incon­tour­nable. (…) Il y avait même un minus­cule pays qui vient seule­ment de rejoindre l’ONU, la petite île Kiri­ba­ti dans le Paci­fique, qui pro­po­sa cou­ra­geu­se­ment une nou­velle for­mule, à la place des mots tor­dus et mor­ti­fères de la Nor­vège : “Accès aux soins de base pour mamans et bébés néces­saires à leur bonne san­té”. Natu­rel­le­ment cette for­mule, radi­ca­le­ment pro-vie, ne trou­va aucun consen­sus non plus. Ain­si, au grand dam du Plan­ning Fami­lial Inter­na­tio­nal et de tous les avor­teurs du globe, dans les réso­lu­tions finales de la semaine der­nière à New York, toute réfé­rence à l’avortement a de nou­veau été évi­tée dans les docu­ments de l’ONU, grâce à un petit groupe de pays déter­mi­né et cou­ra­geux, ras­sem­blé et sou­te­nu par le Vati­can.

RU 10/​2008, 10 mars 2008 ; cf. Lifenews.com

• Etats-Unis : Les avortements diminuent.

Les Cen­ters for disease control and pre­ven­tion (Centre de contrôle et de pré­ven­tion des mala­dies) viennent de publier un rap­port concer­nant le taux de gros­sesse des ado­les­centes et le recours à l’avortement, sur la période allant de 1990 à 2004 aux Etats-Unis, dont voi­ci quelques résul­tats clés. Le pour­cen­tage d’adolescentes céli­ba­taires enceintes (en des­sous de 20 ans) a bais­sé de 15 à 12% (…). Sur 6 390 000 gros­sesses, celles qui finissent par un avor­te­ment sont plus éle­vées chez les femmes céli­ba­taires (35%) que chez les femmes mariées (6%). Néan­moins, les gros­sesses menées à terme avec nais­sance d’un enfant viable, chez les céli­ba­taires, ont aug­men­té de 43%. Le nombre d’avortements est pas­sé de 1 610 000 (sur envi­ron 6 790 000 gros­sesses) à 1 220 000 (sur envi­ron 6 390 000 gros­sesses). En moyenne, la femme amé­ri­caine est enceinte 3,2 fois dans sa vie. Les femmes his­pa­niques et les noires vivent 4,2 gros­sesses cha­cune, tan­dis que les femmes blanches connaissent 2,7 gros­sesses. 12% des gros­sesses de femmes blanches se ter­minent par un avor­te­ment ; 19% pour les his­pa­niques ; 37% pour les noires.

Ndlr. : Cette baisse est la consé­quence évi­dente d’actions de sen­si­bi­li­sa­tion per­ma­nentes, depuis plus de 20 ans, sur l’humanité de l’embryon réa­li­sées par les chré­tiens, notam­ment évan­gé­liques et catho­liques. Entre, aus­si, cer­tai­ne­ment en compte le tra­vail d’information réa­li­sé, par cer­tains Etats fédé­rés, sur les risques de l’avortement et l’existence d’alternatives. Plus en amont, un ensei­gne­ment moral sur la sexua­li­té a pro­ba­ble­ment et indi­rec­te­ment pesé posi­ti­ve­ment. Le suc­cès du film Juno témoigne de la prise de conscience que l’avortement n’est pas la solu­tion.

CPDH 17 avril 2008 ; source : The Washing­ton Post.