2016 : Echecs au Nouvel Ordre Mondial ! 2017 : Espoirs et espérance.

Rien, jamais n’est écrit !

2016 devait être une année comme les autres. Une nou­velle étape vers une huma­ni­té, hédo­niste et maté­ria­liste, enfin apai­sée et pros­père car libé­rée de tous les déter­mi­nismes et toutes les super­sti­tions. Il était une fois pour toutes acquis que les nations devaient dis­pa­raître et toutes les reli­gions contri­buer à l’animation spi­ri­tuelle de la démo­cra­tie uni­ver­selle.

Des ratés imprévus.

Mais la machine à nier l’identité des peuples a connu des défaillances.
Le tru­blion Donald Trump a été élu pré­sident des États-Unis d’Amérique contre l’ensemble de la classe poli­ti­co média­tique. Si avec lui le meilleur reste pos­sible, avec Hil­la­ry Clin­ton le pire était cer­tain !

Les Bri­tan­niques ont fait le choix de sor­tir de l’Union Euro­péenne et, incroyable, le nou­veau gou­ver­ne­ment de Thé­ré­sa May s’est enga­gé à res­pec­ter la volon­té popu­laire. Alors que comme un vul­gaire Sar­ko­zy à pro­pos de la Consti­tu­tion euro­péenne, elle aurait pu faire approu­ver par les Chambres ce que le peuple avait reje­té.

La Rus­sie, la Hon­grie, la Pologne renouent publi­que­ment avec les racines chré­tiennes de leur his­toire. Le 19 novembre, dans un grand concours de peuple, les évêques de Pologne, le Pré­sident de la Répu­blique, le Pre­mier ministre, les pré­si­dents de la Diète et du Sénat ont solen­nel­le­ment recon­nu le Christ comme « Roi et sei­gneur de la Pologne ». Le 21 octobre c’est le Dr Pedro Pablo Kuc­zyns­ki, Pré­sident de la Répu­blique du Pérou qui avait consa­cré son pays au Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur Imma­cu­lé de Marie.

des-syriens-celebrent-a-alep-la-reprise-de-la-ville-par-l-armee-reguliere-le-22-decembre-2016-2.jpgLa reprise d’Alep par l’armée syrienne est une vic­toire contre l’État Isla­mique. C’est un motif d’espérance pour les chré­tiens de Syrie chas­sés de leurs terres ances­trales, dans le silence assour­dis­sant des auto­ri­tés morales auto pro­cla­mées.

En France un cer­tain nombre des prin­ci­paux res­pon­sables de notre situa­tion actuelle ont été virés manu popu­li (Alain Jup­pé, Nico­las Sar­ko­zy) ou n’ont même pas eu le cou­rage, ou l’inconscience, de défendre leur bilan, devant le peuple fran­çais (Fran­çois Hol­lande). L’élection, nette, de Fran­çois Fillon comme can­di­dat des Répu­bli­cains à la pro­chaine élec­tion pré­si­den­tielle repose sur une ambi­guï­té dont on ignore quand elle sera levée. C’est le notable pro­vin­cial, conser­va­teur, catho­lique affir­mé et pour­fen­deur de l’Islam qui a été plé­bis­ci­té. Il n’est pas cer­tain que la réa­li­té soit à la hau­teur des attentes.

Le combat continue

Le sys­tème dévoile sa vraie nature, tota­li­taire. Il faut arrê­ter de dire que le peuple a tou­jours rai­son mugit le gros rou­quin soixante-hui­tard, à ce jour plu­tôt gri­son­nant. Plus péda­gogue Mar­tin Schulz, Pré­sident du Par­le­ment euro­péen, rap­pelle : Les Anglais ont vio­lé les règles. Ce n’est pas la phi­lo­so­phie de l’Union Euro­péenne que la popu­lace décide de son des­tin.

