21e Marche de prière pour la Vie

« Par son exemple, Jésus nous a lui-même mon­tré que la prière et le jeà»ne sont les armes prin­ci­pales et les plus effi­caces contre les forces du mal ( »¦) Retrou­vons donc l’humilité et le cou­rage de prier et de jeà»ner pour obte­nir, que la force qui vient du Très-Haut, fasse tom­ber les murs de trom­pe­rie et de men­songes qui cachent aux yeux de nos frères et sœurs, la nature per­verse de com­por­te­ments et de lois hos­tiles à  la vie ».


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Sep­tembre 2011

Chers amis,

Une fois encore la pause esti­vale aura été l’occasion de nou­velles avan­cées de la culture de mort en par­ti­cu­lier dans le domaine de la fin de vie. Ain­si, le doc­teur Bon­ne­mai­son, méde­cin urgen­tiste de l’hôpital de Bayonne, vient d’être mis en exa­men par le par­quet, accu­sé d’avoir « abré­gé les souf­frances » de sept patients par une injec­tion de Nor­cu­ron, pro­duit à base de curare qui entraîne la para­ly­sie des muscles res­pi­ra­toires et donc la mort par étouf­fe­ment ce qui en terme de « mort douce et pai­sible » laisse très lar­ge­ment à dési­rer. Dans ce cas pré­cis, il semble que n’existe même pas l’excuse de la demande (abso­lu­toire aux yeux du public ?) des patients eux-mêmes ou de leurs familles. La machine média­tique s’est embal­lée, deman­dant la léga­li­sa­tion de l’euthanasie ; le conseil local de l’Ordre des méde­cins a refu­sé de s’associer aux pour­suites contre le doc­teur Bon­ne­mai­son…

Une fois encore la stra­té­gie du com­pas­sion­nel tient lieu de réflexion et de prin­cipe fon­da­teur. Une fois n’est pas cou­tume dans notre épis­co­pat, l’évêque dio­cé­sain de Bayonne, Mgr Marc Aillet, est cou­ra­geu­se­ment inter­ve­nu en la fête du 15 août : « Il n’est pas conce­vable qu’un méde­cin, dont la voca­tion est de soi­gner les per­sonnes qui lui sont confiées, puisse s’arroger le droit de sup­pri­mer un patient (malade incu­rable en fin de vie, per­sonne âgée ou han­di­ca­pée, etc.) au nom d’une com­pas­sion mal com­prise (“J’ai trop sou­vent vu la pitié s’égarer” écri­vait Antoine de Saint-Exu­pé­ry…).

Certes, la confu­sion qu’entretiennent cer­tains médias est telle que beau­coup de nos conci­toyens se disent ou se croient favo­rables à l’euthanasie, alors qu’ils sont sim­ple­ment (et tout à fait légi­ti­me­ment) oppo­sés à l’acharnement thé­ra­peu­tique.

Mora­le­ment inac­cep­table, l’euthanasie, qui consiste à mettre fin à la vie d’un malade, est par­fai­te­ment illé­gale en France. L’acharnement thé­ra­peu­tique (c’est-à-dire « l’obstination dérai­son­nable » par laquelle un malade est arti­fi­ciel­le­ment main­te­nu en vie au prix d’actes inutiles et dis­pro­por­tion­nés) est éga­le­ment inter­dit par la « loi Léo­net­ti » du 22 avril 2005 qui impose au corps médi­cal la prise en charge des malades en fin de vie et l’obligation de sou­la­ger leurs souf­frances, mais la mise en œuvre de cette loi se heurte, en par­ti­cu­lier, à l’insuffisance des centres de soins pal­lia­tifs, dont le déve­lop­pe­ment devrait être une des prio­ri­tés des pou­voirs publics en France ».

Se met en place le même dis­po­si­tif que celui qui a abou­ti à la dépé­na­li­sa­tion puis à la léga­li­sa­tion et enfin au rem­bour­se­ment de l’avortement. Les méthodes de mani­pu­la­tion et de sidé­ra­tion des foules, si bien com­prises et expo­sées par Gus­tave Le Bon il y a un siècle, dans son célèbre ouvrage La psy­cho­lo­gie des foules, sont une fois de plus à l’œuvre. Toutes les figures et pro­cé­dés de la dia­lec­tique sont sol­li­ci­tés. L’amal­game asso­cie deux concepts étran­gers afin d’orienter le sens d’un des mots : eutha­na­sie = mort douce.

L’impli­ca­tion fait venir au secours de la thèse eutha­na­sique des auto­ri­tés recon­nues ou auto­pro­cla­mées : hommes poli­tiques (le maire de Mul­house), méde­cins, phi­lo­sophes. La récu­pé­ra­tion ampli­fie l’aspect com­pas­sion­nel avec retour sur l’affaire Hum­bert et autres drames de la fin de vie. Le trans­fert d’émotion uti­lise l’impact visuel des images de per­sonnes en situa­tion de pro­fonde détresse et de souf­france.

Le trans­fert de res­pon­sa­bi­li­té entre­tient la confu­sion entre eutha­na­sie et achar­ne­ment thé­ra­peu­tique sur le thème : les oppo­sants à l’euthanasie sont des monstres qui sou­tiennent l’acharnement thé­ra­peu­tique.

L’una­ni­mi­té : c’est le rôle dévo­lu aux son­dages et aux sites de sou­tien sur inter­net. Il s’agit de démon­trer que les oppo­sants à la léga­li­sa­tion de l’euthanasie sont mino­ri­taires. Le clas­sique pro­cé­dé de la répé­ti­tion sert tou­jours. Chaque drame de fin de vie per­met de relan­cer le débat. Cent fois frot­tée sur le rocher, la corde finit par cas­ser.

Là-contre, la défense de la vie appa­raît comme un tout indis­so­ciable : l’avortement, la contra­cep­tion et l’euthanasie pro­cèdent du même état d’esprit et de la même contre-culture. Cha­cun selon son cha­risme et la place que lui a confiée la Pro­vi­dence peut, et doit, défendre la vie par son témoi­gnage et par l’argumentation, voire l’influence sur les ins­tances déci­sion­naires (légis­la­teurs, méde­cins,…).

Dans cet ensemble mul­ti­forme, l’originalité de notre Marche est d’être clai­re­ment une démarche de répa­ra­tion et de prière, dans la fidé­li­té à l’enseignement de Jean-Paul II dans Evan­ge­lium Vitæ (cf. supra).

Que nos amis qui déplorent les divi­sions se ras­surent : mal­gré le suc­cès crois­sant de la Marche du mois de jan­vier, à l’organisation de laquelle nous par­ti­ci­pons, c’est à la demande ins­tante de l’ensemble des asso­cia­tions de ce Col­lec­tif que nous main­te­nons notre démarche de prière du mois d’octobre. Ces deux évé­ne­ments ne sont pas anta­go­nistes mais com­plé­men­taires.

Nous vous atten­dons donc nom­breux pour prier avec nous en famille, pour la défense de la vie humaine inno­cente, aux inten­tions des enfants tués, des mères bles­sées et des malades ou des vieillards aban­don­nés. Ceux qui ne pour­ront être avec nous phy­si­que­ment peuvent s’unir à nos prières et sou­te­nir notre com­bat en adres­sant une offrande (reçu fis­cal) et s’abonner à notre revue La Renais­sance Catho­lique.

En espé­rant de tout cœur vous comp­ter par­mi nous ce 15 octobre, je vous assure, chers amis, de mon fidèle dévoue­ment in Chris­to.

Jean-Pierre Mau­gendre, Pré­sident

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