À contre-courant !

Depuis un an a gros­si la masse de ceux qui n’acceptent plus de se lais­ser empor­ter par les flots domi­nants de l’individualisme, de l’hédonisme et du maté­ria­lisme, et se sentent atta­qués dans leurs manières de vivre et leurs liber­tés. Aveu­glé par son idéo­lo­gie éga­li­ta­riste et mon­dia­liste, le gou­ver­ne­ment de Fran­çois Hol­lande pour­suit imper­tur­ba­ble­ment son entre­prise de démo­li­tion de la famille, seul rem­part de l’individu face au nou­veau Lévia­than qu’est l’État moderne, de réduc­tion des inéga­li­tés, qui ne sont pas tou­jours des injus­tices, par l’appauvrissement déli­bé­ré des classes moyennes, de rem­pla­ce­ment des popu­la­tions dites de souche par des popu­la­tions étran­gères à notre his­toire, à notre civi­li­sa­tion et à nos mœurs.

Une réac­tion s’est levée

Deux insur­rec­tions se sont fait jour. D’une part une résis­tance éthique et socié­tale face à la déna­tu­ra­tion du mariage. Mou­ve­ment d’une immense ampleur, essen­tiel­le­ment moti­vé par la réfé­rence, plus ou moins consciente, à une concep­tion chré­tienne de l’homme et à la croyance en un ordre natu­rel des choses. Mou­ve­ment paci­fique, non-violent, « bien éle­vé » selon l’heureuse expres­sion de Gabrielle Clu­zel, à l’origine sou­te­nu par les évêques de France, et qui, contre toute attente, per­dure dans le temps.

D’autre part, plus récem­ment, la révolte des « Bon­nets rouges » en Bre­tagne a témoi­gné du ras-le-bol fis­cal d’une popu­la­tion qui estime que son des­tin lui échappe et que les petits hommes gris de Bruxelles ont pro­gram­mé sa dis­pa­ri­tion. « Vivre et tra­vailler au pays » pour­rait être le cri de ral­lie­ment de ces irré­duc­tibles bre­tons, menés par des per­son­na­li­tés qui ne sentent ni la réac­tion ni le clé­ri­ca­lisme puisque le prin­ci­pal meneur en est Chris­tian Troa­dec, maire divers gauche de Carhaix, pays « rouge » depuis bien long­temps. Les actions de ces oppo­sants au gou­ver­ne­ment sont autre­ment mus­clées que celles des mili­tants de La Manif Pour Tous. Les uns détruisent les por­tiques éco­taxe et enva­hissent la sous-pré­fec­ture de Carhaix, les autres lâchent des poules devant l’Assemblée Natio­nale. Ce n’est pas tout à fait le même registre…

Ces révoltes prennent le risque d’être sans len­de­main, récu­pé­rées par le sys­tème, si elles ne remettent pas en cause les faux prin­cipes sur les­quels repose le monde clos du men­songe qui nous oppresse. Mais la « bana­li­sa­tion du mal », selon l’expression de Han­nah Arendt, pèse d’un poids consi­dé­rable sur les intel­li­gences et les consciences. On ne peut, à cet égard, qu’être très sur­pris, par exemple, d’entendre Laurent Wau­quiez, dépu­té maire du Puy-en-Velay, catho­lique reven­di­qué, affir­mer le 7 décembre 2013 sur Canal + qu’il fré­quente des sites por­no­gra­phiques « comme tout le monde » ou Marion Maré­chal-Le Pen faire l’apologie de la pilule contra­cep­tive à l’occasion du décès de Lucien Neu­wirth. De manière moins sur­pre­nante, la décla­ra­tion des évêques de France du 11 décembre 2013 à l’occasion des pro­chaines élec­tions muni­ci­pales ne com­porte qu’une seule mise en garde et elle est diri­gée contre les « dis­cours popu­listes ». Sui­vez mon regard…

Remon­ter aux causes

Pour les uns comme pour les autres, l’étape sui­vante serait main­te­nant, nous semble-t-il, de pou­voir pas­ser de la révolte contre les consé­quences à l’analyse des vraies causes. C’est dire l’importance des mois qui viennent afin que ces révoltes, légi­times, soient l’occasion pour leurs acteurs de décou­vrir les véri­tables ori­gines intel­lec­tuelles qui sous-tendent et génèrent les faits contre les­quels ils se dressent. N’est-ce pas d’abord fon­da­men­ta­le­ment contre le tota­li­ta­risme de l’État moderne qui pré­tend tout régen­ter que se révoltent les uns et les autres ? Ce peut être l’occasion d’une réflexion de fond sur la démo­cra­tie, la famille, les corps inter­mé­diaires, la sub­si­dia­ri­té…