La ren­trée lit­té­raire de l’automne a été domi­née par des intel­lec­tuels qui remettent en cause la doxa droit de l’hommiste et mul­ti­cul­tu­ra­liste (P. de Vil­liers, P. Buis­son, E. Zem­mour, etc.) Les médias res­tent très mas­si­ve­ment domi­nés par des idéo­logues cos­mo­po­lites mais une pen­sée enra­ci­née et res­pec­tueuse de la réa­li­té émerge et par­vient à se faire, un peu, entendre. Mal­heu­reu­se­ment force est de consta­ter que ce cou­rant de pen­sée, qu’il est d’usage de qua­li­fier de « droite hors les murs », n’a pas, à ce jour trou­vé d’expression poli­tique, le Front natio­nal ne sou­hai­tant plus mettre en avant les enjeux de civi­li­sa­tion qui firent long­temps son ori­gi­na­li­té et expli­quaient l’ostracisme dont il était l’objet.

Tout au long de l’année 2016 les atten­tats ter­ro­ristes, qu’il est peu cor­rect de qua­li­fier d’islamistes, se sont mul­ti­pliés. A Paris, Nice, Bruxelles, Ber­lin, etc. A Rouen un prêtre a été égor­gé alors qu’il offrait le saint sacri­fice de la messe. D’autres atten­tats sui­vront. C’est une cer­ti­tude. Les pays occi­den­taux mènent, contre le ter­ro­risme isla­miste, un com­bat de boxe les yeux ban­dés et un poing atta­ché dans le dos. Qua­si­ment aucune mos­quée sala­fiste n’a été fer­mée, les immi­grés clan­des­tins ne sont presque jamais recon­duits à la fron­tière, Fran­çois Hol­lande passe plus de temps avec les jour­na­listes qu’avec ses géné­raux, aucune aide sociale n’a été sup­pri­mée aux ter­ro­ristes iden­ti­fiés ni à leurs familles, les zones de non droit, dont la célèbre ZAD de Notre-Dame des Landes, se mul­ti­plient dans la plus totale impu­ni­té, etc. Notre ave­nir semble être celui de la par­ti­tion de notre ter­ri­toire natio­nal, pas néces­sai­re­ment dans la joie et la bonne humeur.

Le 8 mars 1918 Georges Clé­men­ceau, décla­rait à l’Assemblée Natio­nale pour expli­quer sa poli­tique : Je fais la guerre. Je fais tou­jours la guerre. Et il la mena de manière impi­toyable, jusqu’à la vic­toire. Le père Bruck­ber­ger (o.p.) rap­porte dans ses mémoires, Tu fini­ras sur l’échafaud, que son père, sujet autri­chien habi­tant en France avait pas­sé les quatre années de la guerre en camp d’internement, son épouse se retrou­vant seule avec à charge cinq enfants et aucune allo­ca­tion d’aucune sorte. Clé­men­ceau fai­sait la guerre !

Il n’y a jamais de fata­li­té, il n’y a que des renon­ce­ments.

La sainte Église de Dieu vit une période de grande confu­sion. L’exhortation apos­to­lique post syno­dale Amo­ris Lae­ti­tia qui auto­rise, sous cer­taines condi­tions, l’accès des divor­cés rema­riés à la sainte com­mu­nion a sus­ci­té les réac­tions de plu­sieurs car­di­naux fai­sant part de leurs inter­ro­ga­tions –dubia- au suc­ces­seur de Pierre. Un fait est désor­mais acquis et incon­tes­table : le pape Fran­çois a divi­sé l’Église. La pré­dic­tion de La Salette se réa­lise sous nos yeux : Il y aura car­di­nal contre car­di­nal, évêque contre évêque.

