Abus sexuels : une réunion pour (presque) rien

13 réponses

  1. BOMMIER dit :

    Tout ceci est par­fai­te­ment juste et bien vu.
    J’ajouterai que non seule­ment la morale sexuelle est absente de l’Eglise pour l’homosexualité, mais bien sûr aus­si pour l’hétérosexualité.
    Bref, il n’y a rien à dire sur la morale sexuelle. Existe-t-elle seule­ment ?

    Je vois aus­si que toutes ces affaires de pédo­phi­lie arrivent au moment où se pré­parent à être votées les lois sur la GPA et PMA. Hasard?????? bien sûr que non.…
    Et d’ailleurs que se passe-t-il à Paris où l’archevêque a été choi­si par le pape -m’a-t-on dit- parce qu’il avait été méde­cin ? Rien, pas plus qu’à Lyon, Mar­seille ou Nantes.…
    Que se passe-t-il dans nos paroisses ? Tous les parois­siens zélés, ceux qui ont exté­rieu­re­ment une bonne conduite, non seule­ment ne se pré­ci­pitent pas pour faire arrê­ter ce débat, mais mais encore disent que ce n’est pas un pro­blème, car il y a plus grave en France.……; Et de dire que s’il fal­lait le faire, ils revo­te­raient Macron.….

    C’est bien là le plus grand drame de notre temps : aban­don total des élites à tous les niveaux. Tra­hi­son, à tous les niveaux. Les « petits » , les « sans grade » doivent nager, mar­cher, se battre tout seuls.

  2. Charles dit :

    Non, le CEC ne condamne pas l’homosexualité mais les actes homo­sexuels. C’est quand même radi­ca­le­ment dif­fé­rent. Mer­ci de res­ter fac­tuel et de ne pas défor­mer le conte­nu du CEC.

    • Lambert dit :

      Radi­ca­le­ment dif­fé­rent ? Ah bon … Je vous remer­cie de nous expli­quer la dif­fé­rence.

      • Charles dit :

        Et bien de même qu’un prêtre peut être hété­ro­sexuel et pour autant ne pas avoir de rela­tions sexuelles.

        On peut ain­si être homo­sexuel et déci­der de ne pas avoir de rela­tions sexuelles de nature homo­sexuelles. C’est d’ailleurs un des che­mins pro­po­sés par l’Eglise pour les per­sonnes homo­sexuelles : l’abstinence.

        • Lambert dit :

          Il me semble que c’est le pas­sage à l’acte qui essen­tia­lise la qua­li­fi­ca­tion. Dire qu’un prêtre est hété­ro­sexuel n’a pas de sens dès lors qu’il est sen­sé ne pas avoir de rela­tions sexuelles ou sim­ple­ment amou­reuses. C’est comme si on disait qu’il était mono­game ou poly­game. Quand la loi inter­di­sait l’homosexualité, elle ne condam­nait pas ceux qui avaient une simple atti­rance vers une per­sonne du même sexe mais ceux qui pas­saient à l’acte.

          • Charles dit :

            Il s’agit pro­ba­ble­ment d’une ques­tion de défi­ni­tion alors. Le Larousse défi­nit homosexualité/​hétérosexualité comme une atti­rance sexuelle pour les per­sonnes de même sexe/​de sexe oppo­sé. Ici il n’est pas ques­tion d’acte.
            Qu’une per­sonne abs­ti­nente (prêtre ou non) res­sente une atti­rance (ou ait déjà res­sen­ti) pour une per­sonne du sexe oppo­sé suf­fit à faire d’elle une per­sonne hété­ro­sexuelle si on se tient à la défi­ni­tion.
            Je pense que nous sommes donc d’accord sur le fond, il s’agit bien des actes homo­sexuels qui sont défi­nis par le CEC comme désor­don­nés.
            La phrase de l’auteur semble donc devoir être refor­mu­lée car si l’on s’en tient à la défi­ni­tion, elle semble bien condam­ner la ten­dance et non les actes, donc être en désac­cord avec le CEC qu’elle invoque pour­tant.
            Bref, sans doute beau­coup d’incompréhension pour pas grand chose, mais le sujet étant sen­sible, il est impor­tant d’être pré­cis si l’on veut se faire entendre.
            Mer­ci pour cet échange, et bonne soi­rée à vous.