Le gou­ver­ne­ment craint comme la peste la conver­gence de ces deux mou­ve­ments d’opposition. Il mul­ti­plie les atten­tions et les pré­ve­nances envers les diri­geants des « bon­nets rouges » pré­su­més de gauche et per­siste dans son mépris des res­pon­sables de La Manif Pour Tous, répu­tés de droite. La manœuvre aura-t-elle du suc­cès ? Les mois qui viennent nous le diront. Le gou­ver­ne­ment se trouve cepen­dant confron­té à une double dif­fi­cul­té : il ne peut ni reve­nir sur l’écotaxe, sur­tout uni­que­ment en Bre­tagne, impo­sée par l’Union Euro­péenne et votée à l’unanimité par le Par­le­ment, ni faire sur­veiller éter­nel­le­ment tous les por­tiques éco­taxes de France par des gen­darmes mobiles.

Le corps social dans son ensemble est à ce point vio­len­té que pas une semaine ne passe sans que telle ou telle par­tie de la popu­la­tion ne se dresse contre le gou­ver­ne­ment : pro­fes­seurs des classes pré­pa­ra­toires, pro­fes­sions libé­rales, centres équestres… De fait, le pou­voir soigne ce qui lui reste de socle élec­to­ral : les fonc­tion­naires, et en par­ti­cu­lier les ensei­gnants, en créant 60 000 postes et en sup­pri­mant le jour de carence pour les absences de mala­die, et les Fran­çais de fraîche date en main­te­nant grandes ouvertes les pompes à aspi­rer l’immigration grâce aux mul­tiples aides sociales dont béné­fi­cient les immi­grés, régu­liers ou non. Le ren­voi chez elle de la jeune koso­vare Léo­nar­da Dibra­ni a entraî­né une inter­ven­tion télé­vi­sée immé­diate du pré­sident de la Répu­blique, hon­neur auquel n’ont pas eu droit les deux para­chu­tistes tués le 9 décembre en Cen­tra­frique. Entre le retour au pays de Léo­nar­da, dont le coût de la pré­sence en France, avec sa famille, a été esti­mé à 595 000 euros, et la mort de deux de nos sol­dats en opé­ra­tion, nous savons ce qui est impor­tant pour Fran­çois Hol­lande.

De nou­velles mani­fes­ta­tions

Le début de l’année 2014 sera ponc­tué par diverses mani­fes­ta­tions de résis­tance.

Le 19 jan­vier, le col­lec­tif En Marche pour la Vie ! rap­pel­le­ra publi­que­ment les droits de l’enfant – sujet de droit et non simple objet de dési­rs – d’abord à vivre et ensuite à être éle­vé par un père et une mère. Puis, le 26 jan­vier, un Jour de colère ras­sem­ble­ra tous ceux, de plus en plus nom­breux, qui mani­fes­te­ront ain­si leur désap­pro­ba­tion de la poli­tique désas­treuse menée par Fran­çois Hol­lande, adver­saire achar­né de la famille, fos­soyeur de la libre entre­prise, agent actif de la sub­mer­sion de la France par des popu­la­tions étran­gères à son his­toire et à ses valeurs.

Face à un pou­voir étran­ger à toute notion de bien com­mun et qui ne com­prend que les rap­ports de force, nous par­ti­ci­pe­rons à ces deux évé­ne­ments et nous vous invi­tons à vous y joindre.

L’année 2014 sera ce que nous en ferons. Der­nière en date des révoltes avor­tées, ultime coup de colère sans len­de­main ou authen­tiques pré­mices d’un véri­table retour aux prin­cipes qui ont assu­ré le rayon­ne­ment et la gran­deur de la France ?

Pro­vi­den­tiel­le­ment, nous célè­bre­rons cette année le hui­tième cen­te­naire à la fois de la vic­toire de Bou­vines et de la nais­sance de Saint Louis. Phi­lippe-Auguste qui vainc, le 27 juillet 1214, avec le sou­tien des milices com­mu­nales, les troupes anglaises, le comte de Flandres et l’empereur ger­ma­nique Othon, conforte l’unité du royaume et concré­tise la revanche du peuple sur des élites infi­dèles à leurs res­pon­sa­bi­li­tés. La nais­sance de Saint Louis, le 25 avril de la même année, nous rap­pelle que nous avons au Ciel un puis­sant pro­tec­teur qui veille sur la France.
Nous croyons qu’il béni­ra nos com­bats et fus­ti­ge­ra nos lâche­tés !

Bonne et sainte année 2014 sous le regard et dans la main de Dieu !

Jean-Pierre Mau­gendre