18e Marche pour la Vie

1 réponse

  1. B. Roux dit :

    18e Marche pour la Vie
    Bon­jour,

    Je ne défilerai pas contre la loi sur l’avortement. Car agir contre la loi est par essence contre pro­duc­tif alors qu’une action d’ampleur en faveur des femmes exposées à l’avortement est capable d’être enten­due favo­ra­ble­ment.
    Je m’explique.
    Est-ce l’abolition de la loi que nous sou­hai­tons, c’est-à-dire en sous enten­dant un retour à l’avant 1975 ?
    Aucun citoyen ne peut adhérer à ce pro­jet en l’état aujourd’hui.
    En effet, un tel mes­sage n’est pas à mon avis audible par nos conci­toyens ni crédible pour nos élus. Pire, il accen­tue le sen­ti­ment de culpa­bi­lité chez celles qui sont confrontées à la ter­rible épreuve de la perte d’un enfant par avor­te­ment.

    L’urgence aujourd’hui est très clai­re­ment à la fois d’éviter le recours à cette pra­tique mortifère et d’aider les femmes qui ayant eu recours à cette pra­tique sont dans un état de grande souf­france. Il s’agit donc de répondre à cette double attente des per­sonnes exposées à l’avortement. Alors, nous aurons vidé de son conte­nu cette mau­vaise loi.
    Si l’avortement n’est pas encore aujourd’hui un fait acquis ou plutôt s’il est admis qu’il puisse trou­bler des consciences, c’est en par­ti­cu­lier grâce à celles qui cou­ra­geu­se­ment ont accepté de témoigner publi­que­ment de leur détresse à la suite d’un avor­te­ment.
    Au lieu d’un mou­ve­ment contre la loi sur l’avortement dont le seul titre suf­fit à fer­mer les oreilles de nos conci­toyens (cer­tai­ne­ment à tort mais c’est ain­si), je crois fer­me­ment que l’action en faveur des femmes éprouvées par l’avortement est une action posi­tive, construc­tive, nécessaire et fina­le­ment seule capable de mobi­li­ser l’opinion pour la même fina­lité.

    Par ma modeste expérience tant de l’écoute des femmes que de l’interpellation des élus, je sais qu’une telle démarche don­ne­rait de l’espoir à ces femmes et inter­ro­ge­rait nos res­pon­sables autant que nos conci­toyens.
    Tel est, je crois, notre but com­mun.

    Cor­dia­le­ment