  3. Jérôme dit :

    Voi­là les pro­pos qu’on aurait atten­dus du Pape, des pro­pos fermes et clairs sur la voca­tion sacer­do­tale qui nous auraient rame­nés 100 ans plus tôt, avant les relâ­che­ments et com­pro­mis­sions enga­gés par Vati­can II dont on recueille aujourd’hui les « bons fruits » :
    https://fsspx.news/fr/analyse-ou-sont-les-vraies-causes-des-abus-sur-les-mineurs-45457

  4. RH dit :

    Peut-être faut-il remon­ter encore de quelques crans, selon la règle dite « des 5 pour­quoi », qu’on uti­lise pour amé­lio­rer la Qua­li­té en entre­prise.
    Pour­quoi la ««culture»» homo s’est-elle répan­due dans l’Eglise ?

  5. Remy dit :

    La ten­dance homo­sexuelle n’est effec­ti­ve­ment pas un péché, tant qu’il n’y a pas pas­sage à l’acte.
    Toute ten­ta­tion n’est d’ailleurs pas un péché tant qu’on n’y cède pas.
    Néan­moins, la ten­dance homo­sexuelle, même sans pas­sage à l’acte, n’est pas ordon­née à la nature, …,
    Et il est sou­hai­table pour les inté­res­sés, que cette ten­dance, non seule­ment n’entraîne pas le pas­sage à l’acte, mais aus­si soit com­bat­tue spi­ri­tuel­le­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment, et si pos­sible gué­rie.
    Le bon­heur inté­rieur ne peut venir que lorsqu’il y a har­mo­nie dans l’être, entre sa nature et ses pul­sions, celle-ci doivent res­ter saines… La pul­sion sexuelle, bien ordon­née, est bonne et vou­lue par Dieu.
    De même pour un hété­ro­sexuel, qui aurait des fan­tasmes de luxure, de viol, ou autres folies, sans pas­ser aux actes, il est sou­hai­table que ces ten­dances, pen­sées, …, soient com­bat­tus. Nous sommes d’ailleurs tous un peu concer­nés, de part le péché ori­gi­nel.

  6. BOMMIER dit :

    C’est la notion de péché qu’il faut remettre en route.
    Y a-t-il u n péché autour du sexe ? C’est le moment de le dire et de l’enseigner à la lumière de la doc­trine de l’Eglise inchan­gée depuis tou­jours. Nos enne­mis se font forts de dire que cette notion fait par­tie de l’évolution. péché hier, ver­tu aujourd’hui.…
    Mgr Bar­ba­rin se voit écroué parce qu’il n’a pas vio­lé le secret de la confes­sion du prêtre dont on l’accuse de ne pas l’avoir dénon­cé. Etait-il en son pou­voir de lui trou­ver une autre place que celle où il était ten­té ? le secret de la confes­sion demande que même jusque là, la mesure ne doit pas être prise.
    Mais y a-t-il eu de la part de Mgr Bar­ba­rin de trai­ter ce péché à sa juste mesure ?
    Si le péché n’existe plus, que les gens ne sont pas res­pon­sables de leurs actes sexuels, alors, pour­quoi s’étonner que l’Eglise est condam­née par le pou­voir laïc ? L’Eglise n’a-t-elle pas fait un péché laïc ? celui de ne pas s’occuper des vic­times ? Celui de conti­nuer à condam­ner l’homosexualité ? Toutes ces hor­reurs pour le pou­voir laïc ? C’est bien ce que veut ce pou­voir : chan­ger la foi du peuple, que celui-ci suive les dogmes laïcs et non reli­gieux, encore moins les catho­liques.…

    • Webmaistre dit :

      Secret de confes­sion ? Vous en êtes sûr ? Car à aucun moment cela n’a été évo­qué .
      C’est même inter­dit dans l’Église qu’un supé­rieur confesse un subor­don­né (pour ne pas mélan­ger for externe et for interne) pour évi­ter jus­te­ment qu’un res­pon­sable ne puisse sanc­tion­ner un cou­pable.
      Donc, dans ce drame, il n’y a pas de pro­blème de secret de confes­sion.