Nos raisons d’espérer

La_Compagnie_des_ombres.jpgCe qui est nou­veau, et encou­ra­geant, c’est que face à l’auto démo­li­tion de l’Église des car­di­naux se sont levés. Le temps de l’enfouissement est révo­lu du moins pour cer­tains laïcs et clercs. La Manif Pour Tous conti­nue de ras­sem­bler dans la rue des foules immenses de Fran­çais, au moins socio­lo­gi­que­ment catho­liques. Signe inquié­tant pour les intel­lec­tuels de gauche, l’épiscopat se rue à leur secours dans un texte, por­té aux nues par Le Monde et Libé­ra­tion, d’une ter­ri­fiante médio­cri­té humaine, intel­lec­tuelle et spi­ri­tuelle : Dans un monde qui change retrou­ver le sens du poli­tique. Croît chaque jour le nombre de ceux qu’interroge le constat de Michel De Jae­ghere (p 350) dans son pas­sion­nant ouvrage La com­pa­gnie des ombres : « Nous sommes chez nous ! » scandent par­fois des Fran­çais déses­pé­rés, dépos­sé­dés de leurs quar­tiers, de leur sécu­ri­té, de leurs cou­tumes. Mais pour être « chez nous » et pré­tendre en demeu­rer maîtres encore fau­drait-il être « nous ». For­mer plus qu’un syn­di­cat de loca­taires. Être liés par une com­mu­nau­té de foi, d’espérance ou de culture, par ce « sou­ve­nir de grandes choses faites ensemble », sans quoi ne peut appa­raître la volon­té d’en accom­plir de nou­velles. Là est le véri­table enjeu des polé­miques sur l’installation de crèches dans des lieux publics.

La mon­tée en puis­sance de l’Islam radi­cal rap­pelle l’erreur maté­ria­liste faite sur la nature humaine et consis­tant à croire que : les biens maté­riels auraient rai­son de cette aspi­ra­tion qui pour le meilleur ou le pire, n’a ces­sé de pous­ser l’homme à se don­ner à plus grand que lui (op. cit. p 355).

Une inter­na­tio­nale civi­li­sa­tion­nelle com­mence à prendre forme. Elle est d’abord mue par la pie­tas, qui est la recon­nais­sance que cha­cun d’entre nous est un « débi­teur insol­vable » à l’égard de ses Anciens. Elle est le seul remède contre l’anarchie consu­mé­riste et le chaos social. C’est cette quête iden­ti­taire du peuple fran­çais, à la recherche de ses racines, qu’il nous revient d’accompagner dans les années qui viennent. Nous le ferons car l’année 2016 nous a démon­tré que l’espoir est la seule chose plus forte que la peur et la rési­gna­tion. De plus dans la lumière de Fati­ma nous avons l’espérance qu’à la fin le Cœur Imma­cu­lé de Marie triom­phe­ra et que nous ne sau­rions ima­gi­ner que le triomphe de Notre-Dame se fasse sans la nation que le pape Urbain II au XIe siècle qua­li­fia ain­si : Regnum Gal­liae, Regnum Mariae. Le Royaume de France qui est le Royaume de Marie.

Jean-Pierre Mau­gendre

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2 réponses

  1. manolo dit :

    2016 : Echecs au Nou­vel Ordre Mon­dial ! 2017 : Espoirs et espérance.
    M. Mau­gendre, vous écrivez « la prédiction de La Salette se réalise sous nos yeux : Il y aura car­di­nal contre car­di­nal, évêque contre évêque. »

    C’est très juste et ceci depuis le concile de Vati­can II et le com­bat mené notam­ment par Mgr Lefebvre.

    Mais il aurait été juste de compléter votre cita­tion par ces mots très forts de Notre Dame à la Salette qui se réalisent également sous nos yeux : « Rome per­dra la Foi et devien­dra le siège de l’antéchrist […]L’Eglise sera éclipsée […]

    Salu­ta­tions distinguées

  2. Rébécca dit :

    2016 : Echecs au Nou­vel Ordre Mon­dial ! 2017 : Espoirs et espérance.
    Non, le Pape François ne divise pas l’Eglise !

    C’est la Parole de Dieu Lui-Même qui est tran­chante. … :
    « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus cou­pante qu’une épée à deux tran­chants ; elle va jusqu’au point de par­tage de l’âme et de l’esprit, des join­tures et des moelles ; elle juge des inten­tions et des pensées du cÅ“ur. » Heb.

    Le Pape recentre l’Eglise sur le Christ ( le Che­min, la Vérité, la Vie) …sur La Parole !
    Mer­ci à lui .