  7. BOMMIER dit :

    Pour­tant quand Mon­sei­gneur Bar­ba­rin dit qu’il a enten­du le père Pey­nat lui dire devant Dieu qu’il s’engageait à ne plus recom­men­cer ses méfaits, qu’est-ce que cela veut dire ? Et que lorsqu’on lui dit quelque chose il le croit, qu’est-ce que cela veut dire ? Le car­di­nal Bar­ba­rin n’est pas un benêt, un niais, qui croit tout ce qu’on lui dit comme çà, sans aucun doute.…; sur­tout dans ce genre de déviance.… S’il croit ce que le père Pey­nat lui a dit, c’est qu’il l’a enten­du en confes­sion. Mais à aucun moment il ne le dit. Pour sau­ver le fameux secret de la confes­sion, qui est com­bat­tu aujourd’hui, bien sûr.
    On se trouve ici sur le fil du rasoir pour faire tom­ber ce secret de confes­sion.
    A nous de savoir le pro­té­ger.
    A nous , laïcs, catho­liques, pra­ti­quants de le défendre, plus encore que nos évêques qui sont prêts à tout concé­der de leur foi pour satis­faire les « droits de l’homme », et le pou­voir abso­lu de la répu­blique laïque.

    Un prêtre m’a dit un jour que si il enten­dait en confes­sion un voleur, une voleuse lui confes­ser qu’il était l’auteur du lar­cin : son porte-mon­naie per­son­nel qu’il avait mal­heu­reu­se­ment lais­sé sur son bureau, il ne devrait rien faire contre cette per­sonne, ne même prendre aucune pré­cau­tion de fer­me­ture sup­plé­men­taire, d’habitudes usuelles qu’il avait jusqu’alors. Il peut bien sûr lui deman­der et même ordon­ner de rendre le bien volé, mais sor­ti du confes­sion­nal, il ne peut plus rien.

    Dans le film ««l’auberge rouge » avec Fer­nan­del, on a une belle illus­tra­tion de la connais­sance popu­laire qu’on avait autre­fois de ce secret de la confes­sion. Et celui-ci n’est pas por­té en déri­sion. Il dirige tout le scé­na­rio, même. Ce film comique peut être une bonne ana­lyse de tout le ter­rain per­du par l’Eglise sur la foi popu­laire. Il n’y a plus de foi popu­laire. Même celle de ban­dits et d’assassins.

    Pour reve­nir au car­di­nal de Lyon, pour­quoi sem­bler avoir peur du juge­ment des hommes ?
    Quand le car­di­nal dit « heu­reu­se­ment » dans sa phrase sur le délai de péremp­tion des actes de pédo­phi­lie, ce mot est très mal enten­du et inter­pré­té par le jour­na­liste. Per­son­nel­le­ment je ne l’ai pas com­pris comme lui. J’ai enten­du cette phrase, et ai com­pris que le car­di­nal disait « heu­reu­se­ment, ces faits sont pres­crits », dans le sens où ils n’étaient plus d’actualité, c’est-à dire qu’ils appar­te­naient au pas­sé et devaient donc sous-entendre qu’ils ne s’étaient plus repro­duits par la suite. Le mot « heu­reu­se­ment » était celui de l’arrêt du mal­heur, du crime. Pas l’arrêt de la faute du cri­mi­nel. C’est comme çà que je l’ai enten­du. Pour­quoi le car­di­nal n’a pas défen­du son point de vue ? A-t-il eu peur de ne pas savoir se défendre ? C’est çà qui me trouble.…

  1. 2 mars 2019

    […] Jean-Pierre Mau­gendre, pré­sident de Renais­sance catho­lique […]

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